Hanoi (VNA) - Les jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang approchent à grand pas, et d’ores et déjà une question se pose dans les rédactions : qui, pour couvrir cet évènement ? Au Vietnam, une quinzaine de jeunes journalistes francophones d’Asie-Pacifique viennent de suivre un atelier de formation. Les meilleurs d’entre eux auront peut-être la chance de partir en République de Corée...

Les jeunes journalistes francophones d’Asie-Pacifique participant à l’atelier de formation. Photo: VOV

Pendant une semaine, une quinzaine de jeunes reporters venant de différents horizons - Laos, Cambodge, Nouvelle-calédonie, Vietnam… - se sont retrouvés pour suivre cette formation, parrainée par le Bureau régional de l’Asie-Pacifique (BRAP) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Sous la guidance d’Alain Mercier, rédacteur en chef du site «Francsjeux», qui est spécialisé dans le sport, ils ont appris ou réappris en quoi consistent les jeux dans leur version hivernale.    

«J'ai essayé de partager l'expérience que j'ai, moi personnellement, des jeux. J'en ai fait plusieurs. Les stagiaires sont les gens qui n'ont jamais fait de Jeux Olympiques. Certains d'entre eux vont peut-être y participer. Donc, j'ai essayé de leur expliquer comment on travaille aux J.O, quelles sont les règles à connaître, quels sont les pièges à éviter pour être capable d'être performant parce que les conditions sont très différentes des autres événements sportifs. C'est le plus grand événement sportif au monde, donc pour un journaliste, ce n'est pas toujours facile. Donc j'essaie de leur apporter cet éclairage-là et puis de leur montrer qu'on peut travailler sur le sport comme on travaille sur tous les autres domaines, que traiter le sport, c'est pareil que de traiter l'économie, la société, la culture», nous explique Alain Mercier. 

L'atelier a d'abord commencé avec une présentation sur les J.O en général puis sur ceux d'hiver en particulier, et notamment sur la prochaine édition qui se tiendra à Pyeongchang en février 2018. Les jeux d'hiver nécessitent des conditions très spéciales car la plupart des sports sont pratiquée sur la neige et la glace. Pour ceux qui viennent de la région Asie-Pacifique, il n’y a pas plus exotique !... En plus de cela, les conditions météorologiques sont très dures, avec des températures moyenne oscillant entre -10 et -15o C. Mais il en faudrait plus pour décourager nos reporters. Thibault Bourru, journaliste français travaillant en ce moment pour le Petit Journal au Cambodge, est chauffé à blanc…

«Déjà, sur l'organisation internationale de la Francophonie, j'ai appris des choses sur la place du français aux J.O», nous dit-il. «Je sais que les jeux ont été créés par un francophone, mais je ne savais pas que ça devait prendre une telle ampleur et une belle importance lors des J.O qui sont la plus grosse compétition sportive au monde. Et du coup, ça devient super intéressant car on se rend compte que ma langue natale est l'une des plus parlées au niveau des sports et de l'Olympisme. Et sur la façon de se comporter aussi en tant que journaliste sportif, aux J.O, c'est des codes, des règles et des astuces qui sont parfois vitales. Le fait d'être très strict sur les accréditations, par exemple, on n'a pas droit de faire ce qu'on veut... Tout est organisé, tout est « carré ». J'ai appris beaucoup sur la façon de rédiger un article de sport: le titrage, la forme, les citations... tout ça. Donc c'est très bien»               

Nadine Goapana, une journaliste venue de Nouvelle-Calédonie Photo: Nadine Goapana

Plus qu’une simple formation journalistique, cet atelier aura été l’occasion, pour nos jeunes reporters francophones travaillant en Asie-Pacifique, de se rencontrer et d’échanger, ce qu’a beaucoup apprécié Nadine Goapana, une journaliste venue de Nouvelle-Calédonie.

«Cette formation est une très belle opportunité pour une jeune journaliste comme moi qui vient d’une île du Pacifique, de pouvoir partager avec des collègues vietnamiens, de se rendre compte qu'on a des similitudes au niveau de nos pratiques professionnelles et de pouvoir parler en français, aussi, car c'est cela qui nous relie», nous confie-t-elle.  

Les participants lors de leur visite des plateaux télévisés de l’opérateur K+. Photo: VOV

Dans le cadre de cette formation, les participants ont pu visiter la rédaction du Courrier du Vietnam, le seul journal en français du pays, relevant de l’Agence Vietnamienne d’Information, et l’opérateur K+, filiale de la fameuse chaîne de télévision française Canal Plus.  

Les plus chanceux iront donc à Pyeongchang... -VOV/VNA