Les hommes dans l’eau noire

Un groupe d’égoutiers était en train de boire de l’eau à la hâte. Les pieds nus, les visages pleins de sueur et les regards optimistes ouverts sur la vie. Cela m’a beaucoup touchée.
Les hommes dans l’eau noire ảnh 1Une journée de travail typique des égoutiers.

Hanoï (VNA) - En me promenant dans la rue, je suis tombée par hasard sur un spectacle à la fois très étrange et familier. Un groupe d’égoutiers était en train de boire de l’eau à la hâte. Les pieds nus, les visages pleins de sueur et les regards optimistes ouverts sur la vie. Cela m’a beaucoup touchée.

J’ai arrêté de me plaindre au travail depuis que j’ai rencontré ces égoutiers. Je me suis demandée plusieurs fois : "À quoi ressemble l’assurance sociale réservée à ces travailleurs ? L’odeur est désagréable, mais quelle est leur motivation pour qu’ils s’habituent à tout ? Comment peuvent-ils faire un tel travail ?"

Je me suis rapprochée d’eux pour satisfaire ma curiosité. Un autre monde apparaissait devant mes yeux. Contrairement au luxe de la ville, dans un petit coin de la rue, sous une plaque d’égout, j’ai trouvé des hommes qui travaillaient très dur. Ils plongeaient dans un environnement terrible pour collecter et déblayer les ordures. Je comprends alors que la valeur de la vie, c’est quand nous savons vivre pour les autres.

Un métier pénible

Le métier de "plongeur d’égouts" est peu connu du grand public. Et peu de personnes peuvent imaginer toutes les choses qui se passent là-dessous. C’était l’horreur. Une fois, au moment de sortir des égouts, j’ai vu une espèce de masse au niveau des bras des travailleurs. C’était une guirlande de rats et de blattes. Ils rongeaient leurs combinaisons. Ces hommes se déplacent dans un tas d’immondices. Si vous n’avez pas l’esprit solide et n’êtes pas en bonne santé, vous ne durerez pas longtemps dans ce travail.

Nguyên Chi H. raconte : "Je fais ce métier depuis 20 ans. C’est une des professions les plus pénibles. Le fait de se couper, se brûler, se blesser en travaillant est très courant. Parfois, nous baignons même dans des excréments humains". "Quand une partie des canalisations est bouchée, ils font appel à nous pour tout nettoyer. Des clous, sacs plastiques, morceaux de verre, ou seringues circulent partout dans les eaux usées", confie Nguyên Hoàng Tr.

"Nous nous apercevons nettement du niveau de danger. Avec seulement une goutte d’eau, il y a presque à coup sûr une source d’infection". Il essuie la sueur de son visage en souriant légèrement. "Mais, maintenant, c’est devenu une habitude. J’ai suffisamment d’expérience pour exécuter ces missions et gagner ma vie. Ma compagne s’habitue aussi à cette odeur. Chaque fois que je rentre à la maison, s’il n’y a pas cette odeur typique, elle se tourmente et me questionne … !", plaisante-t-il.

Après quelques minutes de repos, ils reprennent le travail. Je les regarde faire et je dois dire que je les admire énormément. Malgré les conditions de travail très difficiles, parfois au péril de leur vie, ils ne quittent pas leurs emplois. Ils sont fiers de l’utilité de leur métier. Ils ne veulent pas que ce travail disparaisse car il est très important.

Pour la santé publique

J’ai été plusieurs fois très troublée à propos de la sécurité de leur travail. Ils doivent souvent souffrir sous l’influence de produits toxiques et d’odeurs putrides. Mais pourtant, ils continuent de travailler pour la santé publique, pour le "poumon vert" de la ville. Il est cependant dommage qu’ils ne reçoivent pas la sympathie de beaucoup de personnes. "Parfois, c’est avec une profonde tristesse que de nombreuses personnes, en se bouchant le nez, nous croisent rapidement. Même parfois, elles nous disent quelques mauvaises paroles. Mais, elles ne s’aperçoivent pas que si nous faisons ce travail pénible, c’est pour elles, à cause d’elles et à cause du manque de sensibilisation dans les activités quotidiennes…", fait savoir Nguyên Hoàng Tr.

Réfléchissant à ses paroles, je comprends mieux l’importance de la gestion des déchets chez les citoyens. Il ne faut pas les jeter devant les bouches d’égout pour éviter l’obstruction notamment lors de la saison des pluies.  Les petites actions peuvent avoir de grandes conséquences. Nous nous serrons les coudes pour protéger l’environnement, notre santé et celle de notre entourage. Ne laissons pas les travailleurs pauvres mourir à cause de notre manque de conscience !

À la nuit tombée, j’ai dû dire "au revoir" à ces égoutiers et regagner ma maison, l’âme emplie d’émotions. Maintenant encore, leurs images et leurs sourires sont toujours dans un coin de ma tête. Pour quelques individus, il est possible que ce soit un sale boulot et que ces "plongeurs d’égouts" soient en bas de la société. Toutefois, moi, je les appelle par un nom admiratif - les nobles ou les héros de la ville. Du fond de mon cœur, je les respecte beaucoup. J’espère qu’une fois leur journée de travail finie, une fois leurs uniformes retirés et leur tête libérée, leur sourire illuminera leur visage et tous leurs ennuis disparaîtront. -CVN/ VNA

Voir plus

La vice-Première ministre Pham Thi Thanh Trà présente un souvenir au PDG du groupe japonais Erex, Honna Hitoshi. Photo : VGP

La vice-PM Pham Thi Thanh Trà reçoit le PDG du groupe japonais Erex

Selon la vice-Première ministre Pham Thi Thanh Trà, des programmes de coopération internationale concrets, tels que celui mené avec le groupe Erex, ont contribué à améliorer la qualité de la main-d’œuvre et à répondre aux exigences de développement dans la nouvelle ère.

Manuel de lutte contre les fausses informations en ligne. Photo: VNA

📝Édito : Ne laissez pas les fausses nouvelles manipuler la confiance et la stabilité sociale

Ces derniers temps, de nombreuses rumeurs infondées concernant la santé ou la vie privée des dirigeants et anciens dirigeants du Parti et de l'État, ainsi que des spéculations sur l’organisation du système politique ou la modification de politiques, ont été délibérément propagées. Ces actes ne sont pas de simples erreurs d'appréciation, mais constituent une véritable attaque contre la confiance sociale.

Un cours de mathématiques dispensé en langue étrangère au lycée Hong Quang, quartier Le Thanh Nghi. Photo : VNA.

Hai Phong modernise son modèle éducatif

À Hai Phong, la mise en œuvre de la Résolution n°71-NQ/TW impulse une transformation en profondeur du système éducatif, axée sur l’apprentissage des langues, le numérique et l’ouverture internationale, afin de former une génération d’élèves capables de s’affirmer comme de véritables citoyens du monde.

Grâce à l'accès à des prêts à taux préférentiels, Mua Thi La, une femme de l'ethnie Hong originaire du village de Ban My A, a ouvert un atelier de confection de costumes traditionnels, créant ainsi des emplois et des revenus stables et contribuant à l'élimination progressive et durable de la pauvreté. Photo : VNA

Le décaissement des fonds pour les programmes cibles nationaux s’accélère

2026 est une année charnière pour la réalisation des objectifs de développement socio-économique de la nouvelle période, les programmes nationaux ciblés continuent de jouer un rôle essentiel pour garantir la sécurité sociale et réduire les disparités régionales. Au-delà de l’accélération des décaissements, il est primordial de veiller à ce que les fonds parviennent aux bénéficiaires prioritaires et produisent des résultats concrets.

L’atelier de broderie Len Art de l’artiste Nguyen Thi Hong Van (au centre de la photo) aide les personnes handicapées à s’intégrer en toute confiance dans la communauté.

Quand l’art se met au service de l’inclusion et de l’accompagnement

​Au cœur du vieux quartier de Hanoï se trouve un petit espace nommé « Len Art ». Depuis dix ans, l’artiste-artisane Nguyên Thi Hông Vân y guide discrètement des enfants autistes, sourds ou souffrant de retards de développement. Avec patience, ils brodent chaque fil de laine, ravivant ainsi leur foi en la vie.

Source: Département de la sécurité publique de la province de Gia Lai

Deux personnes recherchées pour entraves à la mise en œuvre des politiques de solidarité

Les fugitifs, Di (également connu sous le nom de Siu Di), né en 1941, et Dinh Yum (également connu sous les noms de Dinh Jum ou Ba Koih), né en 1963, issu de l’ethnie minoritaire Ba Na de la province de Gia Lai et sont de nationalité vietnamienne. Ils sont inculpés en vertu de l’article 116, paragraphe 1, du Code pénal pour entraves à la mise en œuvre des politiques de solidarité.

Cérémonie de lancement de la collecte de fonds "Pour la mer et les îles du Vietnam". Photo: hanoimoi

Hanoï lance la collecte de fonds "Pour la mer et les îles du Vietnam"

Le Comité municipal du Front de la Patrie du Vietnam de Hanoï appelle les institutions, les organisations, les entreprises, les organisations religieuses, les forces armées ainsi que les citoyens de la capitale et la diaspora à l’étranger à poursuivre cet élan de soutien pour le fonds "Pour la mer et les îles du Vietnam". 

Le Premier ministre Lê Minh Hung s'exprime lors de la séance de travail, à Hanoi, le 14 avril. Photo: VNA

Le PM exige de mettre en service les deuxièmes campus des hôpitaux Bach Mai et Viêt Duc

Le Premier ministre Lê Minh Hung a demandé aux ministères de la Santé, de la Construction, de la Défense et de la Sécurité publique de diriger les organismes concernés à mobiliser un maximum de ressources et à résoudre rapidement les problèmes et obstacles en suspens à ces deux projets en vue de leur mise en service dans le courant du deuxième trimestre.

Des élèves du Centre d'incubation des talents (HITA) lors de la cérémonie de lancement. Photo : VNA

Un centre d’incubation de talents pour la jeunesse vietnamienne en République tchèque

Les organisateurs ont décrit le lancement comme un point de départ et une étape importante dans un parcours visant à ''cultiver la vertu et éclairer les esprits'', avec pour objectif de former une génération de jeunes Vietnamiens épanouis en République tchèque et en Europe, solidement ancrés dans le savoir et riches de leur identité culturelle.