Lors de l'atelier de consultation sur le projet de canal Funan-Techo proposé par le Cambodge à Can Tho, le 23 avril. Photo : VNA Il a égalementexhorté la partie cambodgienne à appliquer les lignes directrices d'évaluationdes impacts transfrontaliers du projet de la Commission internationale dufleuve du Mékong (MRC) afin de parvenir à une compréhension commune des impactstransfrontaliers du projet et des mesures d'atténuation appropriées.
Au cours desréunions, le Comité du fleuve du Mékong du Cambodge a pris note despréoccupations de la partie vietnamienne concernant le projet et a annoncéqu'il travaillait avec les ministères et secteurs cambodgiens concernés pourtransmettre ces points de vue.
Le VNMC a demandéau Secrétariat du MRC de soutenir les pays dans la recherche visant à évaluerles impacts transfrontaliers du projet. Le Secrétariat mène de toute urgenceune enquête indépendante sur les impacts du projet, en particulier les impactstransfrontaliers, proposant des mesures d'atténuation et de suivi des impacts.
Auparavant, leVNMC avait organisé un atelier de consultation sur le projet de canalFunan-Techo le 23 avril, qui avait soulevé des inquiétudes quant aux impactspotentiels sur le fleuve Mékong.
Selon la CNMV, leCambodge a envoyé une notification officielle au MRC concernant son plan deconstruction du canal Funan-Techno. Le canal utilisant directement la sourced’eau de la rivière Bassac, principal distributeur du Mékong, le projet asuscité de nombreuses inquiétudes quant à son impact transfrontalier. Ledéveloppement affecterait les ressources en eau du delta du Mékong, enparticulier dans le contexte de sécheresse et d'intrusion d'eau salée quifrappent la région avec plus de fréquence et de gravité.
Le canalFunan-Techo transférera l'eau de la rivière Bassac, un affluent du Mékong, versle port de Kep situé à l'extérieur du bassin. Cela réduira considérablement lesressources en eau du delta du Mékong, ce qui aura un impact négatif sur lesmoyens de subsistance et la production des populations locales et desécosystèmes naturels.
La constructiondu projet devrait commencer en 2024 et s'achever en 2027, avec un volume totalde marchandises circulant sur cette nouvelle voie navigable de sept millions detonnes par an.
Les participantsont exprimé la conviction que le Cambodge partagerait bientôt des détails surles objectifs, la conception et les opérations du projet et s'engagerait dansdes recherches conjointes sur ses impacts en vue de parvenir à des mesuresappropriées pour surveiller et minimiser les impacts.
La chef du bureaudu VNMC, Nguyen Thi Thu Linh, a réitéré que le ministère des Ressourcesnaturelles et de l'Environnement et le VNMC continueront à se coordonnerétroitement avec le Secrétariat du MRC, le Cambodge et d'autres pays membres duMRC pour accélérer la recherche sur les impacts du projet Funan-Techo etproposer des mesures d’atténuation et suivre l’impact.
Par ailleurs,lors de la conférence de presse régulière du ministère des Affaires étrangèrestenue le 11 avril à Hanoï, le porte-parole adjoint du ministère des Affairesétrangères, Doan Khac Viet, a déclaré que le Vietnam soutenait les besoins dedéveloppement socio-économique des pays du Mékong, tout en soulignantl'importance de renforcer la coopération pour gérer et utiliser efficacement etdurablement les ressources en eau du fleuve du Mékong pour le développement durable dubassin, les intérêts des communautés du bassin, l'avenir des générationsfutures et la solidarité entre les pays côtiers.
Le Vietnam esttrès intéressé par le projet de canal Funan Techo et appelle le Cambodge àtravailler en étroite collaboration avec le Vietnam et la Commissioninternationale du fleuve du Mékong pour partager des informations et évaluerl'impact du projet sur les ressources en eau et l'environnement écologique dudelta du Mékong afin d'assurer l’harmonie des intérêts des pays côtiers et deshabitants de la région, a-t-il ajouté.- VNA