Les prothèses de l’espoir

Plus de 2.000 amputés des jambes de la province de Quang Tri au Centre se sont rétablis grâce au programme humanitaire RENEW, le "porteur de bonheur" pour les victimes de bombes et mines.
Les prothèses de l’espoir ảnh 1 Dang Quang Toàn (1er à droite), gestionnaire du RENEW, lors d’une visite à Quang Tri. Photo : TN/CVN

Hanoï (VNA) - Plus de 2.000 amputés des jambes de la province de Quang Tri au Centre se sont rétablis grâce au programme humanitaire RENEW, le "porteur de bonheur" pour les victimes de bombes et mines.

"De nouveau, je peux mar-cher, avec mes deux jambes !". Le cri de joie de Hô Van Dào, 15 ans, en dit long sur les mérites du programme de réhabilitation fonctionnelle RENEW déployé à Quang Tri.  

Créé en 2008, ce programme a aidé plus de 2.000 amputés des jambes de Quang Tri à se rétablir. Intensément bombardée durant la guerre (avant 1975), cette province recense 37.000 invalides, dont des milliers d’amputés des jambes, victimes de mines et  bombes non explosées.

"Les personnes amputées habitent un peu partout à Quang Tri, notamment dans les régions mon-tagneuses reculées, terre natale des ethnies minoritaires. Notre tâche n’est pas facile du tout : il faut aller chez eux, les persuader de suivre un traitement, avant de leur accorder une aide sous forme de prothèse ou de fauteuil roulant", informe Dang Quang Toàn, 39 ans, gestionnaire du RENEW. 

Des émotions fortes

Selon Toàn, des missions de travail sont réalisées régulièrement dans les montagnes. À bord d’un bus, l’équipe  comprend souvent quatre membres dont un responsable du programme et deux techniciens venus de l’Hôpital d’orthopédie et de réhabilitation fonctionnelle de Dà Nang (Centre). 

"Ces missions nous procurent des émotions fortes, confie Toàn. Les handicapés souffrent de façon permanente. Les uns ont des jambes difformes, d’autres se traînent piteusement… Et chaque cas demande un traitement person-nalisé".

Les amputations sont très différentes les unes des autres. C’est pourquoi chacune nécessite une  prothèse faite sur mesure. Et il faut la rajuster jusqu’à ce qu’elle convienne bien à celui qui la porte. "C’est pourquoi nous devons retourner chez eux plusieurs fois", explique Toàn.

Il raconte le cas de Hô Van Dao, un garçon d’ethnie Pa Kô  amputé d’une jambe à cause d’une bombe. Dao a dû subir des opérations chirurgicales durant quatre mois d’affilée, avant enfin de se voir offrir une prothèse. Le coût total, financé par RENEW, s’élève à 60 millions de dôngs, une somme colossale pour une famille paysanne.

Le plus impressionnant est le cas d’un quinquagénaire d’ethnie Vân Kiêu. Il avait fabriqué lui-même une prothèse à partir d’un tube d’aluminium avec un pied artificiel en bambou, mais ressentait toujours une douleur vive en marchant. "La prothèse offerte par le RENEW est parfaite. Je peux désormais marcher sans douleur", explique-t-il avec le sourire. Sa  prothèse "faite maison" qu’il a offerte à l’équipe de RENEW est actuellement exposée au Centre de prévention des accidents dus aux bombes et mines de la province.

Une prothèse, ça change la vie !

"Dans l’ensemble, les victimes font preuve d’énergie et de courage. Ils font des efforts inlassables pour pouvoir dépasser leur handicap et s’affirmer dans la société. Nous espérons que l’aide efficace du RENEW leur permettra de se tenir fermement  sur leurs jambes et d’être heureux dans la vie", confie le responsable du RENEW.

Ces dernières années, le RENEW s’est occupé aussi de l’amélioration de la vie des victimes de guerre. Concrètement, il leur accorde des aides financières pour la construction de maisons, le développement de la production ou de l’élevage bovin. Il ouvre aussi des cours d’apprentissage à des métiers artisanaux. Certains jeunes amputés, grâce à l’aide du RENEW, ont même été admis dans des écoles professionnelles en ville.

"Notre mission sacrée est loin d’être finie. Il y a encore  beaucoup d’autres victimes de la guerre qui nous attendent", conclut Toàn avec un brin de fierté dans le regard.

Un programme caritatif

Le programme RENEW a débuté ses activités en mars 2008 dans les provinces de Quang Tri et Quang Binh (Centre) grâce à un budget fourni par les ministères des Affaires étrangères (MAE) de la Norvège et des États-Unis. Pour les deux périodes suivantes, les bailleurs de fonds furent d’abord le MAE norvégien (2009-2012) puis le MAE américain (2013-2014).

L’Association des amis du RENEW a pris la relève au cours de la période 2015-2016, avant de coopérer avec l’Agence d’aide internationale d’Irlande pour cofinancer les activités jusqu’ici.

Fonctionnant sans relâche depuis sa création, le RENEW a aidé nombre d’amputés des jambes à retrouver l’espoir. Plus de 2.000 victimes ont pu bénéficier de ce programme caritatif.-CVN/VNA

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