Hanoi (VNA) - Créé en 2016, Concert of Childhood Memory est un orchestre composé de jeunes musiciens de l’Académie nationale de musique du Vietnam. Alors que la musique classique et l’art académique en général ont du mal à attirer le public, ces jeunes rêvaient de pouvoir se produire dans des salles combles. Et ils ont réussi leur pari !

Photo: VnExpress

Deux minutes et seize secondes, c’est le temps qu’a duré l’ovation marquant la fin d’une représentation des musiciens de Concert Childhood Memory. Depuis trois ans qu’ils se produisent du Nord au Sud, l’accueil du public a toujours été aussi chaleureux.
«Regardez, ça me donne la chair de poule. La fin est vraiment étonnante, car elle vient de la bande originale du film Doraemon», dit un spectateur.

«Moi, j’ai été littéralement captivée par l’orchestre et notamment par l’une des musiciennes», confie une autre spectatrice.

Formés au conservatoire, les musiciens de Concert Childhood Memory ont décidé de faire la différence en jouant des musiques de films d’animation. Il s’agit du tout premier orchestre symphonique vietnamien à le faire, affirme son chef Mai Xuân Hai. «Nous souhaitons toucher le cœur du public en l’invitant dans une salle de musique symphonique pour écouter des musiques accessibles. À notre avis, c’est un bon moyen pour rapprocher le jeune public des salles de concert classique», ajoute-il.

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Les 4 et 5 juillet derniers, l’orchestre de Mai Xuân Hai a présenté un programme sur le thème du dépassement des difficultés pour accomplir ses rêves. Un concert autobiographique, pourrait-on dire. En tout cas, pour Macoto Tani, directeur général de la société Yamaha Vietnam, qui a soutenu cet orchestre depuis ses débuts, ces musiciens «ont à la fois le niveau et l’attitude pour atteindre le succès». Selon lui, «Concert Childhood Memory est un beau programme qui contribuera au développement de la musique vietnamienne en donnant à ses interprètes davantage d’occasions de se produire».

Ces dernières années, de nombreux orchestres symphoniques ont joué de la musique pop, de la musique de film et d’autres genres modernes. C’est une tendance mondiale qui gomme peu à peu les frontières entre le classique et le moderne. Les jeunes musiciens, pourvu qu’ils aient un bon niveau et soient suffisamment motivés, peuvent gagner leur vie grâce à la musique. 

Selon le chef d’orchestre Mai Xuân Hai, alors qu’ils étaient encore au conservatoire, ses musiciens ont commencé à donner des cours et à se produire lors d’événements divers. Certains reçoivent même des commandes d’entreprises pour écrire des musiques spécifiques. Avec ces artistes, une nouvelle industrie culturelle vietnamienne est sur le point de naître. – VOV/VNA