Pendant les trois premiers jours du Têt, lesvillageois se rendent visite tour à tour, sirotent de l’alcool de maïset des banh giây (gâteaux ronds de riz gluant). Ils ne mangent que de laviande, souvent porc et poulet. Ils ne prennent pas de riz avec lasoupe parce que, selon leurs croyances, cela pourrait apporter desinondations désastreuses pour les récoltes. Les H’mong ne dépensent rienles premiers jours de l’an, pensant qu’agir ainsi leur permettra devivre confortablement le restant de l’année.
Dans leurstenues traditionnelles chamarrées, jeunes garçons et filles se prêtent àdes jeux traditionnels comme le lancer de pao ou le tir à la corde,dansent au son du khèn (sorte d’orgue à bouche) ou se livrent à desconcours de chants alternés.
Le Réveillon est un momentsacré, où chaque famille prépare le culte du Nouvel An. Le chef defamille s’occupe de remettre les offrandes : il dispose des banh giây,des tasses remplies d’alcool de riz sur une table, avant d’allumer desbâtons d’encens, le tout accompagné de prières. -CVN/VNA
Préserver l’âme du khèn des Mông dans les écoles en zone montagneuse
Le khèn est l’instrument de musique emblématique des Mông, celui qui les relie au monde invisible. Sous le soleil des premiers jours d’été sur le plateau rocheux de l’extrême Nord, la cour de l’école primaire en internat semi-pensionnaire pour minorités ethniques de Sung La, dans la commune de Sa Phin (province de Tuyên Quang), résonne d’une mélodie singulière.