La fille d’une laveuse entre à Harvard

D’une apparence calme et timide, Trân Thi Diêu Liên, 19 ans vient de remporter une bourse de près de7 milliards de dôngs de l’Université de Harvard.
La fille d’une laveuse entre à Harvard ảnh 1Trân Thi Diêu Liên et sa mère. DT/CVN

Hanoi (VNA) - D’une apparence calme et timide, Trân Thi Diêu Liên, 19 ans, semble à l’opposé des jeunes qui se préparent à aller étudier à l'étranger. Et pourtant, elle vient de remporter une bourse de près de 7 milliards de dôngs de l’Université de Harvard.

Trân Thi Diêu Liên est major en anglais du lycée d’élite Lê Hông Phong de Hô Chi Minh-Ville, l'un des établissements les plus prestigieux du Vietnam, et a réussi son admission à l'Université de Harvard avec une bourse de 302.920 dollars (l’équivalent de 7 milliards de dôngs) pour quatre années d'études.

Le rêve de la jeune fille, dont les parents sont des travailleurs non qualifiés, est devenu réalité. Son père fait de petits designs publicitaires à la maison, et sa mère est laveuse dans une université de la ville.

Liên a commencé à rêver d'étudier à l'étranger alors qu’elle était à l’école secondaire Trân Dai Nghia. À cette époque, elle a d'abord entendu parler de la bourse A-star du gouvernement singapourien. Mais, malgré tous ses efforts, elle n’est pas parvenue à l’obtenir.

Une passion pour la science

Elle ne s’est pas découragée. Au lycée, Liên s’est consacrée à ses études, y compris à la recherche scientifique, avec pour résultat un 4e prix du concours international Intel ISEF (Intel International des Sciences and Engineering Fair) pour l’élaboration d’une planche de braille pour les aveugles.

Modestement, la jeune femme a expliqué que, plus jeune, elle ramassait des ordures telles que boîtes en plastique ou en métal, qu’elle utilisait pour recréer des objets qu’elle aimait, cherchant constamment à innover. Autant dire qu’elle est faite pour suivre un cursus technologique à Harvard.

Liên a également pris part à de nombreuses activités caritatives parascolaires lorsqu’elle était au lycée, notamment en dispensant des cours aux enfants des orphelinats de la ville. «C’était tout simplement parce que l'enseignement est un métier que j'aime», explique-t-elle. «Je crois qu’avec l'enseignement, on peut changer beaucoup de choses dans la vie de quelqu'un. J'aime bien le sentiment de pouvoir changer l’esprit des autres et, partant de là, leur permettre de changer la façon dont ils choisissent leur avenir».

Née dans une famille modeste, cette nouvelle étudiante de Harvard a compris que sa vie dépendra de ses capacités et de son travail. Elle confie se sentir privilégiée, elle dont les parents ont toujours respecté ses décisions, la laissant choisir sa voie. Et l’histoire de cette jeune femme Liên montre que les capacités financières d'une famille ne déterminent pas toujours le niveau des études de leurs enfants, y compris dans de grandes universités américaines. –CVN/VNA

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