Ninh Thuan (VNA) - Au cœur de la province de Ninh Thuân se niche le hameau de My Nghiêp. Un lieu connu non seulement pour sa culture, sa gastronomie Cham mais aussi pour ses marais de lotus qui font la joie des villageois au profit de l’écotourisme.

Les touristes découvrent un marais de lotus. Photo: Minh Duc/VNA

Le hameau de My Nghiêp se situe dans le bourg de Phuoc Dân, district de Ninh Phuoc, province de Ninh Thuân (Centre). My Nghiêp est une terre riche de traditions. Il a bâti sa réputation grâce aux brocatelles et à la céramique de Bâu Truc des Cham. Depuis deux ans, ce hameau est devenu également un lieu incontournable pour venir admirer les champs de lotus, soigneusement cultivés par les autochtones.

Autrefois, My Nghiêp ne disposait que des champs bas, c’est-à-dire des champs plongés dans les eaux où les habitants pratiquaient pour l’essentiel la riziculture. Cependant, la productivité de riz n’était pas suffisante pour améliorer les conditions de vie des habitants. Dans l’espoir de changer leur vie, certains foyers ont décidé de convertir leurs champs en étangs pour planter le lotus. Grâce à une nature favorable et un climat idéal, le lotus a grandit rapidement. Les villageois ont pu obtenir des récoltes abondantes de rhizome et de graines de lotus.

Néanmoins, les produits issus du lotus n’étaient pas une affaire rentable pour tous les producteurs. Parmi les familles productrices, certaines d’entre elles avaient l’intention de détruire leurs marais de lotus pour trouver une nouvelle orientation économique.

Quand la créativité rencontre le succès


En contemplant ces immenses marais de lotus, Quang Dai Tuyên, un paysan à My Nghiêp, ne cache pas son inquiétude concernant la rentabilité de cette fleur. Un jour, une idée a germé dans son esprit: pourquoi ne pas investir dans le tourisme des marais de lotus?
 

Chasser des poissons dans l’étang à Sen Caraih.  Photo: SCH/CVN

M. Tuyên est allé frapper à la porte de chaque maison pour consulter les habitants et les convaincre de faire des étangs de lotus un site attrayant pour les touristes.

Hormis  la culture de Nelumbo (nom scientifique du lotus), le hameau de My Nghiêp regorge de nombreux us et coutumes, tels que les danses, la gastronomie ainsi que la proximité avec les deux villages de tissage de brocatelles et de céramique de Bâu Truc. L’ensemble de ces atouts a permis de forger leur réputation et d’attirer un bon nombre de visiteurs, a fait savoir M. Tuyên.

Après des jours de discussion, des dizaines de foyers se sont accordés afin de construire la zone d’écotourisme Sen Caraih qui a été mise en service en 2017. Des activités diverses et variées sont proposées afin de satisfaire les visiteurs. Les touristes expérimentent la pêche, la cueillette des lotus, la préparation du thé au lotus…

Village pauvre auparavant, My Nghiêp fait désormais peau neuve grâce à l’écotourisme. Une activité qui rapporte aux autochtones une source de revenu stable. Saraphat, Hoa Tin ou My Hung sont également des destinations de prédilection prisées des touristes.

Duong Minh Khôi, un paysan travaillant dans le tourisme du lotus, a déclaré: "Auparavant, ma famille plantait le lotus sur 1.800 m² pour vendre des rhizomes. Cependant, cela n’était pas suffisant. C’est pour cette raison que j’ai décidé de faire de notre étang un site touristique. Celui-ci attire de nombreux visiteurs et nous aide à mieux gagner notre vie". "L’établissement des marais de lotus créent de l’emploi pour les travailleurs locaux qu’ils s’agissent des serveurs, guides ou photographes…", a affirmé M. Khôi. -CVN/VNA