Les aquaculteurs demandent un coup de pouce du gouvernement

Selon l’objectif fixé en 2011 par le secteur aquacole, le Vietnam devra dégager 10 milliards de dollars de chiffre d’affaires à l’export concernant les produits aquatiques en 2020.

Hanoi (VNA) - Selon l’objectif fixé en 2011 par le secteur aquacole, le Vietnam devra dégager 10 milliards de dollars de chiffre d’affaires à l’export concernant les produits aquatiques en 2020. Pour ce faire, le pays doit déjà importer un million de tonnes de matières premières pour satisfaire sa production aquacole (alevins, larves, etc.), le Vietnam n’étant plus autosuffisant pour s’approvisionner.

Les aquaculteurs demandent un coup de pouce du gouvernement ảnh 1Le secrétaire américain à l’Agriculture, Thomas J. Vilsack, visite un supermarché lors de sa visite de travail au Vietnam, en avril 2016. Photo: CVN

Le Vietnam a importé en 2015 une centaine de tonnes de matières premières aquatiques de l’étranger pour la production aquacole et pour des compléments de commandes au service des réexportations, selon la Douane du Vietnam. Mais les prix des produits exportés ayant fortement chuté, l’Association des exportateurs de produits aquatiques du Vietnam (VASEP) s’inquiète pour la santé des entreprises du secteur. Les principaux marchés d’exportation des produits aquatiques du Vietnam sont l’Inde, Taïwan (Chine), la Norvège, le Japon, la République de Corée, la Chine, la Russie, le Chili, l’Indonésie et l’Angleterre, notamment pour le thon, les crabes, les crevettes et les crustacés.

Depuis 2010 en effet, le montant d’importation de ces matières premières ne cesse d’augmenter, passant de 3,25 millions de dollars à cette époque-là à 1,06 milliard de dollars. Et les importations de matières premières destinées à la production représentent depuis cinq ans entre 7% et 14% de la valeur à l’exportation.

Pénurie de matières premières

Selon un rapport de la VASEP, les entreprises domestiques spécialisées dans la production de produits aquatiques manquent en moyenne de 30-40% de matières premières nécessaires à la transformation pour la réexportation.

Les aquaculteurs demandent un coup de pouce du gouvernement ảnh 2Des clients se renseignent lors de l’exposition internationale des produits aquatiques du Vietnam (Vietfish 2016), tenue ce mois d’août à Hô Chi Minh-Ville. Photo: CVN

Depuis le début de l’année, nombre d’entreprises de la province de Kiên Giang (Sud) n’arrivent pas à s’approvisionner, les pêcheurs peinant à leur livrer des quantités suffisantes.

«Les matières premières destinées à la transformation ont chuté de 50% en volume, et avec la forte concurrence qui règne entre les entreprises, nous subissons des pertes», a affirmé Huynh Châu Sang, directeur de la société par actions de transformation et d’exportation des produits aquatiques Ngô Quyên.

C’est également le cas pour la Sarl AOKI. Selon Phu Thanh Nha, son directeur général adjoint, la surpêche fait que les ressources halieutiques sont épuisées. Si des mesures ne sont pas prises rapidement, la pénurie de matières premières sera encore plus sévère. En attendant, aucune autre alternative que celle de l’importation ne s’offre aux entreprises aquacoles.

Mme Lê Hang, directrice adjointe du Centre des informations de l’Association des exportateurs de produits aquatiques du Vietnam (VASEP.PRO), préfère voir le bon côté des choses : «L’augmentation des importations de matières premières permet de créer plus d’emplois pour les Vietnamiens vivant à la campagne. Il est évident que les importations constituent également un objectif d’augmentation des réexportations. De plus, ces importations permettront de résoudre la question de l’offre et de la demande au bénéfice des entreprises».

Par conséquent, elle a demandé au ministère de l’Agriculture et du Développement rural de promulguer un mécanisme d’évaluation et de classification favorable pour les entreprises en question, notamment en ce qui concerne la traçabilité de produits aquatiques importés. -CVN/VNA

Voir plus

Collins Chong Yew Keat, analyste en affaires étrangères, en sécurité et en stratégie à l’Université de Malaya (Malaisie), au micro de la VNA. Photo: VNA

Le Vietnam émerge comme un nouveau moteur de croissance de la région

Le Vietnam a un fort potentiel pour devenir un nouveau moteur de croissance pour l’ASEAN, mais cela dépendra de sa capacité à passer d’une croissance axée sur les coûts à une croissance axée sur les compétences. La prochaine étape reposera sur le capital humain plutôt que sur une main-d’œuvre bon marché, l’éducation et la santé étant les piliers fondamentaux de sa compétitivité.

Fabrication d'équipements électroniques chez Rhythm Precision Vietnam Co., Ltd., parc industriel de Noi Bai. Photo : hanoimoi.vn.jpg

Hanoï donne un nouvel élan à la croissance industrielle

L’année 2025 marque une nette reprise de la production industrielle à Hanoï, avec un taux de croissance record depuis la pandémie de COVID-19. Dans ce contexte, l’industrie manufacturière et de fabrication continue d’affirmer son rôle de principal moteur, apportant une contribution importante à la croissance du PIBR de la capitale.

Faire du commerce international un levier de croissance durable

Faire du commerce international un levier de croissance durable

Avec un volume total d’échanges commerciaux atteignant 920 milliards de dollars en 2025, le Vietnam figure désormais parmi les 15 premières économies mondiales en termes de commerce international. Cette étape historique marque l’aboutissement de quatre décennies de réformes (Renouveau ou Dôi moi) et d’une intégration stratégique à l’économie globale. Le commerce extérieur demeure, plus que jamais, le moteur essentiel de la croissance nationale.

Le Premier ministre Pham Minh Chinh (debout) préside la deuxième réunion du Comité directeur gouvernemental pour la gestion et l’administration macroéconomiques, à Hanoi, le 26 janvier. Photo : VNA

La gestion macroéconomique doit joindre la parole à l’acte, dit le PM

En 2025, le contexte mondial est resté très incertain en raison des tensions géopolitiques et des politiques tarifaires, tandis qu’au niveau national, les catastrophes naturelles, les tempêtes et les inondations ont atteint des niveaux exceptionnellement élevés, dépassant les records historiques. Malgré ces difficultés, le Vietnam a enregistré des résultats économiques encourageants.