Le Royaume-Uni aide le Vietnam à lutter contre la résistance aux antimicrobiens

Un Protocole d'accord sur le Programme de coopération en matière de prévention et de contrôle de la résistance aux antibiotiques au Vietnam de 2021 à 2023 a été signé le 26 novembre à Hanoï.
Le Royaume-Uni aide le Vietnam à lutter contre la résistance aux antimicrobiens ảnh 1La signature d'un protocole d'accord sur le Partenariat de coopération en matière de prévention et de contrôle de la résistance aux antibiotiques. Photo : VNA

Hanoï, 27novembre (VNA) - Un Protocole d'accord sur le Partenariat de coopération enmatière de prévention et de contrôle de la résistance aux antibiotiques au Vietnamde 2021 à 2023 a été signé le 26 novembre à Hanoï entre le Département de gestionde traitement (ministère de la Santé), l'ambassade du Royaume-Uni au Vietnam etle bureau de représentation de GlaxoSmithKline Pte Ltd à Ho Chi Minh Ville.

Le professeurassocié, Dr Luong Ngoc Khue, président du département, chef adjoint du Comité nationalde pilotage sur la résistance aux antibiotiques, a déclaré que la mise en œuvredu Plan d'action national sur la résistance aux antibiotiques pour la période2013-2020 et l'élaboration d'une stratégie pour les cinq prochaines annéesétaient l'un des principaux objectifs du secteur de la santé.

Avecl'accompagnement du gouvernement britannique et des entreprises du secteur dela santé britannique, la lutte contre la résistance aux antibiotiques auVietnam aura accès à un programme de formation médicale continue et pluscomplet, a-t-il ajouté.

L'ambassadeurbritannique au Vietnam, Gareth Ward, a affirmé l’engagement du gouvernementbritannique à accompagner le Vietnam pour résoudre des problèmes médicaux,notamment la résistance aux antibiotiques à travers la mise en œuvre desprogrammes de coopération avec des partenaires stratégiques. La résistance auxantibiotiques est devenu une crise sanitaire mondiale, il faut avoir lesefforts collectifs pour régler cette question afin d'assurer la santé et le bien-êtredes générations futures, a-t-il estimé.

Par ce protocoled'accord, le ministère de la Santé du Vietnam, l'ambassade du Royaume-Uni et GlaxoSmithKlinePte Ltd se sont engagés à soutenir le renforcement des capacités des agents desanté en termes de résistance aux antibiotiques et de prescriptiond'antibiotiques appropriée pour les infections respiratoires communautaires ; àfournir des solutions de soins de santé complètes ; à accroître la prisede conscience sur les conséquences de la résistance aux antibiotiques ; àaméliorer la compréhension de l'utilisation appropriée des antibiotiques dansla communauté.

Au Vietnam, les antibiotiquesreprésentent plus de 50% des produits pharmaceutiques utilisés. Le Vietnam estl'un des pays ayant un taux élevé de résistance aux antibiotiques en Asie.Notamment, les infections respiratoires dans la communauté font partie de lacause de maladies respiratoires courantes telles que la maladie pulmonaireobstructive chronique, la pneumonie communautaire ... avec l'augmentation continuedu taux de résistance aux antibiotiques, ce qui augmente la mortalité causant unecharge sur les traitements médicaux et des pertes économiques.

En outre, denombreux facteurs ont conduit le renforcement de l’ampleur de la résistance auxantibiotiques, tels que le surpeuplement des établissements médicaux, le manquede matériel d'analyse microbiologique et le manque de personnel ayant uneformation microbiologique et pharmaceutique. -VNA

source

Voir plus

La Conférence sur la coopération médicale Vietnam-Danemark 2026 est organisé sous le thème : « Hôpital intelligent, santé numérique et innovation biomédicale ». Photo : VNA

Le Vietnam et le Danermark renforcent leur coopération médicale de haute technologie

Dans le prolongement immédiat de la visite d’État au Danemark du secrétaire général du Parti et président de la République, Tô Lâm, cet événement marque l’une des premières étapes concrètes de la mise en œuvre des accords de haut niveau signés après l’élévation de leurs relations bilatérales au rang de partenariat stratégique global, et ouvre de nouvelles perspectives de coopération dans les domaines de la santé, des sciences, des technologies et de l’innovation.

Da Nang investit massivement dans la modernisation de ses équipements médicaux, en privilégiant l'efficacité des tests et de l'imagerie diagnostique selon les normes internationales. Photo : VNA

Le Vietnam mise sur le tourisme médical pour créer de la valeur ajoutée

Le développement du tourisme médical ouvre de nouvelles perspectives, contribuant à diversifier les produits touristiques, à améliorer la qualité des services de santé et à créer de la valeur supplémentaire pour l'économie. Fort de son système de santé, de sa médecine traditionnelle et de ses ressources naturelles et médicinales abondantes, le Vietnam dispose de nombreux atouts pour développer le tourisme médical.

Soins de santé et séances de kinésithérapie pour les patients à l’hôpital de Da Nang. Photo : VNA

La médecine traditionnelle, un atout pour le tourisme de bien-être

Grâce à la richesse de ses ressources médicinales et à son patrimoine de médecine traditionnelle, le Vietnam dispose d’atouts importants pour développer le tourisme de bien-être. La valorisation de ce potentiel passe toutefois par la préservation des ressources génétiques, la normalisation de la production, la recherche scientifique et la création de produits et services à forte valeur ajoutée, alliant soins de santé et patrimoine culturel.

L’hôpital central de Huê a réalisé avec succès deux transplantations rénales consécutives grâce au système de conservation LifePort, portant à cinq le nombre total de greffes utilisant cette technologie. Photo: VNA

L’Hôpital central de Huê établit un record : un rein conservé 18 heures avant une transplantation à longue distance

L’hôpital central de Huê a réalisé avec succès deux transplantations rénales consécutives grâce au système de conservation LifePort, portant à cinq le nombre total de greffes utilisant cette technologie. L’une d’elles a notamment permis de transporter un rein sur plus de 1 800 km, avec environ 18 heures d’ischémie froide, illustrant les progrès de la médecine vietnamienne en matière de conservation des organes et de coordination des équipes médicales.

Le 13 mars 2026, l’hôpital Việt Đức a réalisé une série de transplantations à partir d’un donneur en état de mort cérébrale. Photo : VNS

Transplantation d’organes : la médecine vietnamienne franchit de nouveaux caps.

Avec 34 centres spécialisés et la maîtrise de techniques complexes, notamment les transplantations de plusieurs organes et les greffes en « domino », le Vietnam renforce ses capacités dans le domaine de la transplantation, tout en poursuivant le développement de la recherche et le transfert de technologies médicales de pointe.

Chirurgie robotique de transplantation d’organes à l’hôpital Binh Dân. Photo: VNA

La médecine vietnamienne consacre son expertise dans les greffes multiples

Grâce à son réseau de 34 centres de transplantation actifs, le système de santé national a dépassé le stade des greffes d’organes isolés et maîtrise désormais des interventions d’une grande complexité. Ces avancées médicales et les recherches associées sont aujourd’hui en lice pour le prestigieux Prix Hô Chi Minh des sciences et technologies.

Vaccination des enfants contre la grippe pour réduire le risque de propagation de la grippe A. Photo: VNA

Forte hausse des cas de grippe A au sein de la communauté

Hô Chi Minh-Ville a recensé 34 664 cas d’infections respiratoires aiguës au cours de la première semaine d’octobre, soit une hausse de plus de 64 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Face à la progression de la grippe A, les autorités sanitaires appellent la population à renforcer les mesures de prévention, notamment auprès des personnes vulnérables.

Le Vietnam entend faire de la médecine traditionnelle un pilier de son système de santé et un secteur économique à forte valeur ajoutée. Photo: VNA

Le Vietnam entend développer une médecine traditionnelle globale, moderne et scientifique

Le Vietnam entend faire de la médecine traditionnelle un pilier de son système de santé et un secteur économique à forte valeur ajoutée. La stratégie nationale adoptée à l’horizon 2030, avec une vision jusqu’en 2045, mise sur l’intégration des soins traditionnels et modernes, le développement de l’industrie des plantes médicinales, l’innovation scientifique et la valorisation des savoirs ancestraux, tout en renforçant le rayonnement international du pays.

Le camélia doré, une plante médicinale précieuse, est largement cultivé dans la province de Thai Nguyen. Photo diffusée par la VNA

La science et la technologie révolutionnent la filière des plantes médicinales

Fort de ses riches ressources médicinales et d’une longue tradition en la matière, le Vietnam possède le potentiel de développer une filière de plantes médicinales compétitive à l’échelle internationale. Toutefois, pour concrétiser ce potentiel, il est nécessaire de mettre en œuvre des politiques plus vigoureuses et de recourir davantage à la science et à la technologie.