Les berges du lac Hoàn Kiêm, un fitness à ciel ouvert

Les berges du lac de l'Épée restitué, un fitness à ciel ouvert

Matin et soir, les alentours du lac Hoàn Kiêm, au coeur de Hanoi, sont assaillis par des hordes de sportifs. Des adeptes de tai chi, de course à pied, de danse à deux ou de musculation se mélangent.

Hanoi (VNA) - Matin et soir, les alentours du lac Hoàn Kiêm sont assaillis par des hordes de sportifs. Des adeptes de tai chi, de course à pied, de danse à deux ou de musculation se mélangent dans un joyeux capharnaüm.

Qu’ils sont courageux les habitants de Hanoi! Le chant du coq n’a pas encore retenti que déjà, ils se pressent aux abords des plans d’eau de la capitale, en particulier sur les rives du lac Hoàn Kiêm. Pour admirer le lever du soleil ? Pas du tout. Pour transpirer. Et il ne s’agit pas là de quelques téméraires. Non, des hordes de sportifs se pressent sur le lac du centre de la capitale, lui donnant des apparences de fitness à ciel ouvert.

Les berges du lac de l'Épée restitué, un fitness à ciel ouvert ảnh 1Le calme matinal du lac offre un environnement idéal aux amateurs de tai chi. Photo: CVN

Majoritaires, il y a d’abord les adeptes de tai chi. Une gymnastique de santé, une voie spirituelle qu’ils pratiquent en solitaire, en petit comité ou carrément en grand groupe. Les premiers s’égrainent tout au long du lac. Assis, ils se tapotent les cuisses, les avant-bras. Debout, ils effectuent des mouvements de balancier énergiques avec leurs jambes, tournent sur eux-mêmes tels de véritables toupies.

Positions acrobatiques

Certains utilisent des objets pour accompagner leurs mouvements. Comme ces deux femmes, d’un certain âge déjà, qui ont en main des élastiques métalliques décorés de tissus jaune et rouge. Très élégant.

La plupart des groupes exécutent leurs mouvements au rythme d’une musique émise par des haut-parleurs, souvent de médiocre qualité. Ça grésille. «Môt, hai, ba, môt, hai, ba…», répète inlassablement une femme. Ses consœurs, disciplinées, l’imitent. Leurs mouvements sont lents, amples, précis. Elles se tournent face au lac, lèvent les bras au ciel, bougent la tête, les poignets, les chevilles, toujours dans le calme. Le spectacle emplit les alentours d’un sentiment de sérénité, une césure dans le tumulte de la capitale.

Les berges du lac de l'Épée restitué, un fitness à ciel ouvert ảnh 2Sur l’esplanade Ly Thai Tô, bondée, l’ambiance est dynamique. De grands groupes enchaînent des pas rapides sur des mélodies aux accents techno et latino. Photo: CVN

Sur l’esplanade bondée qui s’étend devant la statue de Ly Thai Tô, l’ambiance est beaucoup plus dynamique et la moyenne d’âge moins élevée. D’imposantes colonnes hurlent une musique aux accents techno. Un groupe composé d’une trentaine de personnes enchaînent des pas rapides. La séance prend des allures de cours d’aérobic. Rien qu’à les observer, on se sent revigoré. Comme si on prenait une claque d’énergie en pleine figure. Plus loin, une dizaine de sportifs se déhanchent sur des airs latino. Et hop, un petit pas de salsa. La variété des sons ne s’arrête pas là. Valse, cha-cha-cha, tango et rock sont diffusés pour le plus grand bonheur des amateurs de danse à deux. Un spectacle hétéroclite, qui prend des airs de joyeux capharnaüm.

Puis, il y a ceux qui veulent développer leurs pectoraux. Sur la rive ouest du lac, se succède le matériel nécessaire à la pratique de leurs exercices favoris : pompes, altères, barres parallèles, abdominaux. D’autres préfèrent le mobilier urbain, ou les arbres, pour accomplir leurs mouvements. Les bancs en particulier, qu’ils utilisent avec beaucoup d’ingéniosité, se retrouvant parfois dans des positions acrobatiques. Les pieds en l’air, la tête en bas.

Tradition vivante

Finalement, il y a les amateurs de course à pied, qui tournent en rond. Tous à un rythme différent. Le souffle court, l’un d’entre eux amorce une accélération. Sa silhouette disparaît rapidement. Déjà, d’autres coureurs à la cadence plus lente lui succèdent, suivis par un groupe de femmes emmitouflées jusqu’aux oreilles, qui pratiquent elles la marche rapide. Cette ronde infernale se déroule sous l’œil curieux de plusieurs groupes de touristes, qui attendent leur bus pour partir en excursion, un appareil photo à la main. Pas sûr d’ailleurs qu’ils en feraient de même!

Vers 07h30, les sportifs se dispersent progressivement. Une deuxième journée commence pour eux. Mais le repos sera de courte durée. Dès 20h00, le fitness ouvre à nouveau ses portes et les athlètes reprennent rapidement leur droit. Même si à cette heure-ci de la journée, ils doivent se faufiler entre de jeunes mariés parés de leurs plus beaux atours, qui posent pour être immortalisés par les photographes. Qu’importe, le spectacle se poursuit inlassablement, au fil des jours et des saisons. Comme une tradition vivante perpétuée par les habitants de la capitale vietnamienne. -CVN/VNA

Voir plus

La série animée Wolfoo figure parmi les 10 finalistes du 7e Concours de cricket pour enfants. Photo : Comité d'organisation

Les 10 finalistes du Prix pour les enfants Dê mèn 2026 dévoilés

La 7e édition du prix pour les enfants Dê Mèn (Grillon) 2026 met à l’honneur la diversité de la création artistique destinée aux enfants au Vietnam, avec dix œuvres finalistes couvrant plusieurs disciplines culturelles et une participation remarquée de jeunes créateurs.

Le stand vietnamien attire un large public grâce à ses activités culturelles, ses spectacles artistiques traditionnels et ses spécialités culinaires, laissant une image positive du Vietnam auprès des visiteurs locaux et étrangers. Photo: VNA

Le Vietnam à l’honneur au Festival culturel mondial de Seongnam

Le Festival culturel mondial de Seongnam a mis à l’honneur la diversité culturelle et les échanges entre les peuples, réunissant des communautés internationales autour des traditions, de la gastronomie et des arts, avec une participation remarquée du Vietnam.

Une performance de don ca tai tu. Photo: VNA

Le don ca tai tu, levier du développement touristique à Tây Ninh

Reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel représentatif de l’humanité, le don ca tài tu (chant des amateurs du Sud) du Vietnam n’est pas seulement une forme d’art populaire, mais aussi la quintessence de la vie spirituelle, de l’identité et du caractère des habitants méridionaux.

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Après la promulgation par le Bureau politique de la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, la capitale Hanoï s’emploie progressivement à concrétiser les objectifs et orientations qui y sont définis.
Au-delà des déclarations d’intention ou des actions de façade, l’ambition de faire de la culture un pilier du développement est désormais traduite en mesures concrètes, mises en œuvre de manière plus efficace et appelées à produire un large rayonnement.

La pièce «Thi Mâu voyage à travers le temps». Photo : hanoi.gov.vn

À Hanoi, l’automne aux couleurs des arts de la scène

Le festival mettra en lumière des œuvres reflétant la richesse culturelle et historique de Hanoi, de son peuple et de son identité, avec des productions exceptionnelles dans un large éventail de genres théâtraux, notamment le cheo (théâtre populaire), le cai luong (théâtre rénové), le théâtre, les comédies musicales, le cirque, le théâtre de marionnettes et le tuông (théâtre classique).

Les vastes plaines alluviales qui bordent la rivière Cà Lô sont un lieu idéal pour camper le week-end. Photo : VNP

La dynamique de développement des villages d’artisanat

Au cœur des profondes mutations de notre époque, où le développement ne se mesure plus seulement à la vitesse de croissance mais aussi à la richesse de l’identité, la Résolution n°80-NQ/TW ouvre une nouvelle perspective : la culture ne suit plus le mouvement, elle l’accompagne et en devient un moteur d’impulsion.

Contrairement aux estampes polychromes, la peinture de Sinh utilise la matrice uniquement pour imprimer les contours, la coloration étant ensuite réalisée à la main, ce qui rend chaque œuvre unique. Photo : VNA

Les derniers gardiens de l'art des estampes populaires du village de Sinh à Hue

Ancré depuis plus de quatre siècles dans la vie spirituelle des habitants de l’ancienne cité impériale, l’art des estampes populaires du village de Sinh (quartier de Duong No, ville de Hue) a longtemps été au bord de l’extinction. Aujourd’hui relancé, ce savoir-faire ancestral ne survit pourtant encore qu’à travers les gestes d’une poignée d’artisans, posant avec acuité la question de la préservation d’un patrimoine populaire intimement lié aux croyances et à l’identité culturelle locale.

Des délégués et des citoyens visitent l'espace d'exposition du Musée de Hanoï. Photo : VNA

Pour faire de la culture un moteur du décollage touristique

Portée par la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, Hanoï accélère la valorisation de son immense patrimoine afin de faire de la culture un moteur de croissance durable, de dynamisme touristique et de créativité urbaine, malgré des défis persistants liés à la numérisation, aux infrastructures et à l’attractivité des produits culturels.

Dans le processus d’intégration internationale, la culture joue un rôle essentiel, contribuant à préserver l’identité nationale face aux influences extérieures et façonnant l’image du Vietnam dans le monde. Photo: VNA

Culture vietnamienne à l’ère numérique : entre valorisation et nouveaux défis

À l’ère du numérique, la promotion et la protection de l’identité culturelle vietnamienne sur Internet deviennent un enjeu stratégique. Si la technologie offre un second souffle aux valeurs traditionnelles, elle impose également de nouveaux défis face aux contenus inappropriés et à la nécessité de renforcer la « résistance culturelle » des citoyens.