Le Têt traditionnel en France, autrefois et aujourd'hui

La plupart des Vietnamiens résidant en France ont réussi à préserver les costumes et l’identité des Vietnamiens. Le fait de fêter le Têt traditionnel en France en a toujours témoigné.

Paris (VNA) - Les Vietnamiens sont venus résider en France pendant des périodes différentes et ont dû batailler pour gagner leur vie, mais la plupart d’entre eux ont réussi à préserver les costumes et l’identité des Vietnamiens. Le fait de fêter le Têt traditionnel (Têt Nguyên Dan) en France en a toujours témoigné.

Le Têt traditionnel en France, autrefois et aujourd'hui ảnh 1Un numéro artistique des enfants vietnamiens en France destiné à saluer le Têt traditionnel. Photo: NDEL

Le Têt d’autrefois

Le Têt traditionnel est un moment de retrouvailles où les membres de la famille laissent de côté leurs soucis de la vie quotidienne pour préparer ensemble le Têt, vivre son ambiance chaleureuse.

En se rappelant le Têt d’autrefois, Nguyên Van Bôn, ancien vice-président de l’Association des Vietnamiens en France a fait savoir qu’avant 1975, il n’existait pas en France de marchés du Têt. Les Vietnamiens faisaient des achats dans certaines boutiques de produits asiatiques.

Comme Nguyên Van Bôn, la plupart des Vietnamiens ont dû consacrer beaucoup de temps pour faire des études et travailler. Ils n’avaient ainsi pas de temps pour préparer le Têt à ce moment-là. Ils présentaient aux ancêtres quelques plats traditionnels sans préparation du "banh chung" (gâteau de riz gluant farci de viande de porc et d’haricot mungo enveloppé dans des feuilles de latanier ou de bananier), ni danse ni visite à la pagode,…

Quand le pays natal est entré dans une guerre féroce, le mouvement de lutte des Vietnamiens en France pour la libération nationale était en effervescence. À ce moment-là, le Têt traditionnel a offert aux Vietnamiens en France une excellente occasion de se réunir et d’éveiller en eux le patriotisme. Heureusement, les amis français venaient partager cette joie. Aussi, la presse française a commencé à parler du Têt traditionnel du Vietnam qui peu à peu était connu des amis étrangers.

Le Têt de paix en 1973, le Têt du peuple en 1974 et le Têt de la réunification en 1975 ont donné de fortes impressions aux Vietnamiens en France. Ils ont frémi d’émotion en se régalant de danses traditionnelles, de chansons populaires, …

Thu Lan, venue en France en 1963, a partagé le fait que son pays natal ne cessait de lui manquer au début. Elle se rappelait à l’occasion du Têt, des préparatifs pour la fête de Ông Công (le Génie de la terre) et Ông Tao (les Génies de la Cuisine) (les Vietnamiens ont l’habitude de prendre un jour de congé pour Ông Công et Ông Tao le 23e jour du 12e mois lunaire), le réveillon du jour de l'An où les membres de la famille fêtent ensemble l’arrivée du Nouvel An,… Il s’agissait avant 1975 en France pour les Vietnamiens d’une bonne occasion pour obtenir l'appui du peuple français dans la lutte des Vietnamiens pour la libération nationale. Laissant de côté leurs travaux et leurs soucis, les Vietnamiens en France préparaient ensemble le Têt traditionnel. Ils ont tous eu la même opinion qu’ils ont eue de la chance de passer joyeusement le Têt traditionnel en France tandis que leur pays natal était touché par d'énormes pertes humaines et matérielles causées par la guerre. Les Vietnamiens en France ont donc fait tout leur possible pour contribuer en grande partie à la lutte pour la libération nationale.

Le Têt d’aujourd’hui

Ces derniers temps, les étudiants vietnamiens venus faire des études en France y ont apporté des habitudes et des costumes de leur pays natal, donc le Têt est empreint d’identité culturelle du Vietnam. Maintenant, le Têt traditionnel en France est un moment de rassemblement des Vietnamiens où ils pratiquent leurs rituels traditionnels: offrir de l’encens sur l’autel de leurs ancêtres pour rendre hommage aux proches disparus; exprimer leur gratitude envers le Ciel, la Terre et les Génies, rendre visite à leurs proches et leurs amis, visiter les pagodes,… En outre, il s’agit également d’une bonne occasion pour les personnes âgées de transmettre les traditions de leur pays natal à leurs enfants et de les encourager à préserver ces traditions, à reconnaître les contributions de leurs ancêtres comme le dit un proverbe «Quand on boit de l’eau, on pense à la source», à renforcer la solidarité au sein de la communauté vietnamienne.

Le Têt traditionnel en France, autrefois et aujourd'hui ảnh 2Les Vietnamiens en France se réunissent pour célébrer le Têt traditionnel. Photo: NDEL

En France, le Têt traditionnel est devenu un moment de rencontres entre les Vietnamiens et leurs amis français. Célile Minh, une française d’origine vietnamienne vivant à Dreux situé à 80km de Paris, est revenue au Vietnam en 1991 et a créé à cette occasion une Association d’Amitié France - Vietnam en France afin de collecter des dons pour venir en aide aux Vietnamiens en difficulté au Vietnam. Chaque fois que le Têt arrive, elle invite ses amis français à venir goûter chez elles les plats traditionnels du Vietnam qu’elle a préparés elle-même. Il s’agit d’une bonne occasion pour elle de leur présenter l'image du Vietnam et de son peuple ainsi que sa culture et les activités de charité de son Association.

Un Nouvel An est arrivé, les Vietnamiens résidant en France ont passé le Réveillon «en vietnamien: Giao thua», le moment le plus sacré de l’année pour les Vietnamiens car c’est le passage de l’ancienne à la nouvelle année, dans la nostalgie. Malgré les vagues apparues en France l’année dernière, les Vietnamiens en France espèrent toujours la paix et le bonheur pour le Nouvel An. – NDEL/VNA

Voir plus

Des mannequins présentent l'ao dài de la styliste Lan Huong lors de la Semaine de la mode de l’ao dài 2026. Photo : VNA

Les belles marches de l’ao dài sur la scène internationale de la mode

Le projet «Semaine de la mode de l’ao dài» vise à introduire la tunique traditionnelle vietnamienne sur la scène de la mode mondiale. Après Londres, le projet devrait se poursuivre à Paris et à Milan, deux capitales mondiales de la mode, afin de promouvoir davantage l’identité culturelle vietnamienne.

Trinh Van Quyêt, secrétaire du Comité central du Parti et chef de sa Commission de la sensibilisation, de l’éducation et de la mobilisation des masses, remet les prix A aux lauréats. Photo: VNA

Les 8es Prix nationaux du livre récompensent plus de 50 ouvrages exceptionnels

Deux prix A, la plus haute distinction de ces prix, ont été décernés à « Lich su Viet Nam bang hinh » (L’Histoire du Vietnam en images), ouvrage de Dong A et plusieurs auteurs, publié conjointement par la Maison d’édition de l’Université nationale d’éducation de Hanoi et la Société par actions culturelle Dong A.

L'architecte Thibault Fèbrer et la chanteuse Thanh Tâm interprètent la chanson l’air traditionnel « Bèo dat mây trôi» lors du programme. Photo: VNA

Le programme "Couleurs du printemps" promeut la culture vietnamienne en France

Le programme comprenait des mélodies traditionnelles telles que le « dan tinh » (un instrument de musique) et les chants traditionnels «then» de l’ethnie Tày, des chants populaires Quan ho de Bac Ninh, ainsi que des musiques folkloriques du Nord et du Sud du Vietnam, des extraits de «cai luong» (théâtre rénové) et des chansons populaires célébrant la Patrie, le printemps et l’amour.

Des visiteurs à l'exposition. Photo : VNA

Exposition de peintures et de livres « L’âme vietnamienne en France »

Le Club des amis des mers et des îles du Vietnam en France, en coordination avec l’association Huong Sac Vietnam – Europe, a organisé une exposition de peintures et de livres, placée sous le thème « L’âme vietnamienne en France », qui s’est tenue dans l’après-midi du 7 mars (heure locale) au centre culturel Marius Sidobre, dans le Val-de-Marne, région Île-de-France.

Dans le respect de l’esprit martial, le festival de lutte du village de Sinh interdit formellement toute prise ou tout coup dangereux. Photo : Mai Trang – VNA

Festival de lutte du village de Sinh : une tradition martiale au cœur du Têt

Dans la matinée du 10ᵉ jour du premier mois lunaire, de nombreux habitants et touristes affluent vers l’arène de lutte du village de Sinh (Hue, au Centre), installée dans l’enceinte du temple communal de Lai An. La particularité de l’événement est d’être ouvert à tous les participants, qu’ils soient ou non originaires de la localité. 

Ouverture du 12e Festival de l’ao dai de Ho Chi Minh-Ville 2026, placé sous le thème "Fils de soie dorée – Tisser des aspirations", le 6 mars. Photo: : VNA

Coup d'envoi du 12e Festival de l'ao dai à Ho Chi Minh-Ville

Le 12e Festival de l'ao dai à Ho Chi Minh-Ville propose 17 activités principales tout au long du mois de mars, transformant la métropole en une vaste scène culturelle où l’ao dai s’invite non seulement dans les spectacles artistiques, mais aussi dans la vie communautaire, les espaces urbains et les activités touristiques.

Des femmes en ao dài. Photo: VNA

Le mois de mars resplendit d’élégance avec l’ao dài, tunique traditionnelle

Début mars, les scènes de femmes en ao dài prenant des photos de printemps au bord des lacs, dans les parcs, devant les bureaux, les temples et les sites historiques sont devenues un spectacle familier à Hanoi. Les réseaux sociaux regorgent également d’images et de récits autour de cette tenue élégante, devenue un symbole de la saison dédiée à la célébration des femmes.

Le comité d'organisation rend hommage aux artistes et chanteurs présents lors de la cérémonie d'annonce et d'ouverture du vote pour la 20e édition des Prix Công hiên.

Soobin et Hoa Minzy, premier duo d’ambassadeurs des Prix Công hiên 2026

Le choix de Soobin et Hoa Minzy s’est fondé sur leur stature artistique, leur esprit créatif et leur dévouement, valeurs en parfaite adéquation avec celles des Prix Công hiên (Contributions). Ce choix leur permettra de tisser des liens plus étroits avec un public plus jeune, tout en préservant leur professionnalisme.

L’ikebana incarne l’esthétique et la philosophie japonaise, offrant un regard profond sur la relation entre l’homme et la nature. Photo: Musée des beaux-arts du Vietnam

À l’écoute des fleurs de pêcher sur les ailes de l’ikebana, art floral japonais

Inspirée par la douce brise d’est annonçant le printemps, l’exposition reflète la renaissance des vergers de pêchers le long du fleuve Rouge après le typhon Yagi, qui a causé d’importants dégâts à Hanoi en 2024. Plutôt que de se concentrer sur la perte, l’événement met en lumière la résilience et le renouveau, explorant comment la nature et les êtres humains se relèvent après l’adversité.

Photo: VNA

Intelligence, courage et ambition : les femmes façonnent le Vietnam d'aujourd'hui et de demain

Au Vietnam, les femmes s’imposent comme une force motrice essentielle du développement économique national. Leur influence, loin de se limiter aux secteurs traditionnels, s’étend aujourd’hui de la production manufacturière aux affaires et aux services, en passant par l’entrepreneuriat innovant, l’économie numérique, l’économie verte, l’économie circulaire et la finance inclusive.

Des étudiants de l'Université nationale de Brunei Darussalam à un atelier de décoration avec des motifs traditionnels vietnamiens et brunéiens. Photo : VNA

Au Brunei, le Têt vietnamien devient un pont culturel entre les deux peuples

À l’occasion du Nouvel An lunaire 2026 (Têt traditionnel de l’Année du Cheval), l’ambassade du Vietnam a organisé, les 26 février et 3 mars, une série d’événements consacrés aux coutumes du Têt vietnamien, créant un espace d’échanges culturels riche en couleurs associant promotion linguistique et artisanat traditionnel vietnamien auprès des étudiants et du public brunéiens.