Lê Duy Loan et ses facteurs clés de succès aux États-Unis

Lorsque le groupe Texas Instruments, l’une des trois plus anciennes entreprises électroniques des États-Unis, a cherché à la retenir, l’ingénieure d’origine vietnamienne Lê Duy Loan a posé trois conditions inédites.

Lê Duy Loan est souvent invitée à donner des conférences dans de grandes universités et entreprises aux États-Unis. Photo: collaborateur/CVN
Lê Duy Loan est souvent invitée à donner des conférences dans de grandes universités et entreprises aux États-Unis. Photo: collaborateur/CVN

Hanoï (VNA) - Lorsque le groupe Texas Instruments, l’une des trois plus anciennes entreprises électroniques des États-Unis, a cherché à la retenir, l’ingénieure d’origine vietnamienne Lê Duy Loan a posé trois conditions inédites.

Lê Duy Loan est connue comme la première femme d’origine asiatique, et la seule, à avoir été élue vice-présidente en charge de la technique dans l’histoire de plus de 90 ans de Texas Instruments (TI). Cette ingénieure raconte que, plusieurs années auparavant, lorsqu’elle avait exprimé son désir de prendre sa retraite de TI, l’entreprise lui avait proposé diverses politiques financières avantageuses et des postes attrayants. Cependant, elle avait refusé, ne posant que trois conditions.

La première condition était qu’elle ne rédigerait pas de rapports à ses supérieurs, contrairement à ce qui était attendu de ses collègues occupant le même niveau hiérarchique. La deuxième stipulait qu’elle serait fréquemment absente des réunions de l’entreprise en raison de ses déplacements et de son engagement dans des activités sociales. Enfin, la troisième condition était qu’elle ne souhaitait pas être sollicitée pour rencontrer des clients, sauf si cela concernait des enjeux majeurs pour l’entreprise.

À la surprise générale, TI a rapidement accepté ces conditions sans précédent, proposées par Mme Loan. Elle explique que parvenir au sommet de sa carrière, obtenir de nombreux brevets, et recevoir des distinctions est une aspiration commune et une réalisation dont elle est fière. Pourtant, pour elle, ce n’est pas cela qui définit véritablement le succès.

En dehors de ses accomplissements professionnels, elle est avant tout mère. Pour cette femme d’origine vietnamienne, il est crucial que ses deux enfants entretiennent un lien profond avec leur terre d’origine, le Vietnam, et qu’ils apprennent à contribuer activement à la société. Cela constitue pour elle la véritable définition du succès. Si elle échoue dans cette mission, elle considère avoir échoué en tant que parent. Elle estime ainsi qu’elle ne peut se limiter aux contraintes imposées par son travail pour atteindre cet objectif.

Cinq mots essentiels pour réussir

Forte de son expérience personnelle, Mme Loan affirme que le succès repose sur plusieurs piliers fondamentaux, notamment la connaissance, l’éthique, la culture et les compétences interpersonnelles. Selon elle, une personne dotée de savoir, de talents et de valeurs, mais dépourvue de compétences interpersonnelles, rencontrera des difficultés à s’intégrer dans une entreprise, particulièrement dans le domaine technique.

Tout au long de son parcours - arrivée aux États-Unis à l’âge de 12 ans, diplômée en tête de sa classe au lycée Alief Hastings au Texas, obtention de son diplôme d’ingénieur en électricité avec mention à l’Université du Texas à Austin, et carrière chez Texas Instruments - Lê Duy Loan insiste sur le fait que toutes les compétences interpersonnelles peuvent se résumer à cinq mots : humanité, respect, justice, sagesse et confiance.

“Ne laissez pas le pouvoir vous faire oublier l’humanité. Ne laissez pas le statut vous faire oublier le respect. Ne laissez pas la richesse vous faire oublier la justice. Ne soyez pas si distrait que vous en oubliez la sagesse et, surtout, ne soyez pas si ambitieux que vous négligiez la confiance. Je veux vous dire que même avoir dix doctorats ne peut remplacer ces cinq mots simples”, souligne-t-elle avec conviction.

Elle insiste également sur la nécessité pour chaque étudiant de définir lui-même sa propre vision du succès, au lieu de laisser cette définition être imposée par sa famille, ses amis ou son entourage. Elle raconte qu’à son arrivée aux États-Unis, elle jonglait entre l’école le jour, le travail la nuit, et la prise en charge de son petit frère. Mais ce qui la démarquait des autres, c’était son esprit rêveur, nourri d’aspirations idéales et parfois même de rêves irréalistes.

Pour elle, peu importe l’ampleur ou la nature du rêve, deux éléments sont indispensables pour le réaliser : l’intellect et la santé. Elle exprime cependant son inquiétude face aux habitudes des jeunes générations. Beaucoup sont attirés par des contenus captivants sur TikTok, recherchent les “likes” sur les réseaux sociaux, et communiquent principalement via leur téléphone, souvent sans quitter leur chambre. Elle note avec regret que certains dorment désormais avec leur téléphone plutôt qu’un coussin, ce qui peut avoir des conséquences négatives sur leur bien-être.

Un tel mode de vie, selon elle, affaiblit le corps, engendre de la fatigue, alimente le pessimisme et favorise une mentalité passive et sans dynamisme. Sans énergie ni capacités, il devient difficile pour les jeunes de poursuivre leurs passions. Mme Loan encourage donc les jeunes à réorienter leur temps et leurs priorités : pratiquer des activités sportives pour préserver leur santé, sortir se promener avec des amis pour maintenir un bon moral, et interagir davantage avec les autres pour enrichir leurs perspectives. -CVN/VNA

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