Le photographe Lâm Duc Hiên, la mémoire du Mékong

L’exposition "Le Mékong - à hauteur d’hommes" du photographe franco-vietnamien Lâm Duc Hiên raconte des histoires sur le destin de ce fleuve puissant et la vie des riverains.

Hanoï (VNA) – L’exposition "Le Mékong - à hauteur d’hommes" du photographe franco-vietnamien Lâm Duc Hiên raconte des histoires sur le destin de ce fleuve puissant et la vie des riverains. L’artiste a exploré en long et en large le Mékong pour immortaliser ses souvenirs.

Le photographe Lâm Duc Hiên, la mémoire du Mékong ảnh 1Le photographe franco-vietnamien Lâm Duc Hiên.

Il y a un fleuve qui coule dans la mémoire d’un homme qui vit loin de son pays natal. C’est un fleuve qui nourrit soixante-cinq millions de personnes et charrie la diversité des six pays qui le bordent. Ce fleuve mystique et ses interactions avec ses riverains sont mis en images dans l’objectif de Lâm Duc Hiên. Ses œuvres sont présentées dans le cadre de l’exposition "Le Mékong - à hauteur d’hommes" qui se déroule du 14 mai au 12 septembre à l’Institut français de Hanoï (L’Espace).

Lâm Duc Hiên considère le Mékong comme le berceau qui l’enveloppe et qui lui donne de l’énergie. "Chaque fois que je rentrais des reportages dans des pays en guerre, j’allais au Vietnam ou au Laos, j’y retrouvais la sensation de récupérer toutes les énergies de ce fleuve", a partagé le photographe.

Un parcours de 4.200 km

Le   Mékong parcourt l’Asie à travers la Chine, le Cambodge, le Myanmar, le Laos, le Vietnam et la Thaïlande. Avec son potentiel hydraulique, ce fleuve est d’une importance économique, culturelle et géopolitique considérable. Depuis des années, le Mékong nourrit les échanges commerciaux internes et externes entre les pays asiatiques.

Le photographe Lâm Duc Hiên, la mémoire du Mékong ảnh 2Lâm Duc Hiên cherche à exploiter les histoires sur le destin du Mékong et de ses riverains.

Les clichés sur le Mékong présentés dans le cadre de cette exposition font partie d’un projet de long terme pour lequel Lâm Duc Hiên a parcouru le fleuve sur un tronçon de 4.200 km.

Il a suivi ses eaux puissantes depuis le delta animé de la rivière des Neuf Dragons au Vietnam jusqu’à leur source, sur le plateau tibétain enneigé. Les portraits, les photos sur la nature, sur la vie quotidienne des riverains… sont capturés avec tous les sentiments de l’auteur réservés au fleuve qu’il appelle affectueusement "Mère des rivières".

"Les histoires sur le destin du Mékong"

"Pour cette exposition, Lâm Duc Hiên a utilisé des outils analogiques avec une technique manuelle pour exploiter les histoires sur le destin du Mékong et la vie des riverains", a souligné l’artiste Nguyên Thê Son, enseignant de l’École des beaux-arts de Hanoï.

Et d’ajouter que "je suis vraiment impressionné par les portraits de grand format. Le lien étroit entre le fleuve et les riverains est reflété dans les yeux des habitants".

Le photographe Lâm Duc Hiên, la mémoire du Mékong ảnh 3L’exposition "Le Mékong - à hauteur d’hommes" se déroule du 14 mai au 12 septembre à L'Espace - Institut français de Hanoï.

Lâm Duc Hiên est né en 1966, sur les rives du Mékong à Paksé, dans le Sud du Laos dans une famille d’origine vietnamienne. Son enfance est liée étroitement à ce fleuve. Arrivé en France en 1977, il a toujours eu la nostalgie pour le fleuve et sa famille, notamment sa grand-mère qui occupa une place particulièrement importante dans le cœur du photographe. Pas de mots pour décrire son premier retour au Laos. "Volonté de tout photographier pour conjurer le passé et de voir, au fil de l’eau, se révéler une image", s’est souvenu Lâm Duc Hiên.

Ce retour était important pour le photographe. "Je voulais revenir pour retrouver mes grands-parents qui m’ont élevé. Pendant mes dix ans en France, j’avais peur de ne jamais pouvoir les revoir avant qu’ils meurent", a-t-il partagé.

Cette fois, il a apporté un carnet de croquis, un appareil photo pour tout emmagasiner et retrouver des sensations, des sentiments. "Je me rappelle qu’il m’était impossible de photographier quoi que ce soit. La seule chose que je voulais faire, c’était chercher de veilles photos chez mon oncle, de vieilles photos de ma famille. Une manière de retrouver le temps perdu", a confié Lâm Duc Hiên.

Ce voyage tout au long du Mékong, à travers les pays, a une signification particulière pour l’artiste. Dans ce journal photographique, Lâm Duc Hiên mêle son histoire personnelle à celle des habitants de la rivière. Ici, le Mékong relie et divise simultanément les terres, les cultures et les destins. "C’est un projet dans lequel Lâm Duc Hiên fait des photos pour lui-même plus que pour les spectateurs. Je peux voir clairement le lien entre le photographe et le fleuve. Ce projet s’est formé après son travail en Irak. Il a décidé de retourner au Laos, au Vietnam et vers ce fleuve. Le Mékong est une partie de son enfance et de sa vie", a partagé Mai Nguyên Anh, curateur du projet "Photo Hanoi’21".

Le photographe Lâm Duc Hiên a remporté de nombreux prix prestigieux dont le prix Leica, Great European. Ce n’est pas la première fois que des clichés de son projet "Le Mékong" sont présentés à Hanoï. Cette fois, les organisateurs ont essayé d’apporter au public de nouvelles émotions en exposant des photos de différents formats. Venez et écoutez les histoires intimes de l’auteur derrière chaque œuvre. -CVN/VNA

Voir plus

Ouverture du 12e Festival de l’ao dai de Ho Chi Minh-Ville 2026, placé sous le thème "Fils de soie dorée – Tisser des aspirations", le 6 mars. Photo: : VNA

Coup d'envoi du 12e Festival de l'ao dai à Ho Chi Minh-Ville

Le 12e Festival de l'ao dai à Ho Chi Minh-Ville propose 17 activités principales tout au long du mois de mars, transformant la métropole en une vaste scène culturelle où l’ao dai s’invite non seulement dans les spectacles artistiques, mais aussi dans la vie communautaire, les espaces urbains et les activités touristiques.

Des femmes en ao dài. Photo: VNA

Le mois de mars resplendit d’élégance avec l’ao dài, tunique traditionnelle

Début mars, les scènes de femmes en ao dài prenant des photos de printemps au bord des lacs, dans les parcs, devant les bureaux, les temples et les sites historiques sont devenues un spectacle familier à Hanoi. Les réseaux sociaux regorgent également d’images et de récits autour de cette tenue élégante, devenue un symbole de la saison dédiée à la célébration des femmes.

Le comité d'organisation rend hommage aux artistes et chanteurs présents lors de la cérémonie d'annonce et d'ouverture du vote pour la 20e édition des Prix Công hiên.

Soobin et Hoa Minzy, premier duo d’ambassadeurs des Prix Công hiên 2026

Le choix de Soobin et Hoa Minzy s’est fondé sur leur stature artistique, leur esprit créatif et leur dévouement, valeurs en parfaite adéquation avec celles des Prix Công hiên (Contributions). Ce choix leur permettra de tisser des liens plus étroits avec un public plus jeune, tout en préservant leur professionnalisme.

L’ikebana incarne l’esthétique et la philosophie japonaise, offrant un regard profond sur la relation entre l’homme et la nature. Photo: Musée des beaux-arts du Vietnam

À l’écoute des fleurs de pêcher sur les ailes de l’ikebana, art floral japonais

Inspirée par la douce brise d’est annonçant le printemps, l’exposition reflète la renaissance des vergers de pêchers le long du fleuve Rouge après le typhon Yagi, qui a causé d’importants dégâts à Hanoi en 2024. Plutôt que de se concentrer sur la perte, l’événement met en lumière la résilience et le renouveau, explorant comment la nature et les êtres humains se relèvent après l’adversité.

Photo: VNA

Intelligence, courage et ambition : les femmes façonnent le Vietnam d'aujourd'hui et de demain

Au Vietnam, les femmes s’imposent comme une force motrice essentielle du développement économique national. Leur influence, loin de se limiter aux secteurs traditionnels, s’étend aujourd’hui de la production manufacturière aux affaires et aux services, en passant par l’entrepreneuriat innovant, l’économie numérique, l’économie verte, l’économie circulaire et la finance inclusive.

Des étudiants de l'Université nationale de Brunei Darussalam à un atelier de décoration avec des motifs traditionnels vietnamiens et brunéiens. Photo : VNA

Au Brunei, le Têt vietnamien devient un pont culturel entre les deux peuples

À l’occasion du Nouvel An lunaire 2026 (Têt traditionnel de l’Année du Cheval), l’ambassade du Vietnam a organisé, les 26 février et 3 mars, une série d’événements consacrés aux coutumes du Têt vietnamien, créant un espace d’échanges culturels riche en couleurs associant promotion linguistique et artisanat traditionnel vietnamien auprès des étudiants et du public brunéiens.

L'équipe féminine vietnamienne se prépare minutieusement, tant sur le plan technique que physique, en vue de la Coupe d'Asie 2026. Photo ; journal Lao Dong

Le Vietnam prêt à affronter l'Inde à la Coupe d'Asie

L'Inde sera le premier adversaire du Vietnam dans le groupe C de la Coupe d'Asie féminine de l'AFC 2026, le 4 mars en Australie. Cette compétition se déroule lors de la deuxième participation de l'équipe à une Coupe du monde.

Le défilé d'ao dai est l'un des points d'orgue de l'événement le matin du 3 mars. Photo : baotintuc

Ho Chi Minh-Ville : le Festival de l'''ao dai" 2026 célébrera l’héritage et les ambitions de la mégapole

Organisé conjointement par le Département municipal du Tourisme et l’Union des femmes de Ho Chi Minh-Ville, le Festival de l'''ao dai" 2026 proposera un programme dense comprenant 17 activités majeures. L’objectif est d’intégrer cette tunique traditionnelle non seulement dans les spectacles artistiques, mais également au cœur de la vie quotidienne, urbaine et touristique.