Les chants populaires Ví et Giặm reconnus patrimoine culturel immatériel de l’humanité

Les chants populaires Ví et Giặm des provinces de Nghe An et Ha Tinh (Centre) ont été reconnus patrimoine culturel immatériel de l’humanité le 27 novembre par l’UNESCO.
Les chantspopulaires Ví et Giặm des provinces de Nghe An et Ha Tinh (Centre) ontété reconnus patrimoine culturel immatériel de l’humanité le 27 novembrepar l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et laculture (UNESCO), lors de la 9e session du Comité intergouvernementalde sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, tenu au siège del’UNESCO, à Paris.

Au nom de l’organe subsidiairerelevant du Comité intergouvernemental, le vice-président dudit comité alu le rapport d’évaluation apprenant que le dossier de candidature deschants populaires Ví et Giặm était très clair et convaincant ; il montreque le Ví et le Giặm sont une forme musicale populaire chantée par unegrande diversité de communautés vietnamiennes des provinces de Nghệ Anet Hà Tĩnh dans la partie nord du Centre du Vietnam. Dans le dossier,les organes compétents du Vietnam ont fourni des informations cohérentessur ces chants qui honorent les vertus et valeurs fondamentales, et quisont transmis de génération en génération.

Selon levice-président, l’organe subsidiaire a pris en estime le contenu ainsique les valeurs morales de ces chants et recommandé d’inscrire le Ví etle Giặm sur la Liste représentative des patrimoines culturelsimmatériels de l’humanité. Après sa lecture, les avis apportés par lesEtats parties ont salué la qualité du travail réalisé pour le dossier duVietnam, lequel a été rapidement adopté. Après le coup de marteau duprésident du Comité intergouvernemental José Manuel Rodriguez Cuadrosofficialisant l’adoptation de la résolution d’inscription, l’assemblées’est levée pour complimenter la délégation vietnamienne.

Dans son discours, la vice-ministre vietnamienne de la Culture, desSports et du Tourisme, Mme Dang Thi Bich Lien, a estimé qu’il s’agissaitd’une décision importante pour le Vietnam. Les chants Ví et Giặm, quise pratiquent dans les villages de Nghe An et Ha Tinh, sont liés à lavie quotidienne de la population. Les gens les entonnent, par exemple,lors des travaux rizicoles, lorsqu'ils rament en barque, fabriquent deschapeaux coniques et bercent des enfants.

"Les chantspopulaires Ví et Giặm occupent une place importante dans la vieculturelle et spirituelle des habitants de Nghệ Tĩnh. Ils reflètent leuridentité culturelle, se transmettent de génération en génération etsont promus dans la vie quotidienne. Les gens des villages de Nghệ Tĩnhaiment chanter des airs de ví et de giặm. Chanter leur permet de rendreleurs conditions de travail moins pénibles, d’atténuer les épreuves deleur existence, d’exprimer les sentiments entre les hommes et les femmeset d’échanger des sentiments d’amour entre garçons et filles nonmariés. Le chant Ví et Giặm est un mode de partage, d’échange et dedialogue. À travers lui, ce sont les problèmes de la communauté quis’expriment et cela permet de renforcer la cohésion sociale", a-t-elleprécisé.

Elle a affirmé que le Vietnam est conscient quedésormais ce chant folklorique est devenu une propriété culturelle del’humanité et que le Vietnam s’engage à mettre en œuvre un plan d’actionpour perdurer la vitalité et mettre à l’honneur les maîtres etchanteurs praticiens, à favoriser la transmission à la jeune génération.

Un point de vue partagé par les dirigeants des deuxprovinces de Nghe An et Ha Tinh. Lors des interviews en marge de lasession, M. Nguyen Thien, vice-président permanent du Comité populairede Ha Tinh et Mme Dinh Thi Le Thanh, vice-présidente du Comité populairede Nghe An, ont exprimé leur émotion et leur fierté face à cettereconnaissance. Ils sont également conscients de la lourde mission devaloriser ce patrimoine de créer des conditions pour qu’ils seperpétuent, ce pour contribuer au développement de l’identité culturellede leur localité ainsi que son développement durable.

Pour sa part, le musicologue Tran Hai Quang, a fait part de sa fierté del’inscription de ces chants populaires après le Hat Xoan (artfolklorique pour honorer les rois fondateurs Hùng, les génies tutélairesdes villages, la nature, la vie et le travail, pratiqué dans laprovince de Phu Tho), le quan ho (le chant alterné de la province de BacNinh) et le don ca tai tu (chant amateur original du Sud du Vietnam).D’après lui, ces chants sont la cristallisation de la créativitémusicale et poétique des habitants de Nghệ Tĩnh. Son inscriptionpermettra de développer la création d’une présentation artistique et demodes d’expression orale qui emploient un dialecte régional, ce quigarantit le respect de la diversité culturelle de l’humanité.

Durant sa 9e session, le Comité intergouvernemental de sauvegarde dupatrimoine culturel immatériel a reconnu 34 patrimoines sur un total de46 candidatures. Outre les chants Ví et Giặm, le Comité a inscrit aussila kopatchkata, danse communautaire du village de Dramtche, le Pianets(Macédoine) ; l’Al-Zajal, poésie déclamée ou chantée (Liban) ; l’askiya,l’art de la plaisanterie (Ouzbékistan) ; le cante alentejano, chantpolyphonique de l’Alentejo (Portugal) ; le nongak, groupes de musique,danse et rituels communautaires (République de Corée) ; l'Ebru, l’art dupapier marbré (Turquie)…

A ce jour 314 éléments ont été inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.- VNA

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