Seize nouveauxbâtiments sortiront de terre dans la cité de Viêt Hung, arrondissementde Long Biên, Hanoi. Ils accueilliront plus de 1.500 familles du Vieuxquartier. Le chantier débutera en mars. «Le projet deréduction de la densité de population dans le Vieux quartier de Hanoi,approuvé en 2013 par le Comité populaire de l’arrondissement de HoànKiêm, est divisé en deux phases», explique Pham Tuân Long, chef-adjointdu comité de gestion du Vieux quartier de Hanoi. Il concerne lesfamilles vivant dans de vieilles maisons à valeur patrimoniale, desbâtiments vétustes, des pagodes et ceux qui désirent déménagervolontairement. La première phase consiste en laconstruction de seize nouveaux bâtiments dans la cité de Viêt Hung.Environ 1.530 familles, soit 6.120 habitants, y seront relogées. Lechantier débutera en mars. Il est prévu que les immeubles, de 8-9étages, sortent de terre dès le 3e trimestre 2015. Un centre commercialsera aussi construit. Le tout sur une superficie de 11,12 ha. Lestravaux devraient se terminer durant le 4e semestre de 2017. Dansun deuxième temps, l’arrondissement de Hoàn Kiêm demandera à la villeles autorisations pour construire d’autres bâtiments, sur une superficiede 30 ha. Ils pourront accueillir les 5.000 familles encore à reloger,soit 20.080 habitants, en 2020. «Le projet de réduction de la densité depopulation dans le Vieux quartier de Hanoi a été décidé par la ville.Il permettra d’une part de faciliter la remise en état et la promotiondu patrimoine historique et culturel de ce quartier, haut lieutouristique de la capitale», déclare Duong Duc Tuân, président du Comitépopulaire de l’arrondissement de Hoàn Kiêm. «D’autre part, la qualitéde vie de la population locale en sera améliorée». Le Vieux quartier deHanoi passera de 823 personnes par ha en 2010, à 500 en 2020, date àlaquelle Hanoi aura achevé son programme de déplacement de 6.550familles, soit environ 26.200 personnes. Assurer l’intérêt des habitants relogés LêQuynh Anh, directrice du comité de gestion du projet d’investissementet de construction du nouveau grand ensemble de Viêt Hung, explique quele fonds d’investissement de la première phase est de 5.000 milliards dedôngs. Il est prévu que la cité de Viêt Hung dispose d’ouvragesd’utilité publique: école maternelle, crèche, dispensaire, espace vert,rue piétonne, etc. Trente pourcent des familles relogées disposerontd’un espace commercial au rez-de-chaussée des bâtiments. Certaines ruesseront dédiées à la vente de produits et services. Un centre commercialde quinze étages sera construit. Pour la directrice, «la chose la plusimportante est de créer un environnement qui corresponde au mode de viedes habitants du Vieux quartier qui sont, avant tout, des commerçants».
De nombreuses familles du Vieux quartier de Hanoi ont moins d’une dizaine de mètres carrés pour vivre.
D’aprèsLâm Quôc Hùng, vice-président du Comité populaire de Hoàn Kiêm, lesfamilles obligées de se déplacer bénéficieront de politiques dedédommagement et d’assistance au relogement, conformément à la loi. Unesurface de 30 m2 leur sera mise à disposition gratuitement. Mais ellesdevront payer le reste de la surface de leur logement. En cas deproblèmes financiers, elles pourront la louer. En outre, le Comitépopulaire de Hoàn Kiêm prévoit de créer un comité de pilotage pouraccélérer le projet. Les moyens de communication pourl’encouragement au déménagement seront renforcés auprès des habitantsqui souhaitent rester dans le bouillonnant quartier historique. Et cecar ils gagnent leur vie grâce au commerce. Sans parler du facteursentimental. La plupart des familles vivent ici depuis des générations.Dans le centre historique, un enchevêtrement de boutiques, de pagodes etd’hôtels, se concentrent plus de 66.000 habitants au km2. De nombreusesfamilles ont moins d’une dizaine de mètres carrés pour vivre. Unesurpopulation qui affecte les conditions de vie des habitants. Ici, onse partage les points d’eau et les sanitaires. Là, on improvise unecuisine sur un balcon. L’intimité est inexistante. Actuellement,le Vieux quartier de Hanoi compte 570 familles, soit 2.152 habitants,qui vivent dans des maisons anciennes à valeur patrimoniale. Au total,1.623 d’entre eux habitent dans des bâtisses dégradées. Selon lesautorités, elles doivent être déplacées pour qu’on puisse rénover cesbâtiments. Certaines maisons ont plus d’un siècle et leur valeurhistorique et patrimoniale est importante. En raison du climat et de lasurpopulation, nombre d’entre elles sont en piteux état. Une situationqui ne s’apprécie vraiment que lorsqu’on y pénètre. -CVN/VNA