Pendant les trois premiers jours du Têt, lesvillageois se rendent visite tour à tour, sirotent de l’alcool de maïset des banh giây (gâteaux ronds de riz gluant). Ils ne mangent que de laviande, souvent porc et poulet. Ils ne prennent pas de riz avec lasoupe parce que, selon leurs croyances, cela pourrait apporter desinondations désastreuses pour les récoltes. Les H’mong ne dépensent rienles premiers jours de l’an, pensant qu’agir ainsi leur permettra devivre confortablement le restant de l’année.
Dans leurstenues traditionnelles chamarrées, jeunes garçons et filles se prêtent àdes jeux traditionnels comme le lancer de pao ou le tir à la corde,dansent au son du khèn (sorte d’orgue à bouche) ou se livrent à desconcours de chants alternés.
Le Réveillon est un momentsacré, où chaque famille prépare le culte du Nouvel An. Le chef defamille s’occupe de remettre les offrandes : il dispose des banh giây,des tasses remplies d’alcool de riz sur une table, avant d’allumer desbâtons d’encens, le tout accompagné de prières. -CVN/VNA
Le culte des Déesses-Mères, dix ans après sa reconnaissance par l’UNESCO
L’année 2026 marque le 10e anniversaire de l’inscription des « Pratiques liées au culte vietnamien des Déesses-Mères des Trois mondes » sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Dix ans après cette reconnaissance, les valeurs culturelles de ce culte continuent de vivre au sein des communautés, à travers les rites traditionnels, l’art du chant hát văn, les costumes rituels et la pratique médiumnique hầu đồng.