Les touristes se mettent dans la peau d’un paysan vietnamien à Hoi An

Aimeriez-vous le temps d’une journée vous mettre dans la peau d’un paysan vietnamien, porter le chapeau conique traditionnel et cultiver les légumes dans la rizière ? C’est possible dans la village de Tra Que, en banlieue de Hoi An !
Aimeriez-vous le tempsd’une journée vous mettre dans la peau d’un paysan vietnamien, porterle chapeau conique traditionnel et cultiver les légumes dans la rizière ?C’est possible dans la village de Tra Que, en banlieue de Hoi An !

En partant de Hoi An, vous pouvez vous rendre à Tra Que en vélo car cevillage maraîcher ne se trouve qu’à 3 km de l’ancienne cité. Depuis unebonne dizaine d’années, les villageois accueillent des touristesétrangers qui viennent y découvrir les travaux champêtres.

« Oh, c’est pénible comme travail mais c’est une superbe expérience !S’exclame Beth qui vient de terminer sa journée de travail dans un champde légumes. Je suis très heureuse de l’avoir vécue. C’est toujours trèsintéressant de vivre de nouvelles expériences. C’est la première foisque je viens au Vietnam et à Hoi An. Votre pays est magnifique ».

Aujourd’hui, le village maraîcher de Tra Que est devenu un lieu dechoix pour les « Ong Tay », et les « Ba Tay ». Ces deux termes sontutilisés par les locaux pour désigner les étrangers.

«La plupart des touristes préfèrent ce circuit car c’est une nouvelleexpérience pour eux, indique Vuong Hoang, directeur de l’Agence devoyage Cu Lao Cham. On paie 40 ou 50 dollars juste pour cultiver leslégumes dans les champs et découvrir la vie rurale des vrais paysansvietnamiens. Tra Que est leur village préféré car ici, les cultivateursn’utilisent pas d’engrais chimiques mais des algues d'eau douce ».

Le village compte une centaine de familles qui cultivent les légumes etles herbes aromatiques essentiellement. La famille de Do Thi Thanhcultive de la menthe vietnamienne depuis 20 ans. Elle accueille aussiles touristes étrangers.

« C’est moi qui leur apprend àtravailler la terre et à arroser les légumes... Travailler la terre estun travail très pénible et ça prend aussi beaucoup de temps.Normalement, il faut compter une heure pour un carré de légumes. Toussont très enthousiastes et très contents », nous dit-elle.

Ici, n’importe quel villageois peut vous servir de guide touristique.Tous sont hospitaliers et vous accueillent à bras ouverts et avec lesourire. Les cultivateurs, eux, sont dans leur champ et toujours à votredisposition. Ho Xuan Thanh, un cultivateur, explique aux touristespourquoi les herbes aromatiques de son village sont si réputées : « Lesherbes aromatiques cultivées ici ont un parfum particulier que l’on netrouve nulle part ailleurs. Les plantes sont petites mais regorgentd’huiles essentielles. Notre village possède sûrement des conditionsclimatiques et géologiques spéciales. De plus, ici, on n’utilise pasd’engrais mais des algues d’eau douce. Les mêmes variétés cultivéesailleurs n'ont pas le même parfum ».

Pour attirerdavantage de touristes, les autorités de l’ancienne cité de Hoi Ans’efforcent, depuis 2004, de faire labelliser les légumes de Tra Que etd’inscrire ce village vieux de 400 ans en tant que circuit auprès desagences de voyage. Ça fait plus de dix ans que les habitants locauxprofitent de ce type du tourisme communautaire et continuent d’enprofiter... -VOV/VNA

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