La médecine à domicile aide à soulager les hôpitaux

Il faut faire en sorte de développer la decine à domicile, ce qui aura pour double effet d’améliorer la qualité des soins généraux pour la population et de soulager la fréquentation des hôpitaux, aujourd’hui surchargés.
Il faut faire en sorte de développer la decine à domicile, ce qui aura pour double effet d’améliorer la qualité des soins généraux pour la population et de soulager la fréquentation des hôpitaux, aujourd’hui surchargés.

C’est en ces termes qu’est intervenue la ministre de la Santé, Nguyên Thi Kim Tiên, lors d’une récente réunion sur l’élaboration du projet à titre expérimental du modèle de decine à domicile au Vietnam.

Bien qu’il y ait plus de 500 médecins généralistes spécialisés dans les soins à domicile, cela fait 10 ans que cette spécialité est boudée par les médecins fraîchement diplômés. Cette défection s’explique par le manque de règlementations sur le statut, les responsabilités, mais aussi de politiques prioritaires spécifiques à leur égard.

Selon le Docteur-professeur Pham Nhât An, directeur adjoint de l’Hôpital central de la pédiatrie, un des concepteurs du projet de formation des médecins généralistes à domicile, ces derniers peuvent être la solution à tous les problèmes inhérents au secteur de la santé.

Pour sa part, le professeur Luong Ngoc Khuê, chef du Département de gestion des consultations et des traitements médicaux (ministère de la Santé), fait savoir que les médecins à domicile permettront de consulter et d’administrer des soins aux patients, mais aussi de décider si, oui ou non, il faut les hospitaliser. Le développement de ce modèle contribuera à améliorer la qualité des soins, la protection de la santé de la population et à mieux appliquer la stratégie du secteur visant à investir davantage dans les services de santé générale.

La ministre de la Santé, Nguyên Thi Kim Tiên, envisage dans l’immédiat d’élaborer le projet à titre expérimental du modèle de decine à domicile au Vietnam pour la période 2012-2016, dans les principales agglomérations du pays que sont Hanoi, Hô Chi Minh-Ville, Dà Nang, Khanh Hoà, Huê, Cân Tho et Hai Phong.

Par le biais de ce projet, le ministère de la Santé va publier les règlementations fixant le le, le statut et les responsabilités des médecins généralistes à domicile, ce en mettant tout en œuvre pour attirer les étudiants en fin de cycle dans cette spécialité. Les médecins suivant un cursus de 18 ou 24 mois de formation sur la decine à domicile obtiendront un certificat d’aptitude professionnelle, puis travailleront dans les stations sanitaires des communes ou hôpitaux de niveau de district, privés ou publics.

Nguyên Thi Kim Tiên a affirmé que son ministère allait se pencher sur la publication des règlementations permettant aux jeunes médecins d’être formés dans cette spécialité et d’améliorer leurs connaissances.

Dans son projet de soulagement de la fréquentation des hôpitaux d’ici 2020, le Comité populaire de Hô Chi Minh-Ville a considéré que le modèle de decine à domicile était l’une des 5 solutions principales à mettre en oeuvre. Ce projet comporte trois étapes d’ici 2025. L’objectif : diminuer de 70% à 75% le taux de surcharge dont souffrent les hôpitaux. – AVI

Voir plus

Le prof. associé-Dr Trân Quang Nam, chef du service d’endocrinologie du Centre médical universitaire de Hô Chi Minh-Ville. Photo : S.X.

Près de 20% des Vietnamiens souffrent de surpoids

D’après un récent rapport publié par l’agence d’études de marché Decision Lab, parmi plus de 1.000 Vietnamiens interrogés, 83% reconnaissent l’obésité comme une maladie pouvant entraîner de nombreuses affections chroniques. Pourtant, la prise en charge précoce est freinée par la sédentarité généralisée, les conséquences sanitaires tardives et des croyances culturelles profondément ancrées.

Un patient atteint de cancer subit une résection hépatique par chirurgie robotique avancée à l’hôpital K. Photo : NDEL

Le secteur de la santé accélère sa transformation numérique

Le système national d’examens et de traitements médicaux se concentrera sur l’amélioration de la qualité et de l’efficacité afin de réduire la surpopulation dans les hôpitaux tertiaires et de renforcer le rôle des soins de santé primaires, a déclaré la ministre de la Santé, Dào Hông Lan.

Photo : journal Nhan Dan

Pour un accès équitable aux soins des maladies rares

L’Administration des services médicaux, sous l’égide du ministère de la Santé, a organisé le 28 février un événement national marquant la Journée internationale des maladies rares, ainsi qu’un atelier sur l’élaboration d’une liste nationale des maladies rares et les solutions de financement pour les médicaments orphelins au Vietnam.

Personnes subissant un examen médical au centre de santé communal de Phu Rieng, province de Dong Nai. Photo: VNA

Journée des médecins vietnamiens (27 février) : Vers une approche globale des soins de santé maternelle et infantile

Malgré un contexte difficile, le Vietnam enregistre des avancées notables en matière de santé maternelle et infantile, avec des indicateurs en nette amélioration et un cadre juridique renforcé. Les autorités entendent désormais réduire les inégalités régionales et consolider les soins primaires à travers un nouveau programme national pour 2026-2035, afin de garantir à toutes les mères et à tous les enfants un accès équitable à des services de santé de qualité.

Le Dr Vu Xuân Thành examine un patient et guide les étudiants en médecine lors d’une séance de pratique clinique. Photos : suckhoedoisong.vn

Le médecin Vu Xuân Thành, la musique adoucit les mœurs

Avec plus de 20 ans d’expérience dans le domaine médical, le Dr Vu Xuân Thành canalise les pressions et les émotions de la vie hospitalière en chansons, offrant un aperçu rare du côté humain des soins de santé au-delà de la blouse blanche.

Transplantation pulmonaire à l’Hôpital national du poumon. Photo : gracieuseté de l’Hôpital national du poumon

La transplantation pulmonaire en voie de devenir une procédure courante au Vietnam

L’intégration de la transplantation pulmonaire dans les pratiques courantes confirme la position de l’hôpital comme établissement de référence dans le traitement des maladies pulmonaires et de la tuberculose, tout en offrant de nouvelles perspectives de survie aux patients souffrant d’insuffisance respiratoire terminale et en contribuant au développement de la médecine de transplantation au Vietnam.