Le Vietnam et l’UE s’acheminent vers l’accord de libre-échange

Après plus de deux ans de négociations, l'Union européenne et le Vietnam sont sur le point de conclure un traité de libre-échange (EVFTA). Le point avec le site d'Euro Presse Image.

Hanoi (VNA) - «UE-Vietnam: accord de libre échange en vue», tel est le titre d’un article publié vendredi sur le site d’Euro Presse Image. Voici le texte intégral.

Après plus de deux ans de négociations, l'Union européenne et le Vietnam sont sur le seuil de conclure un traité de libre-échange (EVFTA), qui verra la disparition progressive de la quasi-totalité de leurs droits de douane et ouvrira aussi le marché vietnamien des services aux entreprises européennes. L’accord de libre-échange couvrira les biens, les services, l’investissement, et d’autres domaines, comme les appels d’offre du gouvernement.

L’UE est le sixième plus important investisseur étranger au Vietnam. En 2013, les investisseurs européens ont ainsi dédié plus de 500 millions d’euros à l’investissement direct dans le pays.

“Très équilibré, cet accord donnera une impulsion aux échanges commerciaux avec l’une des économies les plus dynamiques d’Asie”, a renchéri la commissaire européenne chargée du Commerce, Cecilia Malmström, qui souligne qu’un nouveau marché d’environ 90 millions de personne sera ainsi accessible à l’UE.

L'accord ne concerne pas seulement les biens, mais aussi “les services, les investissements et l'accès aux marchés publics”, a insisté Cecilia Malmström, citant les services financiers, les télécommunications ou les transports.
 
Suppression de la quasi-totalité des droits de douanes

Aux termes de l’accord, la quasi-totalité des barrières tarifaires sur les biens échangés entre les deux économies, soit plus de 99 %, seront levés soit immédiatement, soit après une période pouvant aller jusqu'à sept ans. C'est notamment le cas pour les vins et alcools européens, qui ne se verront plus appliquer de droits de douane au Vietnam à l'issue d'une période de sept ans. Les indications géographiques européennes, comme le champagne, le roquefort ou le parmesan, seront protégées.

De son côté, l'UE éliminera dans le même délai ses propres droits de douane imposés aux textiles et chaussures produits au Vietnam. Et les négociateurs européens ont bien veillé à ce que la levée des barrières tarifaires ne profitent pas aux produits chinois. Un système strict de règles d’origine “devrait empêcher que le Vietnam ne serve de cheval de Troie à la Chine pour écouler ses produits textiles sur le marché européen”, précise un fonctionnaire de la DG Commerce à Bruxelles.

Autre restriction : l'importation de certains produits agricoles vietnamiens en Europe ne sera pas totalement libéralisée, mais soumise à des quotas, notamment pour le riz, le surimi ou le thon en boîte. Enfin, Le traité contient un chapitre contraignant sur le respect des droits de l’homme et des droits des travailleurs, et insiste aussi sur la nécessité d’un “développement durable”.

D’après le ministre vietnamien du Commerce et de l’Industrie, EVFTA aidera à promouvoir les flux d'investissement de haute qualité de l'UE ainsi que d'autres partenaires au Vietnam. Avec la taille et la croissance potentielle des investissements européens, notre pays devrait être un chargeur de hasard géographique, relier des activités commerciales et des investissements de l'UE avec la région de l’Asie du Sud-Est. Cela permettra le Vietnam d'accélérer le processus de restructuration économique, de la conversion du type de croissance dans le sens positif, intégrant avec succès dans l'économie mondiale comme une économie de marché.
 
Un accord pilote

Cet accord est le premier du genre conclu par l'UE avec un pays en voie de développement. La libéralisation ambitieuse et symétrique qu'il prévoit, avec une période de transition laissant au Vietnam le temps de s'adapter, est une nouveauté par rapport au contenu des autres accords passés entre l'Union et des pays en voie de développement. L'accord reflète la conviction partagée de l'Union et du Vietnam que le commerce est essentiel à la croissance, à la création d'emplois et au développement durable.

“Cet accord instaure un nouveau modèle, plus moderne et plus complet, pour les accords de libre-échange entre l’UE et les pays en développement. Il établit également un bon standard de relation commerciale entre l’UE et le Sud-Est de l’Asie d’une manière générale”, a ajouté la commissaire.
Après la conclusion d’un accord de libre échange avec Singapour en 2012, des pourparlers bilatéraux sont toujours en cours avec le Thaïlande et la Malaise. L’UE espère aussi conclure un accord de libre-échange de bloc à bloc avec l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN pour le sigle anglais), dont le Vietnam fait partie.

Avec la conclusion de ce traité de libre-échange, l’objectif des Vietnamiens est clair. Le Vietnam doit trouver sa croissance ailleurs et mise sur le marché européen pour ne plus être fortement dépendant des échanges qu’il a avec la Chine actuellement.

Les échanges entre l’UE et e Vietnam pèsent à ce jour 28 milliards d’euros, soit une augmentation de 200 % depuis dix ans. Le Vietnam est donc le quatrième plus important partenaire commercial de l’UE au sein de l’ASEAN.

Il reste quelques détails techniques à régler et le texte doit être finalisé au niveau juridique. Une fois cette étape franchie, l'accord devra encore être approuvé, côté européen, par le Conseil des ministres européens et par le Parlement européen. Il pourrait entrer en vigueur fin 2017 ou début 2018.- VNA

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