Pendant les trois premiers jours du Têt, lesvillageois se rendent visite tour à tour, sirotent de l’alcool de maïset des banh giây (gâteaux ronds de riz gluant). Ils ne mangent que de laviande, souvent porc et poulet. Ils ne prennent pas de riz avec lasoupe parce que, selon leurs croyances, cela pourrait apporter desinondations désastreuses pour les récoltes. Les H’mong ne dépensent rienles premiers jours de l’an, pensant qu’agir ainsi leur permettra devivre confortablement le restant de l’année.
Dans leurstenues traditionnelles chamarrées, jeunes garçons et filles se prêtent àdes jeux traditionnels comme le lancer de pao ou le tir à la corde,dansent au son du khèn (sorte d’orgue à bouche) ou se livrent à desconcours de chants alternés.
Le Réveillon est un momentsacré, où chaque famille prépare le culte du Nouvel An. Le chef defamille s’occupe de remettre les offrandes : il dispose des banh giây,des tasses remplies d’alcool de riz sur une table, avant d’allumer desbâtons d’encens, le tout accompagné de prières. -CVN/VNA
La peinture populaire de Dông Hô renaît grâce à la technologie et à la créativité
La peinture populaire de Dông Hô, célèbre pour ses estampes réalisées sur le papier traditionnel « điệp » et ses pigments naturels issus notamment de feuilles de bambou et de poudre de pierre rouge, a longtemps illustré avec simplicité et vivacité les scènes de la vie rurale vietnamienne grâce à la technique de la gravure sur bois. Aujourd’hui pourtant, pour de nombreux jeunes, cet art ancestral n’existe plus que dans les manuels scolaires ou les musées.