Hô Chi Minh-Ville (VNA) - Depuis la fondation du Comité de gestion de l’hygiène alimentaire en mars 2017 à titre expérimental, la situation concernant la mauvaise alimentation à Hô Chi Minh-Ville a beaucoup évolué. Cependant, des défis restent encore à relever.

Le contrôle en sécurité alimentaire reste difficile.

"Il est difficile d’obtenir des changements significatifs dès la première année de mise en œuvre parce que nos missions sont complexes", a déclaré  le professeur docteur Pham Khanh Phong Lan, chef du Comité de gestion sur l’hygiène alimentaire (CGHA).

Fondé il y a un an, le CGHA a pour tâche, d’une part, de remédier efficacement aux lacunes dans l’adoption du travail, de tâches et de pouvoirs à tous les niveaux. En plus, il doit montrer ses “points forts” d’une unité spécialisée dans la gestion de la sécurité alimentaire. Plus précisément il faut établir un réseau de gestion et de contrôle de la sécurité alimentaire (CSSA) couvrant 24 arrondissements, y compris les marchés en gros; consolider la coordination avec les unités interdisciplinaires locales dans la surveillance et le contrôle de la salubrité des aliments dans les entreprises et dans les établissements de production alimentaire…

La délivrance du label hygiène alimentaire géré par le CGHA a créé des conditions favorables pour les commerçants. L’élaboration et le perfectionnement des critères en la matière est ainsi mis en œuvre. Les systèmes et les formalités administratives pour traiter les violations sont également perfectionnés. L'entraînement et la propagation sont promus activement et à temps. Le CGHA a aussi contribué à promouvoir le développement de chaînes alimentaires salubres, renforcer la coordination avec les locaux et les associations professionnelles afin d'assurer le suivi et le soutien efficaces pour les produits agricoles propres.

Concrètement, au cours de cette année écoulée, le CGHA a collecté 3.649 échantillons alimentaires pour les analyser et pouvoir détecter les risques de contamination alimentaire. Par ailleurs, 174 sur 976 établissements inspectés ont été sanctionnés à hauteur de 2,5 milliards de dôngs. Près de 50 tonnes de nourritures insalubres ont été saisies et détruites.

À part la lutte contre les aliments insalubres, le CGHA a également attaché de l’importance dans l’élaboration et le développement des chaînes alimentaires saines “De la ferme à la table” pour répondre aux besoins des consommateurs. Jusqu’à présent, pour favoriser l'intégration des entreprises à ces chaînes, ledit Comité a délivré 174 certificats à 79 fermes, producteurs et transformateurs, notamment à Hô Chi Minh-ville et aux provinces du delta du Mékong, pour une production annuelle réunie de plus 91.000 tonnes

Vers le perfectionnement

Le Comité de gestion sur l’hygiène alimentaire doit faire face à de nombreuses difficultés dans sa mission. "Puisque ceci est un modèle pilote, les règles aussi bien que les façons de fonctionner ont été plus ou moins improvisées, a souligné Mme Pham Khanh Phong Lan. "Par conséquent, depuis l’année dernière, nous continuons à avancer à partir de procédures administratives en termes d’organisation des effectifs du personnel, de recrutement et d’investissement dans les infrastructures".

En général, le CGHA a connu des difficultés, notamment  dans le mécanisme de coordination parce que certaines affaires liées à la production alimentaire restent encore sous la gestion d’autres Services.

La traçabilité des produits de l’agroalimentaires est mise en œuvre dans des marchés populaires.

Plus précisément, concernant les aliments frais, le Service de l’agriculture est responsable des contrôles dans l’élevage, la mise en quarantaine et l’abattage, tandis que le Service de l’industrie et du commerce est responsable des projets de traçabilité et de mise en œuvre du modèle pilote “des marchés traditionnels, des centre de distribution, des arômes et des additifs” sur la sécurité alimentaire. Ainsi, certaines violations sur la sécurité alimentaire ont été détectées mais n’ont pu être sanctionnées efficacement.

Selon Mme Phong Lan, sa plus grande préoccupation reste le contrôle des risques sur la sécurité sanitaire des aliments provenant des provinces voisines. En effet, 80% de nourritures des villes sont importées. Les processus de transports et/ou l’élevage et la culture de  produits alimentaires provoquent également des intoxications alimentaires.

On ne peut que prévenir efficacement les produits alimentaires contaminés par des micro-organismes. Mais en ce qui concerne les pesticides ainsi que d’autres substances illicites, des relevés doivent être analysés. Cependant, la conservation des échantillons, est encore inadéquate, rendant le traitement des violations délicat.

Renforcer les contrôles en 2018

Face aux difficultés et défis, le CGHA a développé un plan d’action pour 2018 avec un renforcement des contrôles et le traitement des violations. Il perfectionne également des normes sur l’alimentation saine et sûre. À côté de mesures “de lutte”, les mesures d’encouragement et les soutiens seront proposés aux entreprises dans la fabrication des aliments propres, aux activités de sensibilisation en sécurité alimentaire aussi bien pour les producteurs que les consommateurs et pour promouvoir le développement du projet des chaînes alimentaires propres.

En outre, les ministères et les secteurs concernés doivent apporter des politiques concrètes et renforcer les contrôles de produits chimiques importés tels que les engrais, les pesticides, les substances interdites dans l'agriculture, les médicaments en santé animale et les additifs, notamment.

Enfin, il est important que les citadins continuent à croire et optent pour la consommation de nourriture propre, sûre et fiable. Il est temps que les habitants dénoncent aussi activement les établissements de production d’aliments insalubres afin que le CGHA puisse agir efficacement. -CVN/VNA