Le bun quây, spécialité culinaire de l’île de Phu Quôc

Surnommé l’île de perle du Vietnam, Phu Quôc tient sa réputation grâce à ses merveilleux paysages et sa gastronomie locale dont le bun quây.
 Le bun quây, spécialité culinaire de l’île de Phu Quôc ảnh 1Le bun quây, plat original de l'île de Phu Quôc.Photo: VNE - TCT/CVN

Kien Giang (VNA) - Surnommé l’île de perle du Vietnam, Phu Quôc tient sa réputation grâce à ses merveilleux paysages et sa gastronomie locale dont le bun quây, un bouillon de vermicelles de riz à des fruits de mer. Un plat à ne pas manquer lors de votre visite de l’île.

Ces derniers temps, le tourisme à Phu Quôc, province de Kiên Giang (Sud), est en plein essor. L’île est connue non seulement pour ses plages de sable blanc, ses sites touristiques paradisiaques mais aussi pour ses spécialités culinaires.

Parmi toutes ces spécialités, il y a un plat en particulier que les habitants de l’île conseillent aux visiteurs de goûter.  On l’appelle : bun quây. Littéralement, "bun" signifie vermicelles de riz et "quây" désigne le fait de remuer les ingrédients pendant la confection et la dégustation du plat.

Un bol comprend des vermicelles de riz, cha tôm (pâte de crevettes), calamars, cha ca (pâte de poisson) trempés dans le bouillon chaud duquel s’échappe un doux parfum de fruits de mer, de poivre et de ciboulette.

Apparu pour la première fois entre 1995 et 1996, ce plat tire ses origines du bun tôm (bouillon de vermicelles de riz aux crevettes) crée par des habitants de la province de Binh Dinh (Centre) puis introduit à Phu Quôc pour finalement devenir l’un des mets typiques de l’île. Au fil du temps, le bun quây a évolué, la préparation est restée similaire au bun tôm mais les ingrédients ont changé.

Préparation minutieuse

La confection du bun quây est un travail nécessitant minutie et patience dans chaque étape de la fabrication, des vermicelles de riz à la cuisson du bouillon en passant par le pilonnage des crevettes et poissons pour faire la pâte.

"Le plat est préparé à la main. Même pour le bun, nous n’utilisons pas des vermicelles de riz disponibles dans le commerce, nous les faisons dans notre propre cuisine pour assurer à nos clients un bun quây de première fraicheur et au goût inimitable", fait savoir Mme Lành, gestionnaire de la marque Kiên Xây, la chaîne de restaurants de bun quây la plus connue de Phu Quôc.

Pour les pâtes de crevette et poissons, les cuisiniers décortiquent les crevettes et lèvent les filets de poisson. Ils les font marinées avec de l’ail, du poivre moulu, du nuoc mam (saumure de poisson) avant de les écraser dans un pilon.

Le bouillon mijote pendant plusieurs heures, avec des os de porc et des crevettes, ce qui créer la saveur originale du plat.

À Phu Quôc, un bol de bun quây coûte entre 35.000 et 75.000 dôngs. On étale une fine couche de pâte de crevette et de poisson dans le bol, puis on y ajoute de l’oignon et de la ciboulette. On verse le bouillon chaud et on attend quelques minutes pour que la pâte de crevette soit cuite. On y met le bun, le petit calamar (déjà bouilli) et le nuoc mam.

Les clients doivent préparer la sauce à base de sel, de MSG (Monosodium glutamate), de poivre moulu, de sucre, de kumquat et de piment haché. Cette sauce sert à tremper les fruits de mer ou les vermicelles de riz.

Partant d’un mets populaire du Centre du pays, importé à Phu Quôc par des immigrés, le bun quây a gagné en popularité et devient aujourd’hui un des plats emblématiques de la cuisine de l’île. -CVN/VNA

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