Hanoï (VNA) - Dans le contexte où les conflits environnementaux entre habitants et entreprises augmentent de plus en plus, il est nécessaire, pour le gouvernement, d’offrir aux habitants la possibilité d’affirmer leurs avis sur des questions qui les concernent directement.

Colloque sur les conflits environnementaux, le 25 janvier à Hanoï.

Le 25 janvier à Hanoï s’est tenu le colloque "Conflits environnementaux, agitations sociales et justice environnementale : situations concrètes, analyse et suggestion de politiques pour le Vietnam" à l’initiative du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Vietnam et de l'Université d'économie nationale (NEU).

L’objectif était d’exposer et de discuter de nouvelles études sur les causes et les conséquences des conflits environnementaux, ainsi que de donner des orientations pour les éviter.

La directrice nationale du PNUD au Vietnam, Caitlin Wiesen, a souligné la nécessité de mieux comprendre les conflits environnementaux. D’après elle, le gouvernement doit consulter les habitants avant de réaliser des actions influençant sur leur environnement, leur offrir l’opportunité d’avoir accès en toute transparence aux informations et à la prise de décisions. "Ce sont des éléments importants afin de garantir les droits environnementaux", a-t-elle souligné.

Pour sa part, le professeur Trân Tho Dat, recteur de la NEU, a indiqué : "Il faut encourager la participation des habitants, des organismes compétents, des universités et des instituts dans la recherches de solutions pour résoudre les conflits environnementaux"

Selon l'Indice de performance dans la gouvernance et l'administration publique (PAPI) de 2016, l’environnement est un problème important qui attend l’attention particulière du gouvernement, après la pauvreté. L'enquête PAPI 2016 a montré également que 77% des personnes sondées avaient suggéré que l'État devrait donner la priorité à la protection de l'environnement plutôt qu'à la croissance économique. -CVN/VNA