Trà Vinh (VNA) – La danse Robam, un art classique très emblématique de la communauté ethnique khmère de la province de Trà Vinh (Sud), a été reconnue comme patrimoine culturel immatériel national.
 
Une scène de Robam des Khmers. Photo : TV/CVN

Le Robam est un art scénique pratiqué par l’ethnie khmère, mélangeant danse théâtrale et drame classique. Les épopées, les contes de fées, les légendes bouddhiques ou brahmaniques, dont le fameux Ramayana indien, sont reproduits sur scène dans un langage chorégraphique accompagné par un orchestre appelé le pinpeat.

Cette danse classique était, à l’origine, exécutée uniquement devant la famille royale khmère. Ce n’est que vers le milieu du XXe siècle qu’elle a été portée à la connaissance du public.

Les personnages d’une pièce de Robam sont divisés en deux groupes: les gentils, qui ne portent pas de masques pendant la représentation, et les méchants, masqués, dont le plus connu est le monstre Yeak. À la fin de la pièce, le bien triomphe toujours du mal.

Préserver un patrimoine culturel immatériel

Le Robam est pratiqué lors de fêtes traditionnelles, de rituels d’adoration, de cérémonies célébrant le passage de la pluie au soleil et avant la saison des récoltes.

Des études réalisées par le Musée de la province de Trà Vinh ont montré que les arts du Robam de la province ont atteint leur apogée dans les années 1960, la plupart des artistes et des danseurs étant des habitants locaux.

Selon l’"Artiste Émérite" Kim Thinh, ancien chef de la troupe d’art Anh Binh Minh, la langue principale utilisée dans une performance de Robam est celle de la danse et les scénarios sont basés sur des contes populaires et sur le Ramayana - un poème épique indien. Auparavant, les artistes de Robam livraient leurs performances à la lueur d’une torche sur un espace au sol couvert de paille. De nos jours, l’équipement scénique et les systèmes d’éclairage offrent un plus grand soutien aux artistes pour attirer le public. Les scripts ont également été raccourcis pour rendre les performances plus accessibles.

Le nombre d’artistes maîtrisant le Robam a diminué au fil du temps, soulevant un appel urgent pour préserver ce patrimoine culturel immatériel précieux.

En réponse à l'appel, l'Université de Trà Vinh a ouvert un département sur la langue, la culture et les arts khmers en 2012, offrant des programmes de formation sur les pratiques traditionnelles et les valeurs culturelles des Khmers. – CVN/VNA