Hanoi (VNA) – Outre ses investissements dans le développement, l’expansion et l’amélioration de l’efficacité opérationnelle de son système portuaire, le Vietnam œuvre depuis des années à la mise en place d’infrastructures portuaires vertes conformes aux normes internationales et permettant d’atteindre l’objectif de neutralité carbone du secteur.
Chaque année, le système portuaire vietnamien accueille plus de 100.000 navires hauturiers appartenant à des dizaines de compagnies maritimes internationales, traitant environ 800 millions de tonnes de marchandises, sans compter les milliers de navires de croisière.
En 2020, le ministère des Transports (devenu le ministère de la Construction) a publié la décision n°2027/QD-BGTVT, approuvant le projet de développement des ports verts au Vietnam. Ce projet constitue le fondement de la transition verte du système portuaire à l’échelle nationale.
Les objectifs spécifiques et la feuille de route du projet à l’horizon 2030 consistent à définir les critères des ports verts et à organiser la mise en œuvre pilote d’un modèle de port vert adapté au contexte vietnamien. et de rendre obligatoires les critères de port vert dans le pays à partir de 2030.
Par ailleurs, cette décision encourage la sensibilisation au respect des lois vietnamiennes et des conventions internationales en matière de protection de l’environnement ; l’amélioration de l’efficacité de la gestion environnementale des opérations portuaires ; et la promotion de la participation des ports vietnamiens aux partenariats éco-portuaires régionaux et mondiaux.
Sur cette base, l’Administration maritime du Vietnam (désormais Administration maritime et des voies navigables intérieures du Vietnam) a publié un plan de mise en œuvre du projet et la norme de base TCCS 02:2022/CHHVN relative aux critères de port vert, servant de référentiels techniques aux acteurs du secteur.
Lê Dô Muoi, directeur de l’administration, a déclaré que la norme TCCS 02:2022/CHHVN constitue un ensemble de critères techniques de base pour l’évaluation et la reconnaissance des ports maritimes verts à travers le pays. Il a souligné que cela crée un socle important pour la promotion de la transition écologique du secteur portuaire vietnamien.
Conformément au plan, d’ici 2026, cet ensemble de critères sera revu, affiné et mis à jour afin d’établir une norme vietnamienne, garantissant ainsi une plus grande cohérence, uniformité et validité juridique lors de sa mise en œuvre.
Concernant la feuille de route, l’Administration maritime et des voies navigables intérieures du Vietnam entend mettre en œuvre le plan par le biais d’un mécanisme volontaire et incitatif, lié à des programmes pilotes pour les ports.
Elle a déterminé que l’élaboration et la mise en œuvre de critères vertes pour les ports et les navires constituent un processus de longue haleine, étroitement lié à la feuille de route pour la transitionverte et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports en général, et du secteur maritime et fluvial en particulier, assurant ainsi l’harmonie entre les objectifs de croissance économique, de capacité entrepreneuriale et de protection de l’environnement.
Dang Van Hoa, directeur général adjoint du port de Quy Nhon, a indiqué que le principal obstacle au verdissement des opérations portuaires est le financement.
Tout port maritime nécessite des investissements importants dans des équipements spécialisés. Actuellement, de nombreux quais fonctionnent avec des équipements qui ne sont pas encore totalement amortis, et aucun mécanisme n’est en place pour investir dans de nouveaux équipements.
Pour sa part, un représentant de la Compagnie générale maritime du Vietnam (VIMC) a recommandé que des solutions soient mises en œuvre pour surmonter divers obstacles, notamment les émissions des gros véhicules de transport, l’installation et la fourniture d’électricité à terre aux navires accostant dans les ports, les mécanismes financiers et les politiques préférentielles pour la transition verte. – VNA