Le tourisme spirituel en quête d’un développement durable

Besoin de revenir à l’essentiel, d’assouvir sa foi ou simplement de changer d’air ? Le tourisme spirituel répond à ces aspirations et fait de plus en plus d’adeptes au Vietnam. Reste la problématique d’inscrire cette tendance - pour l’instant de mode - dans une vision à long terme.
Besoin de revenir àl’essentiel, d’assouvir sa foi ou simplement de changer d’air ? Letourisme spirituel répond à ces aspirations et fait de plus en plusd’adeptes au Vietnam. Reste la problématique d’inscrire cette tendance -pour l’instant de mode - dans une vision à long terme.

Le tourisme spirituel est devenu une nouvelle tendance, dans le mondecomme au Vietnam. Ces dernières années, l’industrie sans fumée nationalea connu une forte croissance, grâce notamment aux contributionsimportantes du tourisme spirituel. Ses bénéfices vont au-delà du simpleordre économique, puisque les valeurs qu’il véhicule contribuent à lavie sociale.

Ni forcément croyant, ni vraimentpratiquant, le tourisme spirituel fait de nouveaux adeptes au plus grandbénéfice des localités de pèlerinage vietnamiennes. Le besoin de seressourcer n’ayant jamais été aussi prégnant dans la société, ilentraîne sans cesse avec lui la recherche de nouveaux lieux.

Ainsi, à la conférence internationale sur le tourisme spirituel pourle développement durable, fin novembre dernier dans la province de NinhBình (Nord), la vice-présidente de la République, Nguyên Thi Doan, aaffirmé que l’exploitation responsable des valeurs naturelles etculturelles au service du développement du tourisme spirituelcontribuait à la création d’emplois et au renforcement des échangesculturels et de la compréhension entre les ethnies et les religions.

«Le Vietnam considère le tourisme spirituel comme unimportant facteur de développement économique, de promotion des valeursmorales, du patriotisme et de consolidation de la solidarité nationale»,a-t-elle souligné. Et d’ajouter que le tourisme spirituel sedéveloppait sur la base de la croyance et de la culture qui sontd’ailleurs des valeurs importantes reliant le Vietnam au monde. Ainsi,«le pays favorise toujours la coopération internationale dans letourisme et la participation des acteurs économiques au développement dutourisme, dont le tourisme spirituel», a-t-elle affirmé.

Pour sa part, Zoltan Somogyu, secrétaire général adjoint del’Organisation mondiale du tourisme, a souligné que le tourismespirituel était devenu une partie importante du tourisme.

Le secteur du tourisme lui dit «Merci !»

Sur les 32,5 millions de touristes nationaux comptabilisés en 2012,environ 13,5 millions (soit 41,5%) voyageaient à des fins spirituelleset religieuses, selon Nguyên Van Tuân, directeur général del’Administration nationale du tourisme du Vietnam.

Certains sites religieux incontournables ont accueilli en 2012 un affluximportant de voyageurs comme le temple Bà Chúa Xu An Giang (3,6millions d’arrivées), la pagode des Parfums (1,5 million), la pagode BáiÐính (2,1 millions), Yên Tu (2,3 millions), la zone touristique Núi BàÐen (2,2 millions), Côn Son Kiêp Bac (1,2 million), etc.

Seule ombre au tableau, les étrangers qui se rendent au Vietnam à desfins de tourisme spirituel sont peu nombreux. «Parmi les 6,8 millions detouristes étrangers au Vietnam en 2012, seuls 12% se sont rendus surdes sites de pèlerinage», a précisé M. Tuân.

Des orientations pour sa pérennisation

D’après Nguyên Van Tuân, le développement de cette forme de tourismedevrait se baser sur les trois orientations suivantes.

Premièrement : exploiter les valeurs exceptionnelles des paysagesnaturels et de la culture nationale, à commencer par la culturereligieuse et de croyances du Vietnam.

Deuxièmement :faire du tourisme spirituel un moteur pour attirer les touristes, avecen parallèle la promotion d’autres activités de services touristiques,la création d’une diversification afin de rendre le tourisme vietnamienencore plus séduisant au regard du voyageur contemporain.

Considérer l’essor du tourisme spirituel comme une solution efficacecontribuant à inscrire le développement du pays sur la durée, ce àtravers la création d’emplois et de revenus pour les résidents locaux,l’amélioration de la compréhension interculturelle, la motivation de laconservation des valeurs traditionnelles, pour honorer l’identitéculturelle de la nation.

Troisièmement : développerle tourisme spirituel pour améliorer la vie culturelle, spirituelle etintellectuelle du peuple et la qualité de vie, ainsi que favoriser leprogrès social.

Le tourisme spirituel est en trainde devenir une tendance populaire, reliant les cultures dans l’espritdes gens. Le Vietnam dispose d’un grand potentiel pour son développementgrâce à une culture profondément variée et enracinée s’orientant versles nobles valeurs spirituelles, les croyances et les convictionsreligieuses.

Le Parti et l’État ne cessent de sepréoccuper de la vie culturelle du peuple comme le montre la mise enplace de politiques favorables au développement du tourisme spirituel,lesquelles contribuent au développement socio-économique, et enparticulier de l’économie touristique.

Dansl’avenir, dans le cadre de la stratégie de développement du tourisme duVietnam à l’horizon 2020 et sa vision pour 2030, le pays devrait mettreen œuvre des mesures synchrones pour promouvoir l’essor du tourismespirituel et inscrire définitivement le pays dans une logique dedéveloppement durable. -VNA

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