La technologie au service du pétrole

La coentreprise Vietsovpetro s’est penchée sur de nombreux problèmes dans l'exploration et l’exploitation des gisements pétroliers et gaziers, notamment ceux des plateformes pétrolières en eaux profondes.

Hanoi (VNA) - L’exploration et l’exploitation des gisements pétroliers et gaziers requièrent une industrie de pointe. Au cours de ces 35 dernières années, la coentreprise Vietsovpetro s’est penchée sur de nombreux problèmes dans le domaine, notamment ceux des plateformes pétrolières en eaux profondes. Tour d’horizon de leurs réalisations.

La technologie au service du pétrole ảnh 1La plate-forme Tam Dao conçue par les ingénieurs du groupe Vietsovpetro. Photo : Quang Châu/CVN

En 1986, la coentreprise gazo-pétrolière vietnamo-russe (Vietsovpetro) avait lancé Bach Hô (Tigre Blanc), un site d’exploitation d’un gisement de pétrole et de gaz dans le bloc 09-1 sur le plateau continental du Vietnam. Elle a exploré à la fois des couches géologiques datant des périodes de Miocène et Oligocène, puis le sous-sol en 1988. Pour l’extraction, le traitement et le transport du pétrole et du gaz, elle s’est inspirée du modèle d’exploitation du pétrole dans la zone maritime de la Mer Caspienne de l’Union soviétique de l’époque.

Des solutions pour le transport et l’exploitation du pétrole

Pourtant, son application a nécessité des modifications pour améliorer  les rendements. En effet, au sein du gisement Bach Hô, les réserves pétrolières ont un contenu paraffinique variant entre 17% et 20%, et l'huile a une viscosité et une température de congélation élevée, comprise entre 29 et 36oC. S’appuyant sur ses propres études et les caractéristiques rhéologiques de l'huile du pétrole, Vietsovpetro a développé et appliqué des technologies adaptées à ces contraintes, notamment pour régler les problèmes de l’acheminement du pétrole via les pipelines.

Tông Canh Son, membre du groupe d’auteurs des ouvrages scientifiques de Vietsovpetro, explique que «grâce à ces solutions étudiées, dont certaines étaient diamétralement opposées à celles optées par d’autres pays à travers le monde, nous avons résolu les difficultés dues au transport du pétrole, notamment lorsque la température est inférieure à celle de la congélation de l'huile. En général, ce transport est délicat à effectuer, mais nous y sommes parvenus». Il précise que «c'est aussi le fruit de la coopération entre les scientifiques et les ingénieurs de Vietsovpetro et du Groupe gazo-pétrolier vietnamien, et qui a permis la fabrication d’équipements spéciaux et appropriés à l’extraction, le stockage et le transport des différentes sortes de pétrole brut».

Vietsovpetro a pu donc relier des gazoducs sous-marins des gisements du bloc 09-1 avec d’autres puits sur le plateau continental du sud du pays. Une maîtrise technologique, qui offre un système connecté ininterrompu pour exploiter le pétrole et le gaz, et ce de manière efficace.

Des forages pétroliers construits durablement

La technologie au service du pétrole ảnh 2Le gisement Bach Hô. Photo : Hoàng Hai/VNA/CVN

Vietsovpetro a pu dès lors renforcer ses explorations, et découvrir l'ensemble du bloc 09-1 via la technologie sismique en 3D. Plus de 500 puits ont été forés et ont été exploités avec un dédale de tuyaux d'une longueur totale de plus de 2.000 km. Certains sont forés obliquement à 910, à quelque 5.500 mètres de profondeur et à quelque 500 mètres du forage horizontal.

Jusqu'à présent, le réseau des infrastructures pétrolières de Vietsovpetro représente près de 50 plateformes pétrolières équipées de câbles électriques et des pipelines souterrains de 7,70 km pour exploiter cinq champs pétrolifères : Tigre Blanc, Dragon, Ours blanc, Lapin blanc, Dragon du Sud, Tortue imbriquée, ainsi que plus de 260 km de gazoducs pour les champs pétrolifères dénommés Dai Hung, Thiên Ung, Tigre blanc, le tout dans la province de Bà Ria-Vung Tàu.

Si en 1984, l’industrie pétrolière vietnamienne avait construit sa  première plate-forme pétrolière avec le soutien technique du partenaire russe, en 2010, elle a étudié avec succès la conception, la construction et l’installation des plateformes aux dimensions colossales dans des zones à plus de 100 mètres de profondeur.

Des succès qui offrent des perspectives positives pour le développement du secteur, notamment dans la fabrication et l’installation d’ouvrages en haute mer.

Le Vietnam possède désormais un avantage concurrentiel dans la construction de ces derniers, et n’a plus besoin des services de plate-forme pétrolière d’entreprises étrangères. Des économies qui sont estimées entre 40 et 50 millions de dollars pour de nouvelles constructions.

Trân Sy Thai, chef de la conception, installation, manutention et exploration des ouvrages pétroliers et gaziers de Vietsovpetro rappelle que «la maîtrise de ces technologies permettra de réaliser l’ensemble des projets stratégiques avec des coûts moins élevés. En outre, la compagnie est en train de développer des technologies de dernière génération, lui permettant d’envisager des forages dans des zones de plus en plus profondes».

Le Vietnam est actuellement classé au 28e rang sur 52 pays au niveau des ressources pétrolières et gazières. Jusqu’à 2013, l’exploitation de pétrole brut du pays a atteint environ 4,4 milliards de barils, et elle contribue annuellement à plus de 20% du chiffre d'affaires total du pays et 18% du PIB. Avec sa concentration sur la recherche scientifique et l’application des  améliorations en terme de technologies, le secteur du pétrole et du gaz du Vietnam en général, et de Vietsovpetro en particulier, participe pleinement aux activités d’exploration et l'exploitation, de transformation du pétrole et du traitement du gaz. -CVN/VNA

Voir plus

Le Premier ministre Le Minh Hung (droite) et le directeur général du Fonds d’investissement direct russe, Kiril Dmitriev. Photo: VNA

Le Premier ministre Le Minh Hung reçoit le directeur général du Fonds d’investissement direct russe

Le Parti, l’État et le gouvernement vietnamiens attachaient une grande importance au partenariat stratégique global avec la Russie et souhaitaient renforcer la coopération bilatérale dans divers domaines. C'est ce qu'a déclaré le Premier ministre vietnamien Le Minh Hung lors de la rencontre du directeur général du Fonds d’investissement direct russe (RDIF), Kiril Dmitriev.

Inspection des bateaux de pêche ancrés à Cat Lo (quartier de Phuoc Thang, Hô Chi Minh-Ville). Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville accélère la mise en œuvre du journal de pêche électronique

Hô Chi Minh-Ville déploie activement le journal de pêche électronique pour l’ensemble des navires de pêche concernés. Cette mesure vise à renforcer la traçabilité des produits halieutiques, à améliorer la gestion de la flotte de pêche et à répondre aux recommandations de la Commission européenne (CE) dans la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).

Photo d'illustration: VNA

Le Vietnam mise sur le capital-risque pour stimuler l’innovation

Le Vietnam encourage activement le développement de la science, de la technologie, de l’innovation et de la transformation numérique, tout en améliorant son climat d’investissement et d’affaires afin de le rendre plus transparent et davantage conforme aux standards internationaux.

Tran Thi Man, directrice commerciale de la compagnie par actions BM Toan Cau. Photo: VNA

La confiance numérique, un « actif immatériel » clé de la compétitivité à l’ère de l’IA

À l’ère de l’intelligence artificielle, la confiance numérique s’impose comme un actif immatériel stratégique pour les entreprises. Au-delà des avancées technologiques, la capacité à inspirer confiance aux clients, partenaires et investisseurs devient un facteur clé de compétitivité, particulièrement pour les entreprises dirigées par des femmes engagées dans la transformation numérique.

Le ministre des Finances Ngô Van Tuân. Photo: VNA

Vietnam et Russie veulent lever les freins à leur partenariat économique

Le ministre vietnamien des Finances et le ministre russe du Développement économique ont convenu de renforcer leur coordination afin de surmonter les difficultés entravant les échanges économiques, commerciaux et les investissements, dans le but de donner une nouvelle impulsion au partenariat stratégique global entre les deux pays.

Le port en eau profonde CMIT, dans la zone de Cai Mep - Thi Vai à Hô Chi Minh-Ville, peut actuellement accueillir des porte-conteneurs d’une capacité maximale de 214.121 DWT. Photo : VNA

Vietnam - ASEAN : Création de nouveaux moteurs de croissance

Trente ans après son adhésion à l’ASEAN, le Vietnam est passé du statut de bénéficiaire de l’intégration régionale à celui d’acteur contribuant activement à la dynamique de croissance de l’Asie du Sud-Est. Porté par le commerce, les chaînes d’approvisionnement, la logistique, la transformation numérique et la transition verte, le pays participe désormais à l’émergence de nouveaux moteurs de développement au sein de la Communauté économique de l’ASEAN.

Le durian est l’un des principaux fruits d’exportation du Vietnam vers le marché chinois. (Photo : VNA)

Les fruits vietnamiens renforcent leur présence sur le marché chinois

Portés par une demande croissante et des conditions commerciales de plus en plus favorables, les fruits vietnamiens gagnent du terrain sur le marché chinois. L’amélioration des infrastructures logistiques et l’approfondissement de la coopération économique entre la Chine et l’ASEAN offrent de nouvelles opportunités aux exportateurs vietnamiens.

La protection et le respect des droits de propriété intellectuelle devraient contribuer à la promotion de l'innovation technologique et au transfert et à la diffusion de la technologie, à l'avantage mutuel de ceux qui génèrent et de ceux qui utilisent des connaissances techniques et d'une manière propice au bien-être social et économique, et à assurer un équilibre de droits et d'obligations. Photo d'illustration : VOV

Valorisation de la propriété intellectuelle : Normes mondiales et réalités locales

Le cadre juridique vietnamien permet déjà l’évaluation des actifs incorporels et les méthodologies internationales peuvent y être appliquées. Cependant, l’évaluation de la propriété intellectuelle demeure un problème complexe pour les régulateurs, les cabinets d’évaluation, les universités, les instituts de recherche et les entreprises, qui recherchent tous des solutions plus claires.