L’élevage des mollusques bivalves gagne du terrain au Vietnam

Au premier semestre de cette année, les exportations de mollusques bivalves ont rapporté au Vietnam 40,86 millions de dollars, soit une hausse de 1,6% par rapport à la même période de 2015.

Hanoi (VNA) - Au premier semestre, les exportations de mollusques bivalves ont rapporté au Vietnam 40,86 millions de dollars de chiffre d’affaires, soit une hausse de 1,6% par rapport à la même période de l’année passée, selon l’Association de transformation et d’exportation des produits aquatiques du Vietnam (VASEP).

L’élevage des mollusques bivalves gagne du terrain au Vietnam ảnh 1À une foire-exposition des produits aquatiques tenue en septembre 2015 à Hô Chi Minh-Ville. Photo: CVN

En 2015, les exportations totales de mollusques vietnamiens ont été estimées à 82,40 millions de dollars, soit une croissance de 3% en variation annuelle. Les neufs plus gros marchés importateurs sont l’Union européenne (UE), le Japon, les États-Unis, l’Asie du Sud-Est, la République de Corée, la Chine, l’Australie, Taïwan (Chine) et le Canada, représentant 98,5% du total des exportations.

Les chiffres parlants

À ce jour, les mollusques vietnamiens sont expédiés vers 57 pays à travers le monde, contre 48 en 2015. Les surfaces d’élevage ont connu une augmentation considérable, passant de 28.133 ha en 2011 à 40.685 ha en 2015, pour une production de 265.000 tonnes cette même année contre seulement 157.000 tonnes en 2011.

Puisque les mollusques contribuent en grande partie au développement du secteur aquatique, le Département général des produits aquatiques, relevant du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, a promulgué des orientations et des solutions de renforcement de la production et de la consommation de ces espèces.

Concernant l’aménagement des régions d’élevage, il demande de se focaliser notamment sur l’élevage de palourdes, d’huîtres, de coques, d’escargots, de panope du Pacifique, de Tegillarca granosa (espèce de mollusques bivalves), d’oreilles de mer, de perles et autres espèces ayant une valeur économique élevée à Hai Phong, Thai Binh, Nam Dinh, Thanh Hoa, Nghê An, Hà Tinh, Quang Ninh, Binh Thuân, Khanh Hoà, Bên Tre, Cà Mau, Tiên Giang, Bac Liêu, Trà Vinh, Soc Trang et Hô Chi Minh-Ville.

L’élevage des mollusques bivalves gagne du terrain au Vietnam ảnh 2Transformation des mollusques bivalves pour l'exportation. Photo: CTV/CVN

Prévisions et mesures à prendre

Selon Trân Công Khôi, chef adjoint de la Mission pour l’aquaculture dudit département, d’ici 2020, le Vietnam étendra les surfaces d’élevage jusqu’à 48.370 ha, dont 23.110 ha seront destinés à l’élevage de palourdes, 2.770 ha aux huîtres, 1.000 ha aux escargots, 12.620 ha aux coques, 190 ha aux oreilles de mer et 8.580 ha aux autres espèces.

«La valeur des exportations de mollusques devrait atteindre 150 millions de dollars d’ici 2020, soit une croissance moyenne de 12,8% par an. L’aquaculture devrait fournir du travail à 80.000 personnes dont 50-60% bénéficieront des formations nécessaires», a annoncé M. Khôi.

À propos du marché et de la promotion du commerce, le Département général des produits aquatiques demande de maintenir stablement l’activité concernant les marchés importateurs traditionnels tels quel l’UE, le Japon, les États-Unis et la République de Corée. Par ailleurs, il est primordial d’élargir les marchés vers l’Europe de l’Est, du Nord, mais aussi l’Afrique, l’Amérique du Sud et du Nord et l’Asie. En particulier, il demande au secteur de rester actif et d’entreprendre des activités promotionnelles sur les marchés avec lesquels le Vietnam a signé ou s’apprête à signer des accords de libre-échange, d’accélérer l’intégration en Asie du Sud-Est et avec l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en vue de favoriser l’environnement des affaires pour la communauté des transformateurs et des exportateurs.

Enfin, ledit département demande de rendre compte de la question de la sécurité alimentaire, en élaborant et appliquant les systèmes de traçabilité des mollusques avant que ces produits sortent des usines de transformation. Les médias sont appelés également à renforcer la sensibilisation de la communauté des entreprises au respect de la sécurité alimentaire tout en s’orientant vers une production sûre et pérenne. – CVN/VNA

Voir plus

Collins Chong Yew Keat, analyste en affaires étrangères, en sécurité et en stratégie à l’Université de Malaya (Malaisie), au micro de la VNA. Photo: VNA

Le Vietnam émerge comme un nouveau moteur de croissance de la région

Le Vietnam a un fort potentiel pour devenir un nouveau moteur de croissance pour l’ASEAN, mais cela dépendra de sa capacité à passer d’une croissance axée sur les coûts à une croissance axée sur les compétences. La prochaine étape reposera sur le capital humain plutôt que sur une main-d’œuvre bon marché, l’éducation et la santé étant les piliers fondamentaux de sa compétitivité.

Fabrication d'équipements électroniques chez Rhythm Precision Vietnam Co., Ltd., parc industriel de Noi Bai. Photo : hanoimoi.vn.jpg

Hanoï donne un nouvel élan à la croissance industrielle

L’année 2025 marque une nette reprise de la production industrielle à Hanoï, avec un taux de croissance record depuis la pandémie de COVID-19. Dans ce contexte, l’industrie manufacturière et de fabrication continue d’affirmer son rôle de principal moteur, apportant une contribution importante à la croissance du PIBR de la capitale.

Faire du commerce international un levier de croissance durable

Faire du commerce international un levier de croissance durable

Avec un volume total d’échanges commerciaux atteignant 920 milliards de dollars en 2025, le Vietnam figure désormais parmi les 15 premières économies mondiales en termes de commerce international. Cette étape historique marque l’aboutissement de quatre décennies de réformes (Renouveau ou Dôi moi) et d’une intégration stratégique à l’économie globale. Le commerce extérieur demeure, plus que jamais, le moteur essentiel de la croissance nationale.

Le Premier ministre Pham Minh Chinh (debout) préside la deuxième réunion du Comité directeur gouvernemental pour la gestion et l’administration macroéconomiques, à Hanoi, le 26 janvier. Photo : VNA

La gestion macroéconomique doit joindre la parole à l’acte, dit le PM

En 2025, le contexte mondial est resté très incertain en raison des tensions géopolitiques et des politiques tarifaires, tandis qu’au niveau national, les catastrophes naturelles, les tempêtes et les inondations ont atteint des niveaux exceptionnellement élevés, dépassant les records historiques. Malgré ces difficultés, le Vietnam a enregistré des résultats économiques encourageants.