Le Réseau de médecins-accompagnateurs au chevet des patients du Covid-19

Le Département de la santé de la ville de Cân Tho, en collaboration avec l’Association des jeunes médecins de Cân Tho, a lancé décembre dernier le Réseau de médecins-accompagnateurs.

Cân Tho (VNA) – Faceà la flambée de contaminations par le Covid-19, le Département de la santé de laville de Cân Tho (Sud), en collaboration avec l’Association des jeunes médecins de Cân Tho, a décidé de lancer au début du mois de décembre le Réseau demédecins-accompagnateurs.

Le Réseau de médecins-accompagnateurs au chevet des patients du Covid-19 ảnh 1Les agents sanitaires distribuent des médicaments à des proches de patients en traitement à domicile. Photo : VOV


Le but est de proposer aux patients des consultations etdes diagnostics à distance, afin d’épauler les forces médicales en premièreligne et à désengorger les hôpitaux locaux.

Mis en place le 5 décembre 2021, leRéseau de médecins-accompagnateurs s’est fixé l’objectif de réquisitionner1.500 jeunes médecins et étudiants bénévoles afin de constituer deséquipes opérationnelles pour tous les arrondissements et districts que comptela ville de Cân Tho. Ils ont dû suivre des cours de formation en lignespécifiques pour pouvoir maîtriser la télémédecine et prodiguer les conseilsnécessaires aux nouveaux patients assignés à résidence.

«Tous les soirs, les bénévoles doiventsuivre un cours de formation en ligne avec des formateurs issus des forces enpremière ligne de la lutte anti-Covid-19 à Hanoi ou à Hô Chi Minh-Ville.Chaque membre du réseau connaît parfaitement les soins et le régime alimentaireà appliquer pour les porteurs du coronavirus. Nous sommes toujours prêts àaider les habitants, notamment ceux ayant les proches placés en quarantaine. Ceprogramme a prouvé son efficacité et nous envisageons de réquisitionner denouveaux bénévoles pour agrandir le réseau», explique , Huynh Minh Phu,directeur adjoint de l’hôpital général de Cân Tho, également président del’Association des jeunes médecins de Cân Tho.

Compte tenu de l’évolution complexe del’épidémie, le réseau des médecins-accompagnateurs a lancé un standardtéléphonique pour soutenir les personnes atteintes par la Covid-19 au 02921022. Cette ligne est disponible 24 heures sur 24 pour fournir, auxpatients en traitement à domicile, des informations sur les médicaments, ainsique des conseils pour l’alimentation. Si les symptômes s’aggravent avec desdifficultés respiratoires et des signes d’étouffement, les patients peuventcomposer ce numéro pour demander l’aide des médecins qui vont ensuite contacterles établissements sanitaires locaux pour les accueillir.

Dô Duc Tri Nhân, médecin du service dechirurgie générale de la polyclinique de Cân Tho, qui gère le groupe desmédecins-accompagnateurs du district d’Ô Môn, faitsavoir : «Lorsqu’un patient nous appelle, nous demanderons sessymptômes et le classons en fonction de son état de santé. Les patients souffrantde symptômes légers seront suivis et traités à domicile par lesmédecins-accompagnateurs et ceux présentant des symptômes graves seront pris encharge par les dispensaires. Alors que les nouveaux cas sont en hausse, notreréseau permet de réduire la surcharge des établissements sanitaires locaux».

Chaque jour, les données sur les cas confirmés ou les cassuspects à haut risque sont transmises au réseau qui les saisit dans l’outil degestion. Ces données sont obtenues auprès des sources du Centre de contrôle desmaladies de la ville ou directement des appels au standard téléphonique. Lespatients sont alors classés selon un niveau de risque.

Lê Thi Kim Anh, médecin de l’Université de médecine et depharmacie de Hô Chi Minh-Ville et co-responsable du réseau desmédecins-accompagnateurs relevant de l’Association des jeunes médecins duVietnam, indique : «Actuellement, plus de 85 % des patientsconfinés à domicile ont bénéficié des soins proposés par le réseau. Nous nousefforçons maintenant de faire connaître ce programme à un plus large publicpour pouvoir aider le plus grand nombre de personnes».

À ce jour, Cân Tho dénombre 15.000 patients confinésà domicile. Face à l’urgence de la situation, le réseau demédecins-accompagnateurs s’implique activement dans la défense de la santépublique. Grâce à cette forte mobilisation, la ville de Cân Tho en particulieret le pays en général devraient parvenir à maîtriser l’épidémie. – VOV/VNA

Voir plus

Da Nang investit massivement dans la modernisation de ses équipements médicaux, en privilégiant l'efficacité des tests et de l'imagerie diagnostique selon les normes internationales. Photo : VNA

Le Vietnam mise sur le tourisme médical pour créer de la valeur ajoutée

Le développement du tourisme médical ouvre de nouvelles perspectives, contribuant à diversifier les produits touristiques, à améliorer la qualité des services de santé et à créer de la valeur supplémentaire pour l'économie. Fort de son système de santé, de sa médecine traditionnelle et de ses ressources naturelles et médicinales abondantes, le Vietnam dispose de nombreux atouts pour développer le tourisme médical.

Soins de santé et séances de kinésithérapie pour les patients à l’hôpital de Da Nang. Photo : VNA

La médecine traditionnelle, un atout pour le tourisme de bien-être

Grâce à la richesse de ses ressources médicinales et à son patrimoine de médecine traditionnelle, le Vietnam dispose d’atouts importants pour développer le tourisme de bien-être. La valorisation de ce potentiel passe toutefois par la préservation des ressources génétiques, la normalisation de la production, la recherche scientifique et la création de produits et services à forte valeur ajoutée, alliant soins de santé et patrimoine culturel.

L’hôpital central de Huê a réalisé avec succès deux transplantations rénales consécutives grâce au système de conservation LifePort, portant à cinq le nombre total de greffes utilisant cette technologie. Photo: VNA

L’Hôpital central de Huê établit un record : un rein conservé 18 heures avant une transplantation à longue distance

L’hôpital central de Huê a réalisé avec succès deux transplantations rénales consécutives grâce au système de conservation LifePort, portant à cinq le nombre total de greffes utilisant cette technologie. L’une d’elles a notamment permis de transporter un rein sur plus de 1 800 km, avec environ 18 heures d’ischémie froide, illustrant les progrès de la médecine vietnamienne en matière de conservation des organes et de coordination des équipes médicales.

Le 13 mars 2026, l’hôpital Việt Đức a réalisé une série de transplantations à partir d’un donneur en état de mort cérébrale. Photo : VNS

Transplantation d’organes : la médecine vietnamienne franchit de nouveaux caps.

Avec 34 centres spécialisés et la maîtrise de techniques complexes, notamment les transplantations de plusieurs organes et les greffes en « domino », le Vietnam renforce ses capacités dans le domaine de la transplantation, tout en poursuivant le développement de la recherche et le transfert de technologies médicales de pointe.

Chirurgie robotique de transplantation d’organes à l’hôpital Binh Dân. Photo: VNA

La médecine vietnamienne consacre son expertise dans les greffes multiples

Grâce à son réseau de 34 centres de transplantation actifs, le système de santé national a dépassé le stade des greffes d’organes isolés et maîtrise désormais des interventions d’une grande complexité. Ces avancées médicales et les recherches associées sont aujourd’hui en lice pour le prestigieux Prix Hô Chi Minh des sciences et technologies.

Vaccination des enfants contre la grippe pour réduire le risque de propagation de la grippe A. Photo: VNA

Forte hausse des cas de grippe A au sein de la communauté

Hô Chi Minh-Ville a recensé 34 664 cas d’infections respiratoires aiguës au cours de la première semaine d’octobre, soit une hausse de plus de 64 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Face à la progression de la grippe A, les autorités sanitaires appellent la population à renforcer les mesures de prévention, notamment auprès des personnes vulnérables.

Le Vietnam entend faire de la médecine traditionnelle un pilier de son système de santé et un secteur économique à forte valeur ajoutée. Photo: VNA

Le Vietnam entend développer une médecine traditionnelle globale, moderne et scientifique

Le Vietnam entend faire de la médecine traditionnelle un pilier de son système de santé et un secteur économique à forte valeur ajoutée. La stratégie nationale adoptée à l’horizon 2030, avec une vision jusqu’en 2045, mise sur l’intégration des soins traditionnels et modernes, le développement de l’industrie des plantes médicinales, l’innovation scientifique et la valorisation des savoirs ancestraux, tout en renforçant le rayonnement international du pays.

Le camélia doré, une plante médicinale précieuse, est largement cultivé dans la province de Thai Nguyen. Photo diffusée par la VNA

La science et la technologie révolutionnent la filière des plantes médicinales

Fort de ses riches ressources médicinales et d’une longue tradition en la matière, le Vietnam possède le potentiel de développer une filière de plantes médicinales compétitive à l’échelle internationale. Toutefois, pour concrétiser ce potentiel, il est nécessaire de mettre en œuvre des politiques plus vigoureuses et de recourir davantage à la science et à la technologie.