Hanoï, 2 avril (VNA) - La Banque mondiale (BM) a annoncé dans un rapport publié lundi 1er avril que les Philippines étaient sur le point d’enregistrer une croissance de 6,4% en 2019, de 6,5% en 2020 et 2021, et ce malgré les incertitudes locales et mondiales.

Dans un rapport publié en janvier, la BM a prévu que l’économie philippine progresserait de 6,5% en 2019 et de 6,6% en 2020, en raison de plusieurs facteurs, notamment le retard dans l'approbation du budget 2019 et le ralentissement du commerce mondial.

"Les perspectives de croissance du pays restent positives", a déclaré Mara Warwick, directrice de la BM pour le Brunei, la Malaisie, les Philippines et la Thaïlande.

"L'augmentation de la consommation privée due à la baisse de l'inflation, à la croissance soutenue des envois de fonds et aux dépenses électorales alimentera la croissance cette année", a-t-elle précisée.

"La croissance de l'investissement public sera modérée au premier semestre de 2019 mais devrait se redresser au second", a ajouté Mme Warwick.

Selon le rapport de la BM, la croissance annuelle de la consommation privée est passée de 5,9% en 2017 à 5,6% en 2018 en raison d'une inflation élevée.

Toutefois, celle-ci devrait rebondir à 5,9% en 2019 et à 6,0% en 2020 en raison de la baisse de l'inflation et de la création continue d'emplois dans l'économie.

Selon la BM, les envois de fonds devraient rester stables à mesure que de nouveaux emplois pour les Philippins sont disponibles dans des pays tels que le Japon, l'Allemagne et la Pologne, soutenant ainsi la consommation.

Le rapport a toutefois signalé plusieurs risques pouvant affecter les perspectives de croissance globales des Philippines, notamment le retard dans l'approbation du budget 2019 et une sécheresse imminente.

Le rapport a également mis en évidence les risques liés aux facteurs externes, dont le renchérissement du dollar américain et la hausse des taux d’intérêt américains.

À long terme, le rapport souligne la nécessité pour le pays de concentrer ses efforts sur la mobilisation d'investissements dans le capital humain, notamment la santé, la nutrition, l'éducation et les compétences, afin d'accélérer la croissance inclusive ou une croissance profitant aux plus pauvres et aux plus vulnérables. -VNA