Le COVID-19 inspire les réalisateurs de documentaires

Moins suivis que les séries TV, les films documentaires retrouvent néanmoins leur place sur le petit écran, voire dans les salles obscures.
Le COVID-19 inspire les réalisateurs de documentaires ảnh 1Capture d’écran d’une scène du documentaire "Ranh gioi" (Limites) de Ta Quynh Tu, sur la VTV 1. Photo : BP/CVN

Hanoï (VNA) - Moins suivis que les séries TV, les films documentaires retrouvent néanmoins leur place sur le petit écran, voire dans les salles obscures. Les réalisateurs ont su exploiter efficacement les thèmes d’actualité, dont le COVID-19.

Après leur projection dans le cadre de l’émission "VTV spécial" en septembre sur la chaîne VTV1 de la Télévision nationale, les documentaires Ranh gioi (Limites) et Ngày con chào doi (Au jour de ta naissance) du journaliste-réalisateur Ta Quynh Tu ont fortement marqué les téléspectateurs. Trois épisodes de la série "HTV, de l’épicentre de l’épidémie" de Lê Truong Giang, sur la chaîne HTV9 de la Télévision de Hô Chi Minh-Ville, ont également impressionné les téléspectateurs. Points communs de ces œuvres ? Elles traitent un sujet d’actualité : le COVID-19, ses impacts sur la vie des Vietnamiens, le combat du personnel de santé, et ce avec un regard multidimensionnel.

Des images de la réalité

Parlant de Ranh gioi et Ngày con chào doi, Ta Quynh Tu partage : "Le plus grand succès de mes deux productions est de donner aux téléspectateurs une vision complète et honnête de la rigueur de pandémie. Après leur diffusion, j’ai reçu de nombreux commentaires, pour la plupart positifs".

Le réalisateur Nguyên Hoàng, qui a travaillé pendant de nombreuses années à l’Agence des séries TV de Hô Chi Minh-Ville (TFS), apprécie également ces œuvres car "elles ont une grande authenticité, et donnent au public de riches informations sur les dangers du COVID-19, les aidant à se protéger et à protéger la communauté".

Dès l’apparition de l’épidémie début 2020, une série de documentaires inspirés de ce thème ont été produits et diffusés sur le petit écran. On peut citer Chuyên o thành phô thuc (Histoire dans la ville éveillée), Tro vê cuôc sông - Cuôc chiên sinh tu của các F0 (Retour à la vie - Le combat mortel des F0), Cùng nhau vuot qua đai dich (Ensemble, surmontons la pandémie), Lua chon cua tôi (Mon choix), Niêm tin vung buoc (La foi inébranlable), Tâng thu 3 (Au 3e étage)… Et la liste est encore longue.

Outre les émissions télévisées, certaines productions sont sorties dans les salles obscures. Avec ses images simples, honnêtes et émouvantes, Cuôc chiên không gioi han (La lutte sans limites) a été approuvé par le Conseil national d’évaluation des films et le Département de la cinématographie pour une projection publique. Mais, en raison de la distanciation sociale, elle a dû être reportée. D’après Ta Quynh Tu, les questions d’actualité sont un excellent sujet à exploiter pour les producteurs de documentaires. Dans le contexte particulier du COVID-19, tout se passe sous nos yeux, il n’est pas difficile pour collecter les images, et les transformer en productions.

Générer de l’émotion

Parlant de l’importance des documentaires, le réalisateur Nguyên Hoàng a cité les propos du célèbre réalisateur de documentaires chilien Patricio Guzmán : "A country without documentaries is like a family without a photo albums" (Un pays sans documentaire, c’est comme une famille sans album photos). Nguyên Hoàng affirme que ce genre de films est nécessaire pour n’importe quelle époque parce que sa nature est l’honnêteté, avec de vraies personnes, et de vraies choses.

Cependant, la plupart des réalisateurs et producteurs avouent que les documentaires sont un genre avec lequel il est difficile de conquérir le public. Il n’y a pas beaucoup de productions capables d’attirer les foules. "Je pense que la production d’un documentaire correct n’est plus suffisante, il faut faire une œuvre intéressante et attractive, c’est-à-dire, qu’elle doit être à la fois informative et capable de générer des émotions", analyse Nguyên Hoàng.

Lê Truong Giang insiste sur la clé du succès d’un documentaire: c’est la vérité qui sera présentée d’une manière attrayante, inattendue et profonde. "La vérité est un facteur décisif. À partir de vraies personnes et de vraies choses, les téléspectateurs auront l’impression que l’histoire est très proche d’eux", dit-il.

Ces dernières années, les documentaires ont connu un bel essor grâce à l’intérêt des chaînes de télévision et salles obscures, aux sujets divers, et à la jeunesse et au dynamisme des réalisateurs et producteurs. Les productions récentes, comme l’évalue Lê Truong Giang, "sont des ouvrages cinématographiques réalisés à partir de vrais personnages et d’événements réels, sans aucune mise en scène, ni arrangement".

De plus, les avancées techniques permettent à un amateur de produire lui-même un documentaire et de le partager sur les réseaux sociaux. Beaucoup de productions sont sorties dans les salles obscures et ont été appréciés : Màu co úa (La couleur des herbes fanées), Chuyên di cuôi cùng cua chi Phung (Le dernier voyage de Mme Phung), Di tìm Phong (À la recherche de Phong), Lua Thiên Nhân (Le feu de Thiên Nhân), Buc tuong - Chuyên ngày hôm qua (Le mur - L’histoire d’hier)...

Le jeune réalisateur Lê Truong Giang estime que pour réussir avec un documentaire, le dévouement et l’honnêteté sont des conditions indispensables. – CVN/VNA

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