La protection sociale contribue à réduire le risque de travail des enfants

De nombreux enfants sont devenus orphelins ou affectés à long terme à cause de la crise sanitaire. Ces impacts menacent d'augmenter le nombre d'enfants travailleurs après le COVID-19.
La protection sociale contribue à réduire le risque de travail des enfants ảnh 1Photo d'illustration: VietnamPlus

Les enfants sont toujours la population la plus vulnérable et doivent être protégés en conséquence. Avec la crise de COVID-19, de nombreux enfants sont devenus orphelins ou sont tombés dans la pauvreté en même temps que leurs parents. Cette situation risque d'augmenter le nombre d'enfants travailleurs dans les temps à venir.

Selon le ministère du Travail, des Invalides et des Affaires sociales, le pays compte près de 4.500 enfants devenus orphelins à cause de l’épidémie de COVID-19. En outre, la pandémie a eu aussi de nombreux effets néfastes sur la vie des enfants, en menaçant leur sécurité alimentaire, en les impactant physiquement et psychologiquement, en perturbant leur apprentissage et en accroissant les inégalités dans l'accès à une éducation de qualité, aux activités de divertissement, de communication et de contacts sociaux. La fermeture temporaire des écoles et établissement d’éducation et l'apprentissage en ligne prolongée a augmenté le taux d'abandon scolaire des enfants pendant la pandémie, en particulier ceux issus de familles pauvres vivant dans les régions éloignées, isolées et peuplées de minorités ethniques.

Tous ces facteurs exposent davantage les enfants au risque de devoir travailler pour survivre.

Le risque accru de travail des enfants après la pandémie de COVID-19 n'est pas seulement une préoccupation pour le Vietnam, mais aussi un problème commun à de nombreux pays du monde. Alors que les progrès en matière d'élimination du travail des enfants sont au point mort depuis 2016, l'impact du COVID-19 crée de nouveaux défis majeurs en cette matière, selon une nouvelle étude de l'Organisation internationale du travail (OIT) sur le risque accru de travail des enfants.

Selon l’OIT, 160 millions d'enfants sont actuellement forcés de travailler dans le monde, soit 10% du total des enfants âgés entre 5 et 17 ans. Sans l’adoption de mesures rapides et efficaces, ce chiffre devrait s'accroître de 8,9 millions d'ici à la fin de l'année, notamment du fait des effets de la pandémie de COVID-19.

  
La protection sociale contribue à réduire le risque de travail des enfants ảnh 2Le gouvernement vietnamien a pris des mesures en vue d’accroître l'accès des enfants à l'éducation, réduire le risque de déscolarisation et de travail des enfants. Photo d'illustration: VietnamPlus

Selon des experts de l'OIT, les conséquences du COVID-19 s’ajoutent aux facteurs comme les conflits, la pauvreté et le changement climatique qui poussent les enfants à travailler.

Dans un nouveau rapport publié conjointement par l’OIT et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) intitulé "Le rôle de la protection sociale dans l'élimination du travail des enfants: Examen des données probantes et implications politiques", les rédacteurs insistent sur le fait que la protection sociale contribue à réduire le risque de pauvreté et la vulnérabilité des familles. C’est pourquoi les systèmes publics de protection sociale jouent un rôle essentiel dans la lutte visant à prévenir et éliminer le travail des enfants

Selon Guy Ryder, directeur général de l’OIT, il existe de nombreuses raisons pour les États de mettre en place une protection sociale universelle. Assurer l’abolition du travail des enfants en est certainement l'une des plus importantes, en particulier compte tenu de son impact sur les droits de l'homme et l'intérêt des enfants.

Les politiques de protection sociale qui aident les familles à faire face aux chocs économiques ou sanitaires et contribueront grandement à réduire le travail des enfants et à leur faciliter l'accès à l'éducation. Par conséquent, les gouvernements sont invités à élaborer une série de politiques pour promouvoir la protection sociale, en mettant l'accent sur les soins et la protection des enfants.

Pour Nguyen Thi Ha, vice-ministre vietnamienne du Travail, des Invalides et des Affaires sociales, le gouvernement vietnamien est bien conscient de l’enjeu. C’est pour cette raison que plusieurs mesures ont été adoptées pour limiter le plus possible l'impact de la pandémie de COVID-19 sur les enfants et assurer leur éducation. Elle a appelé à davantage de coopération pour améliorer la qualité de l'enseignement général, de l'orientation  et de l'enseignement professionnels en vue d'emplois durables pour la jeune génération et l'élimination du travail des enfants.

Selon les dernières statistiques, 94.4% des enfants vietnamiens sont aujourd’hui scolarisés. Ce résultat est dû notamment aux politiques d'amélioration de l'accès à l'éducation, de réduction de la pauvreté et d’amélioration des politiques de sécurité sociale. -VietnamPlus

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