Pendant les trois premiers jours du Têt, lesvillageois se rendent visite tour à tour, sirotent de l’alcool de maïset des banh giây (gâteaux ronds de riz gluant). Ils ne mangent que de laviande, souvent porc et poulet. Ils ne prennent pas de riz avec lasoupe parce que, selon leurs croyances, cela pourrait apporter desinondations désastreuses pour les récoltes. Les H’mong ne dépensent rienles premiers jours de l’an, pensant qu’agir ainsi leur permettra devivre confortablement le restant de l’année.
Dans leurstenues traditionnelles chamarrées, jeunes garçons et filles se prêtent àdes jeux traditionnels comme le lancer de pao ou le tir à la corde,dansent au son du khèn (sorte d’orgue à bouche) ou se livrent à desconcours de chants alternés.
Le Réveillon est un momentsacré, où chaque famille prépare le culte du Nouvel An. Le chef defamille s’occupe de remettre les offrandes : il dispose des banh giây,des tasses remplies d’alcool de riz sur une table, avant d’allumer desbâtons d’encens, le tout accompagné de prières. -CVN/VNA
L’art du thé au lotus de Hué : quand la fleur sublime l’infusion
Pour confectionner le thé au lotus, l’artisan doit faire preuve d’une minutie extrême. Il se lève à l’aube afin de sélectionner des fleurs répondant à des critères particulièrement rigoureux, privilégiant celles qui n’ont pas encore pleinement éclos et dont la fraîcheur est irréprochable. Avec une infinie délicatesse, il insère ensuite le thé au cœur de lotus blancs anciens, véritable écrin naturel aux parfums subtils. Le thé y repose durant toute une journée, exposé aux éléments, absorbant patiemment l’essence florale et la fragrance délicate du lotus, jusqu’à atteindre une harmonie aromatique d’une grande finesse.