Le "côm dep" des Khmers

Le “côm dep”, sorte de jeune riz gluant applati, est une spécialité khmère. Traditionnellement présenté en offrande au génie de la lune, il est, en quelque sorte, l’équivalent du “banh chung”.
Le "côm dep" des Khmers ảnh 1Le "côm dep", une spécialité khmère. Photo : VOV

Soc Trang (VNA) - Le “côm dep”, sorte de jeune riz gluant applati, est une spécialité khmère. Traditionnellement présenté en offrande au génie de la lune, il est, en quelque sorte, l’équivalent du “banh chung” des Kinh.

Le culte du génie de la lune se pratique le 10e mois lunaire, au moment de la pleine lune. Considéré comme l’un des grands points d’orgue de l’Ok Om Bok, la grande fête traditionnelle des Khmers, il se déroule dans l’enceinte de la pagode, sous la direction du bonze gérant ou d’un patriarche du village qui fait office de maître des rites pour la circonstance.

Lorsque la lune est au zénith, les villageois se rassemblent dans la cour, autour d’un autel sur lequel on dépose des fruits, des friandises et une assiette de “côm dep”: autant d’offrandes au génie de la lune, sans lequel il ne saurait y avoir de récolte abondante. Après le culte, quelques enfants sont convoqués par le maître de rituels qui leur offre une poignée de “côm dep”. Chacun exprime alors son vœu le plus cher, qui lui aura été en général soufflé par ses parents. Après quoi, toute l’assemblée se retrouve pour un grand festin où le “côm dep” fait figure de plat principal.

Trân Van Nam, un Khmer de Soc Trang: “ Pas de fête de la lune sans “côm dep”! On le prépare quelques jours avant la cérémonie principale pour l’offrir au génie de la lune. Mais après les rites, tout le monde reste dans la cour pour partager les offrandes. “

À l’approche de l’Ok Om Bok, les “phum” et les “soc” khmers vivent au rythme des pilons. Lâm Thi En : “Dans la province de Soc Trang, qu’on soit riche ou moins riche, tous les ménages khmers veulent préparer eux-mêmes au moins une assiette de “côm dep” pour les divinités auxquelles ils doivent leur vie prospère. Cette tradition se perpétue toujours !”

Les Khmers choisissent du jeune riz gluant parfumé pour confectionner leur “côm dep”. Il faut tremper le riz au préalable avant de le torréfier puis de le passer dans un égrugeoir de bois. Il faut au moins deux personnes pour effectuer ce travail, plus une autre, chargée de retirer les résidus.

Le “côm dep” est enfin disposé dans une grande assiette, garni de sucre, de noix de coco haché et de lait de coco. N’ayant pas peur des mots : c’est tout bonnement succulent !... Une bonne chose à savoir : le “côm dep” peut être conservé dans une feuille de lotus, ce qui lui ajoute une touche parfumée...

En plus d’être à l’Ok Om Bok ce que le "banh chung" est au Têt, le “côm dep” peut faire un joli cadeau à rapporter. -VOV/VNA

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