Le secteur agricole et environnemental dépasse l’ensemble de ses objectifs

Malgré la volatilité de l’économie mondiale, la faible croissance et la complexité croissante des impacts du changement climatique et des catastrophes naturelles, le secteur de l’agriculture et de l’environnement a atteint, voire dépassé, les neuf objectifs fixés par le gouvernement, jetant ainsi des bases solides pour une nouvelle phase de développement.

En 2026, le secteur de l’agriculture et de l’environnement a atteint, voire dépassé, les neuf objectifs fixés par le gouvernement, jetant ainsi des bases solides pour une nouvelle phase de développement. Photo: VNA
En 2026, le secteur de l’agriculture et de l’environnement a atteint, voire dépassé, les neuf objectifs fixés par le gouvernement, jetant ainsi des bases solides pour une nouvelle phase de développement. Photo: VNA


Hanoï (VNA) – Malgré la volatilité de l’économie mondiale, la faible croissance et la complexité croissante des impacts du changement climatique et des catastrophes naturelles, le secteur de l’agriculture et de l’environnement a atteint, voire dépassé, les neuf objectifs fixés par le gouvernement, jetant ainsi des bases solides pour une nouvelle phase de développement.

Selon le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, la croissance du PIB sectoriel s’est établie entre 3,7 et 3,92 %, tandis que les exportations de produits agricoles, forestiers et halieutiques sont estimées à environ 70 milliards de dollars, dépassant largement l’objectif de 65 milliards de dollars et générant un excédent commercial de plus de 20 milliards de dollars. Les indicateurs sociaux et environnementaux ont continué de s’améliorer de manière significative : près de 80 % des communes répondent aux nouvelles normes rurales, le taux de couverture forestière atteint 42,03 %, 95 % des déchets solides urbains sont collectés et traités conformément aux normes, et le taux de pauvreté multidimensionnelle a reculé de 0,8 à 1 point de pourcentage.

La production est restée stable et s’est progressivement orientée vers une agriculture verte et à faibles émissions de carbone. En 2025, le secteur a mis en œuvre 312 734 hectares dans le cadre du projet d’un million d’hectares de riziculture de haute qualité et à faibles émissions dans le delta du Mékong, tandis que la production céréalière totale a atteint 48,09 millions de tonnes. L’élevage a fourni 8,7 millions de tonnes de viande (poids vif) et près de 21,4 milliards d’œufs, répondant pleinement à la demande intérieure. La production halieutique s’est élevée à 9,78 millions de tonnes, pour une valeur à l’exportation estimée à environ 11 milliards de dollars.

La foresterie a continué d’assumer son double rôle de moteur économique et de pilier de la protection de l’environnement. Les exportations de bois et de produits forestiers ont dépassé 18 milliards de dollars, tandis que les recettes issues des services environnementaux forestiers ont excédé 3 730 milliards de dôngs (environ 141,82 millions de dollars), contribuant à assurer des moyens de subsistance durables aux communautés dépendantes des forêts. Dans l’ensemble du secteur, plus de 2 500 filières agricoles ont été maintenues et les superficies cultivées en agriculture biologique ont dépassé 174 000 hectares, traduisant une nette tendance vers un développement agricole durable, standardisé et orienté vers le marché.

Dans le cadre de la réorganisation administrative consécutive à la fusion, le ministère a réduit de 25 unités sur 55 ses structures internes, soit une baisse de 45,45 %, afin de rationaliser son appareil organisationnel tout en garantissant un fonctionnement unifié et efficace. Les travaux d’élaboration et de perfectionnement du cadre juridique ont été accélérés, avec la soumission et la promulgation de deux lois, 19 décrets, quatre résolutions et 74 circulaires. En outre, 1 055 documents juridiques ont été examinés, 381 missions ont été décentralisées et 208 conditions commerciales ainsi que 73 procédures administratives ont été simplifiées, créant un environnement plus favorable aux citoyens et aux entreprises.

La transformation numérique et l’application des sciences et technologies ont été promues de manière globale. Le secteur a déployé 277 services publics en ligne, intégré les infrastructures numériques, mis en place un centre de données partagé et synchronisé les données de 61 millions de parcelles foncières dans la base de données nationale. Grâce à 461 nouvelles variétés, 216 innovations techniques et 34 brevets, l’efficacité économique a progressé d’environ 30 %. De nombreux modèles agricoles numériques, intelligents et hautement automatisés ont été développés, notamment des champs « à faible empreinte écologique », illustrant des avancées concrètes dans la modernisation de la production.

Par ailleurs, sur la période 2021-2025, le secteur a soutenu la construction et la rénovation de logements pour près de 90 000 ménages pauvres ou à faible revenu et a mis en œuvre 292 projets d’aménagement et de stabilisation de la population, contribuant à une réduction durable de la pauvreté et à l’amélioration des moyens de subsistance, en particulier dans les zones défavorisées et exposées aux catastrophes naturelles.

Dans les domaines de la gestion des ressources naturelles, de la protection de l’environnement et de la lutte contre le changement climatique, le ministère a renforcé l’efficacité de la gouvernance grâce à des approches modernes, transparentes et fondées sur les données, en intégrant progressivement les systèmes de surveillance aux plateformes numériques.

En matière d’action climatique, il a formulé des propositions relatives à l’élaboration et à la révision des réglementations sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la protection de la couche d’ozone ; soutenu la mise en place et le fonctionnement du marché du carbone ; développé des composantes techniques clés telles que le système national d’enregistrement et le cadre réglementaire du marché ; et préparé les éléments nécessaires à la troisième contribution déterminée au niveau national du Vietnam pour la période 2025-2035.

À l’horizon 2026, le secteur agricole continuera de faire face à des défis majeurs liés aux impacts croissants du changement climatique, à l’épuisement des ressources et à la pollution environnementale, ainsi qu’aux exigences des engagements internationaux en matière de croissance verte, de réduction des émissions et de conservation de la nature. En réponse, il s’emploiera à renforcer la gestion des ressources et la protection de l’environnement, à accroître la résilience climatique et à exploiter efficacement les ressources foncières, hydriques, forestières et la biodiversité, afin de contribuer au développement agricole durable et à la croissance socio-économique du pays. – VNA

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