Le Vietnam, destination médicale émergente

Qualifiés et proposant des services à prix cassés, les établissements médicaux au Vietnam attirent de plus en plus de patients étrangers.
Hanoi (VNA) – Qualifiés et proposant des services à prix cassés, les établissements médicaux au Vietnam attirent de plus en plus de patients étrangers.
Le Vietnam, destination médicale émergente ảnh 1Le secteur vietnamien de la santé retient de plus en plus l’attention des étrangers grâce aux technologies médicales de pointe. Photo: CTV/CVN
Chaque année, environ 100.000 étrangers se rendent au Vietnam à des fins médicales. Cette tendance croissante apporte plus d’un milliard de dollars aux établissements médicaux locaux.

Même qualité à prix moindre

Le secteur de l’odontostomatologie se trouve en tête en termes de nombre de patients étrangers et l’Hôpital central d’odonto-stomatologie à Hanoi est la première destination. "Étant donné que le tourisme se développe de plus en plus, il est alors naturel que le nombre d’étrangers et de Viêt kiêu (Vietnamiens résidant à l’étranger) fréquentant notre établissement augmente lui aussi", explique Dàm Van Viêt, chef du Département d’implant dentaire dudit hôpital. Avant d’ajouter que les compétences dont disposent les médecins en la matière n’ont rien à envier à celles de leurs confrères des pays développés et que les équipements sont tout aussi modernes. À quoi s’ajoutent des prix très compétitifs par rapport aux autres pays. "La plupart des services proposés sont nettement moins chers que ceux d’autres pays. De trois à dix fois moins élevés parfois".

O.M, un patient suédois, souffre de graves infections et inflammations du maxillaire supérieur. Durant son séjour au Vietnam, il s’est rendu dans cet hôpital pour une consultation. Ici, on lui a proposé une opération similaire à celle qu’on lui avait suggérée en Suède. La seule différence entre les deux repose exclusivement sur son coût. Tandis qu’une telle opération effectuée au Vietnam coûte 200 millions de dôngs, elle aurait été tarifée cinq fois plus dans son pays natal. C’est ainsi qu’il a décidé de se faire opérer au Vietnam.

En ce qui concerne les nationalités des patients, les Américains sont les plus nombreux, suivis respectivement des Allemands et Australiens. Chaque mois, le Département d’implant dentaire de l’Hôpital central d’odonto-stomatologie à Hanoi reçoit en moyenne sept patients étrangers.

Le traitement contre la stérilité est également un des secteurs attirant de plus en plus d’étrangers. Suivie médicalement dans son pays natal pour tomber enceinte, et après plusieurs années d’essais infructueux, la Russe Podrornaia Marina est enfin devenue mère. Elle s’est rendue avec son mari au Vietnam afin de bénéficier du traitement contre la stérilité proposé par l’Hôpital généraliste Tâm Anh de Hanoi. Le rêve du couple est enfin devenu réalité grâce au professionnalisme et à l’expertise des médecins vietnamiens sur place.

"Beaucoup de patients étrangers choisissent notre programme. Ils ont confiance en la gynécologie vietnamienne. C’est quelque chose dont nous pouvons être extrêmement fiers", indique le maître de conférences, Dr Lê Hoàng, de cet hôpital.
Le Vietnam, destination médicale émergente ảnh 2L’odontostomatologie constitue le premier secteur en termes de fréquence de patients étrangers suivant des traitements au Vietnam. Photo: NT/CVN
La Laotienne Suvarana Ph était atteinte d’un cancer de la thyroïde et les spécialistes de l’Hôpital central d’endocrinologie ont réussi à retirer toute la tumeur. Après le succès de l’opération, elle confie: "Étant au courant de mon état de santé, beaucoup de mes compatriotes m’ont recommandé cet établissement. Depuis des années, je viens ici pour faire des bilans de santé. Les médecins sont très compétents et enthousiastes, les employés dévoués. Je n’ai aucun souci quand je suis ici", se réjouit-elle.

D’après Nguyên Ngoc Thiên, un médecin de l’Hôpital central d’endocrinologie, son établissement accueille souvent des patients de République de Corée, du Laos, et du Cambodge, entre autres, pour des consultations ainsi que des traitements. Certains d’entre eux reviennent régulièrement pour des bilans de santé périodiques.

Les Vietnamiens préfèrent partir à l’étranger

Or, alors que bon nombre d’étrangers viennent au Vietnam pour des traitements médicaux, beaucoup de Vietnamiens se rendent à l’étranger pour bénéficier des mêmes soins. Selon le ministère de la Santé, les Vietnamiens dépensent chaque année plusieurs milliards de dollars en traitements médicaux à l’étranger. Un rapport mené par la Thaïlande, l’une des destinations de tourisme médical les plus prisées des Vietnamiens, indique que les dépenses totales de ces derniers se placent au 3e rang du classement en termes de patients étrangers se rendant dans ce pays pour se faire soigner.

Il s’agit d’un paradoxe essentiellement dû à la surcharge des centres de santé centraux du pays. La ministre de la Santé, Nguyên Thi Kim Tiên, a ainsi demandé aux hôpitaux principaux de se focaliser sur les techniques de haut niveau et de transmettre les pratiques considérées moins difficiles et plus standards aux établissements de niveau inférieur afin de mieux servir les patients. – CVN/VNA

Voir plus

Le pourcentage de personnes pratiquant régulièrement une activité physique a augmenté de 10 %. Photo : Vietnamplus

Le Vietnam place le sport au cœur de sa stratégie de santé publique

Le Vietnam renforce sa stratégie de santé publique en mettant l’accent sur la prévention et la pratique sportive. Objectif : améliorer la condition physique, prolonger l’espérance de vie en bonne santé et construire une société plus dynamique, au service d’un développement durable.

"Dans une ferme de vaches laitières à Gia Lai. La fièvre aphteuse est une maladie virale très contagieuse qui touche les animaux à onglons, notamment les bovins, les porcins, les ovins, les caprins et diverses espèces sauvages. Photo: VNA

Les mesures se renforcent pour empêcher l’entrée du virus de la fièvre aphteuse

Bien que le Vietnam n’ait pas encore enregistré de cas de SAT1, les autorités mettent en garde contre un risque élevé d’introduction, notamment par le biais du commerce illégal d’animaux transfrontalier. Les vaccins nationaux existants ne protègent que contre les sérotypes O, A et Asia1, laissant le bétail vulnérable à la souche SAT1, ce qui pourrait entraîner des pertes importantes, en particulier dans les élevages de bovins et de buffles.

Un médecin de l'Hôpital pour enfants n°1 de Hô Chi Minh-Ville examine un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville renforce la surveillance face au syndrome pieds-mains-bouche

Selon le Centre de contrôle des maladies de Hô Chi Minh-Ville (HCDC), la ville a enregistré 1.394 cas de syndrome pieds-mains-bouche entre le 6 et le 12 avril, soit une hausse de 36,8 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Depuis le début de l’année, la ville a recensé 11.925 cas.

Un médecin de l’Hôpital pour femmes et enfants de Dà Nang traite un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : baodanang.vn

Dà Nang renforce la prévention de la maladie pieds-mains-bouche en flambée

Selon le Centre de contrôle des maladies de Dà Nang (CDC Dà Nang), la ville a enregistré 483 cas de syndrome pieds-mains-bouche depuis le début de l’année, soit près de 1,5 fois plus qu’à la même période l’an dernier. Les enfants de moins de trois ans représentent près de 90 % des cas.

Le professeur associé Le Thuong Vu (à gauche) effectue une bronchoscopie avec échographie endobronchique (EBUS) à visée de biopsie. Photos: NDEL

La médecine "ne consiste pas seulement à soigner, mais aussi à préserver l’espoir"

Après plus de trente ans de carrière, le docteur Vu conserve une foi intacte dans les progrès de la médecine. Pour lui, chaque nouvelle technique représente une opportunité supplémentaire pour les patients. Ce qui le rattache à son métier reste ce moment où un patient retrouve la santé et le sourire, preuve que la médecine ne se limite pas à soigner, mais qu'elle permet aussi de préserver l’espoir.

Flavie Goutard, vétérinaire épidémiologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) de France. Photo : VNA

Le Vietnam reconnu pour son approche intégrée de prévention des épidémies

Plusieurs experts internationaux participant au Sommet « One Health » (Une seule santé) en cours à Lyon, en France, ont estimé que le Vietnam figurait parmi les pays pionniers dans la mise en œuvre d’une approche intersectorielle visant à contrôler les épidémies et à protéger la santé humaine, animale et environnementale.

e séquençage du génome consiste à lire et à décrypter l’intégralité de l’ADN d’un individu, afin de repérer d’éventuelles variations pouvant expliquer sa maladie. Photo: pngtree.com

Des scientifiques vietnamiens identifient les mutations génétiques de maladies rares

Le professeur-Docteur Nguyên Huy Hoàng, directeur adjoint de l’Institut de biologie de l’Académie vietnamienne des sciences et technologies, et son équipe de recherche ont mené un projet intitulé « Analyse des mutations génétiques chez des patients vietnamiens atteints de maladies rares sélectionnées à l’aide de la technologie de séquençage de l’exome entier ». Ce projet, réalisé de 2022 à 2024, vise à élucider les causes génétiques de ces maladies au sein de la population vietnamienne.

Une équipe de santé de la commune de Dat Do effectue des consultations médicales à domicile pour les habitants. Photo : VNA.

Ho Chi Minh-Ville déploie un modèle de soins de santé continus de proximité

Ce programme novateur, fondé sur les principes de la médecine familiale, ambitionne d’instaurer un suivi médical continu, proactif et global pour chaque citoyen. Ces équipes mobiles se rendent désormais directement au domicile des habitants, en accordant une attention prioritaire aux personnes âgées, aux malades chroniques, aux personnes en situation de handicap ainsi qu’aux populations les plus vulnérables.