La tradition du travail bien fait

Le Vietnam est un pays agricole. Les paysans pratiquent principalement la riziculture car depuis des siècles, le riz est la denrée alimentaire de base. Ils perpétuent la tradition du travail bien fait.
La tradition du travail bien fait ảnh 1Photo: CVN/VNA

Hanoï (VNA) - Le Vietnam est un pays agricole. Les paysans pratiquent principalement la riziculture car depuis des siècles, le riz est la denrée alimentaire de base. Ils perpétuent la tradition du travail bien fait.

Dans le sillage de l’économie de marché, les nouveaux riches sont en train d’abîmer l’architecture de Hanoï, la ville-jardin au charme délicieusement désuet. Arcs en plein cintre et voûtes à la romaine, chapiteaux grecs, balcons rococo… foisonnent pêle-mêle, défiant le simple bon sens pour ne pas dire le bon goût.

Mon ami Christian Pédelahore, architecte spécialiste du style indochinois, s’alarme de ce vandalisme de luxe et ajoute : "Ce dont je me plains surtout, c’est que l’ouvrier vietnamien va perdre le goût du travail bien fait qui caractérise votre tradition artisanale".

Surmonter les difficultés

Pédelahore compare certaines constructions bâclées du Sud du Vietnam où il travaille, avec les travaux de simple maçonnerie que gardent encore d’anciens temples et même des bâtiments du temps de la colonisation.

Les Vietnamiens ont la réputation d’être de rudes travailleurs. Cela s’explique par les conditions de la culture du riz en terrain inondé, principale ressource du pays depuis des millénaires. Cette culture de jardinage exige un travail méticuleux et beaucoup de patience.

La nature du Vietnam est belle mais combien marâtre. La riziculture, surtout dans le bassin du fleuve Rouge, exige de grands efforts. Le paysan est soumis à des fléaux annuels : inondation, sécheresse, pluies diluviennes, typhons… L’eau pose sans cesse des problèmes, soit par sa pénurie, soit par sa surabondance. Avec l’irrigation à la main, pour avoir une couche d’eau d’un centimètre sur 3.600 m² de rizière, une personne doit travailler de quatre à cinq jours, chaque jour de sept à huit heures. Le peuple a dû s’unir très tôt pour construire un système de digues d’une longueur de plus de 3.000 km (au Nord), ouvrage qui devait coûter non moins de larmes et de sueur que la Grande Muraille de Chine ou les pyramides d’Égypte.

Plus d’un chant populaire (ca dao) évoque le labeur et les peines du paysan du Nord :

"Ô vous qui tenez en main ce bol plein de riz,
Pensez à la charrue, sous le feu de midi, qui ouvre la rizière,
Pensez à la charrue, sous le feu de midi, qui ouvre la rizière,
Pensez à la sueur, goutte à goutte, qui tombe en pluie,
Pour un seul grain de riz, si tendre et si parfumé,
Que d’effort et que d’amertume !"


La dure école de la riziculture a formé d’excellents artisans : en général, les paysans vietnamiens ne considéraient l’artisanat que comme un métier d’appoint. Pourtant, depuis longtemps, on connaît la réputation de la soie de Hà Dông, des objets laqués et incrustés de nacre de Bac Ninh et Nam Dinh, des bronzes de Ngu Xa et Huê, des nattes de Nga Son, des céramiques de Móng Cái et de Bát Tràng, etc. Espérons que ces belles traditions marquées par l’amour du travail bien fait ne se perdront pas. -CVN/VNA

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