Hanoi (VNA) – L’Association du textile et de l’habillement du Vietnam (VITAS) s’est engagée en faveur du développement durable visant la transformation verte, la création d’emplois et l’amélioration de la vie des travailleurs d’ici 2030, conformément aux objectifs de développement durable des Nations unies, a déclaré son président Vu Duc Giang.

Le textile vietnamien met le cap sur le developpement durable hinh anh 1La VITAS souligne la nécessité d’une "croissance verte" dans le développement de l’industrie du textile et de l’habillement. Photo: VNA

 
Pour se développer de manière durable, participer et être compétitif dans la chaîne d’approvisionnement de l’industrie mondiale de la mode, l’industrie du textile et de l’habillement du Vietnam ne rivalise pas en termes de main-d’œuvre bon marché, mais de qualité, de technologie, de productivité, de délai de livraison, de transparence, de réduction maximale de la consommation d’énergie, de ressources naturelles et environnementales, a-t-il estimé.

En 2015, l’industrie mondiale du textile et de l’habillement a consommé 79 milliards de m3 d’eau, émis 1.715 millions de tonnes de CO2 et 92 millions de tonnes de déchets. Si les mêmes méthodes de production sont appliquées, ces chiffres augmenteront d’au moins 50% d’ici 2030.

La Docteure Dô Quynh Chi, directrice du Centre de recherche sur les relations de travail (ERC), a estimé que les entreprises doivent augmenter la valeur de leur production afin de disposer de ressources à investir dans la pratique des normes du travail et de l’environnement, d’établir des relations directes à long terme avec les marques.

Abondant dans ce sens, Vu Duc Giang a suggéré aux entreprises à attirer et à retenir une main-d’œuvre qualifiée, à considérer ses employés comme une véritable richesse, et en même temps, à se connecter aux chaînes de valeur pour en tirer des bénéfices de leur participation.

Selon la Docteure Do Quynh Chi, une récente enquête menée par ERC montre que près de 50% des marques, en particulier les grandes marques, disent ne s’approvisionner qu’auprès de grandes usines de plus de 1.000 employés car estimant que les petites ne présentent pas les performances requises en matière de qualité et de responsabilité sociétale.

Mais à défaut d’alternatives, les petites et moyennes entreprises (PME) risquent de succomber aux sirènes du low cost et cela aboutirait à une course au hard discount qui préconise des prix plancher, rendus possibles par de nombreux sacrifices sur l’environnement et le service.

Par conséquent, il est nécessaire de mettre en place des mesures d’incitation, de soutien aux PME en termes de technologie et de management, notamment de pratique des normes de développement durable leur permettant de pouvoir participer progressivement aux chaînes d’approvisionnement durables.

Le secteur ambitionne de générer environ 39 milliards de dollars d’exportations en 2021, un objectif égal à celui atteint en 2019. L’an dernier, il a exporté pour 35 milliards de dollars, soit une baisse de 10,5% en glissement annuel. – VNA