Lào Cai ambitionne de devenir un centre logistique international

Faire de sa zone économique frontalière un centre logistique majeur, tel est l’objectif fixé par Lào Cai, qui souhaite devenir un point d’escale entre le Vietnam, l’ASEAN et le Sud-Ouest de la Chine.

Hanoi (VNA) – Faire de sa zone économique frontalière un centre logistique majeur, tel est l’objectif fixé par Lào Cai, qui souhaite devenir un point d’escale entre le Vietnam, l’ASEAN et le Sud-Ouest de la Chine. Pour y parvenir, cette province s’applique à moderniser ses infrastructures et à améliorer la qualification de sa main-d’œuvre.

Lào Cai ambitionne de devenir un centre logistique international ảnh 1Lào Cai envisage de construire une zone logistique de plus de 300 hectares. Photo: VOV


La zone économique frontalière de Lào Cai est la seule zone économique du Nord du Vietnam à se doter d’un poste-frontière international situé en pleine ville. Ainsi, elle est pourvue d’une infrastructure et d’un système logistique synchrones facilitant la circulation de biens et de personnes entre le Vietnam et la Chine. Ce poste-frontière est situé sur le corridor économique Kunming - Lào Cai - Hanoi - Hai Phong - Quang Ninh, qui assure le transport de marchandises entre les pays de l’ASEAN et les provinces du Sud-Ouest de la Chine via les ports maritimes du Vietnam.

Le projet "Faire de Lào Cai un centre de connexion économique entre l’ASEAN et la région du Sud-Ouest de la Chine" doit être soumis au gouvernement d’ici à la fin de l’année. Selon ce projet, la province de Lào Cai deviendra l’un des pôles de croissance et un noyau logistique majeur de cette vaste région sino-aséanienne. Selon l’économiste Doan Công Khanh, pour réaliser ce projet, Lào Cai doit mettre en place des zones logistiques modernes et prendre des mesures incitatives pour attirer les investisseurs.

"La construction d’une chaîne logistique est fondamentale pour le succès de ce projet. Il est également essentiel d’établir une coopération étroite entre la zone économique de Lào Cai et celles d’autres régions du pays pour assurer une meilleure connexion d’infrastructures et pour optimiser les services logistiques", a-t-il recommandé.

Lào Cai est actuellement accessible par voie routière, ferroviaire, fluviale et sera prochainement accessible par voie aérienne. Avec une superficie de près de 16.000 hectares, la zone économique frontalière de Lào Cai est l’une des huit plus grandes zones économiques frontalières du Vietnam.

Selon Nguyên Xuân Quynh, président du conseil d’administration de la société logistique Viêt Trung, Lào Cai dispose de 45 entrepôts et 5 zones d’activité logistique qui offrent divers services tels que la déclaration en douane, l’entreposage, le stockage et la distribution de marchandises.

Cependant, pour devenir un centre logistique de niveau international, la province doit attirer des investissements afin de moderniser les infrastructures de ses zones logistiques, qui doivent être équipées d’une infrastructure moderne, d’une main-d’œuvre qualifiée et de technologies de pointe.

"Ce sera une chaîne logistique fermée qui offrira des services de A à Z au service de l’exportation, y compris la déclaration en douane, la réception, le stockage, l’emballage, le transport et la distribution de marchandises. Un tel modèle n’existe pas encore à Lào Cai en général et dans le poste-frontière de Kim Thành en particulier. Nous souhaitons qu’une telle chaîne logistique soit créée prochainement", a déclaré Nguyên Xuân Quynh.

Lào Cai envisage de construire une zone logistique de plus de 300 hectares. Un appel à l’investissement a été lancé pour développer ce projet.

"Nous devons avoir des politiques suffisamment incitatives pour impliquer le secteur privé dans de tels projets. Cela pourrait inclure des politiques foncières plus privilégiées. Par ailleurs, des soutiens relatifs à la formation de la main-d’œuvre et au recours à de nouvelles technologies sont également nécessaires", a proposé Nguyên Van Hôi, directeur de l’Institut d’études stratégiques, de politique industrielle et commerciale.

Mis en chantier en mars 2022, le projet de construction d’un pont frontalier enjambant le fleuve Rouge et de ses infrastructures concernées au niveau de la commune de Ban Vuoc reliant le Vietnam à la Chine est accéléré. Une fois achevé, ce pont devrait favoriser les échanges commerciaux et le tourisme entre les deux pays. – VOV/VNA

Voir plus

L'indice de production industrielle enregistre un bond de 12,3% sur neuf mois. Photo: VNA

L'indice de production industrielle enregistre un bond de 12,3% sur neuf mois

La production industrielle vietnamienne a maintenu une croissance à deux chiffres au troisième trimestre 2026, avec une hausse estimée à 14,8% sur un an. Sur les neuf premiers mois, l’indice de production industrielle (IIP) a progressé de 12,3%, son rythme le plus élevé pour cette période depuis 2019, porté notamment par l’industrie manufacturière.

Des pêcheurs dans le port de pêche de Dông Tac (district de Phu Yên, province de Dak Lak) se préparent à prendre le large. Photo : VNA

À Dak Lak, les pêcheurs prennent le large et la tête de la lutte contre la pêche INN

Désormais, chaque sortie en mer exige des préparatifs renforcés : de la vérification des équipements techniques au suivi météo, en passant par l’optimisation des systèmes de communication. L’objectif est triple : assurer la sécurité des marins, optimiser les rendements et intensifier la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).

Photo : VNA

Un forum pour dynamiser l’économie maritime et renforcer la coopération

Le Forum de l’économie maritime (MEF) vise à fédérer les autorités, les collectivités locales, les entreprises, les établissements de recherche et les partenaires nationaux et internationaux afin de mobiliser les ressources en faveur d’une économie maritime verte, durable et à forte valeur ajoutée.

La péninsule de Thu Thiem, appelée à devenir le cœur du Centre financier international du Vietnam. Photo : VNA

Le Vietnam modifie son projet d’amélioration de la notation souveraine à l’horizon 2030

Le Vietnam se fixe pour objectif d’atteindre d’ici 2030 une notation souveraine de ''catégorie investissement'', tout en consolidant ses fondamentaux budgétaires et financiers, en renforçant la sécurité du système bancaire et en améliorant la transparence des informations, afin de contribuer à réduire le coût de mobilisation des capitaux et le risque de crédit souverain.