Hanoi (VNA) - Les bombes et mines non explosées abandonnés après les conflits du passé sont restées une menace quotidienne pour les populations et un casse-tête pour les gouvernements de nombreux pays du monde entier, y compris le Vietnam.
 
Des démineurs à la tâche. Une grande superficie des provinces centrales du Vietnam ont encore des mines terrestres et des bombes dans leur sol. Photo : VNA

On estime que plus de 6,1 millions d’hectares de terres, soit 18,71% de la superficie nationale, sont contaminés par environ 800.000 tonnes de bombes, mines et d’engins non explosés (UXO), dispersés dans les 63 villes et provinces, notamment dans le Centre du pays.

Depuis 1975 à aujourd’hui, les bombes et les mines non explosées ont provoqué la mort de plus de 40.000 personnes et blessé 60.000 autres, dont beaucoup sont des soutiens de famille et des enfants. Plus de 2.000 démineurs ont été tués ou ont été blessés alors qu’ils étaient à la tâche.

Juste après la fin de la guerre, le Parti et l’État vietnamiens ont identifié le règlement des conséquences causées par les bombes, mines et munitions non explosées restées enfouies dans le sol comme une tâche urgente mais régulière et à long terme.

Le 21 avril 2010, le Premier ministre a approuvé un programme d’action national visant à surmonter les séquelles des bombes et des mines au cours de la période 2010-2025 (Programme 504), visant à mobiliser des ressources nationales et étrangères pour ces efforts.

Durant la période 2010-2015, le programme s’est concentré sur l’arpentage et la cartographie des zones dangereuses de bombes, mines et munitions non explosées. Un centre a été mis en place pour gérer les données sur les victimes des bombes et mines, la situation de la contamination et les contre-mesures.

Pour la période 2016-2025, le gouvernement envisage de nettoyer environ 800.000 hectares de terres polluées par des bombes et mines, tout en appelant à des ressources nationales et internationales pour la mise en œuvre du programme.

Dans le même temps, les habitants vivant dans les zones dangereuses seront réinstallés et des projets de déminage seront incorporés aux plans de développement socio-économique locaux.

Le Premier ministre a rendu une décision le 24 mai 2017 sur la création du Comité directeur national sur le règlement des munitions non explosées et des conséquences chimiques toxiques d’après-guerre (Comité 701).

Le comité est chargé de proposer des solutions pour mobiliser des dons dans le pays et à l’étranger pour le règlement des conséquences des bombes et mines non explosées et des produits chimiques toxiques après la guerre.

Outre les efforts du gouvernement vietnamien, des donateurs internationaux et des organisations non gouvernementales ont fourni du matériel et des fonds pour soutenir le règlement des conséquences des engins non explosés dans le pays.

Grâce aux efforts conjoints, le Vietnam a décontaminé chaque année de 40.000 à 50.000 hectares de terres. Cependant, il faudra plus d’un siècle pour nettoyer toutes les bombes et mines du pays, avec un coût estimé à plus de 10 milliards de dollars, sans compter des dépenses pour la réinstallation et le bien-être dans les zones dangereuses.

Au Vietnam, 40 centres de services sociaux et 400 centres de réadaptation ont été créés à ce jour pour venir en aide aux personnes handicapées, y compris les victimes des bombes et des mines datant de la guerre.

Toutes les victimes de bombes et mines dans le pays ont droit à des prestations sociales telles que des cartes d’assurance maladie gratuites et un soutien en matière de réadaptation fonctionnelle et de formation professionnelle. – VNA