L'ambassadrice Nguyen Phuong Nga.

Hanoi (VNA) - Le siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies offrira de nombreuses opportunités au Vietnam pour renforcer le dialogue et la coopération avec d'autres pays, en particulier les grandes puissances  et les membres du Conseil de sécurité, selon l'ambassadrice Nguyen Phuong Nga, représentante permanente du Vietnam auprès de l'ONU au cours de la période 2014-2018.

S'exprimant devant la presse après l'élection du Vietnam comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2020-2021, avec un vote record de 192 voix sur 193, le 7 juin, l'ambassadrice Nguyen Phuong Nga a déclaré qu'en tant que membre du Conseil de sécurité des Nations unies, le Vietnam aurait l'occasion de s'impliquer dans le processus d'élaboration de politiques, de prise de décisions et de définition de règles, permettant de promouvoir la stature et les intérêts du pays.

Elle a noté que le Conseil de sécurité, à l'instar d'autres mécanismes multilatéraux, attire l'attention constante du public. En tant que membre d'un tel forum, le pays pourra exprimer son point de vue sur le soutien au multilatéralisme et ses efforts pour maintenir la paix et la sécurité, promouvoir la coopération pour le règlement des différends sur la base du droit international, obtenant ainsi l'approbation et le soutien de l'opinion mondiale.

Par conséquent, le Vietnam peut à la fois promouvoir la coopération bilatérale et contribuer davantage au maintien de la paix, de la stabilité et de la coopération aux niveaux régional et mondial, a-t-elle déclaré.

La diplomate, actuellement présidente de l'Union des organisations d'amitié du Vietnam, a ajouté que, comme le Vietnam assumera également la présidence de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) en 2020, ce double rôle facilitera les intérêts de la région Asie-Pacifique à l'ordre du jour de l'ONU, en particulier lorsqu'un autre membre de l'ASEAN, l'Indonésie, siégera également au Conseil de sécurité des Nations Unies en 2020.

Dans le même temps, Mme Nga a souligné que le Vietnam serait confronté à divers défis au cours de son mandat, le plus important étant les grands changements de la situation mondiale par rapport à il y a 10 ans, lorsque le Vietnam occupait pour la première fois ce conseil (mandat 2008-2009). De nombreux problèmes mondiaux se sont aggravés, tels que conflits armés, terrorisme, conflits territoriaux, sécurité maritime et aérienne, sécurité de l'eau, changement climatique, catastrophes naturelles, maladies, crises migratoires, criminalité transnationale...

Elle a ajouté que l'adaptation des stratégies des puissances mondiales, la montée de l'unilatéralisme et la réduction des engagements vis-à-vis de l'ONU posaient de grands défis au multilatéralisme et aux mécanismes multilatéraux, ainsi que le risque de perdre les acquis obtenus par le Conseil de sécurité par le biais de ses résolutions.

Un autre défi est la complexité des relations entre pays et partenaires, a ajouté Mme Nga.

À son avis, afin de maintenir la position du pays et les principes, la législation internationale et les valeurs de l'ONU tout en garantissant les intérêts nationaux et les liens de coopération avec les autres pays, le Vietnam devrait entretenir une étroite collaboration avec les autres membres du Conseil de sécurité, en particulier neuf autres membres non permanents, et proposer des idées sur la promotion du dialogue afin de prévenir les différends, la recherche de solutions pacifiques aux différends et la résolution des différends, contribuant ainsi à la construction et au maintien de la paix, tout en affirmant les opinions et la voix des petits pays dans les activités du Conseil de sécurité.

Ce faisant, l’efficacité opérationnelle du Conseil de sécurité sera améliorée et servira mieux les intérêts de toutes les nations et de tous les peuples, selon l’ambassadrice Nguyen Phuong Nga. -VNA