Un camion plein de fruits de palmier à huile, le 18 août 2018 à Kampar, en Indonésie. Photo : AFP

 

Hanoï, 25 mars (VNA) - La Malaisie a annoncé dimanche 24 mars qu’elle pourrait cesser d'acheter de nouveaux avions de combat à des producteurs d’armement européens, en représailles d'un plan de l'Union européenne (UE) visant à réduire l'utilisation d'huile de palme.

Ce pays d'Asie du Sud-Est, qui est le deuxième producteur mondial d'huile de palme après l'Indonésie, a récemment menacé de contester le plan de l'UE visant à éliminer progressivement l'utilisation de l'huile de palme dans les biocarburants devant l'Organisation mondiale du commerce.

Dans sa plus ferme déclaration à ce jour, le Premier ministre malaisien Mahathir Mohamad a déclaré que son pays pourrait chercher ailleurs pour moderniser sa flotte de chasseurs russes Mig-29, renonçant ainsi aux plans d'achat des avions Rafale ou Eurofighter Typhoon.

Il a souligné que si l’UE continuait de prendre des mesures contre l’huile de palme de Malaisie, ce pays envisagerait d’acheter des avions à la Chine ou à tout autre pays.

M. Mahathir a fait cette déclaration à la veille d’une exposition internationale de défense de cinq jours, qui débutera le 25 mars sur l'île touristique de Langkawi.

Dans sa lettre au président français Emmanuel Macron en janvier, il a déclaré que la Malaisie pourrait chercher à réduire les importations de produits français si le pays européen ne retirait pas son projet d'interdire le biodiesel d’huile de palme.

En décembre 2018, les législateurs français avaient voté en faveur de la suppression de l’huile de palme du programme de biocarburants du pays, à partir de janvier 2020.

Le projet d'acte délégué de l'UE  sur l’impact environnemental des biocarburants est rattaché à la directive sur les énergies renouvelables approuvée en juin  par le Parlement, le Conseil et la Commission européenne.

Ce texte prévoit une réduction progressive de l’inclusion des biocarburants dommageables pour l’environnement et le climat dans les objectifs d’énergies renouvelables des Etats membres à partir de 2023, pour atteindre zéro en 2030. -VNA