À presque 90 printemps, Nguyên Van Bach figure parmi les quatre calligraphes les plus en vue de Hanoi. On peut retrouver son travail dans plusieurs vestiges historiques et révolutionnaires du pays.

Nguyên Van Bach, plus connu sous le pseudonyme de Lô Công, est né dans une famille confucianiste connue depuis trois générations pour ses talents de calligraphie dans le district de Gia Lôc (province de Hai Duong, Nord).

À 9 ans, le petit Bach accompagnait son père dans ses voyages à travers la région, et à 13 ans, sa bonne maîtrise de cette technique lui a permis de commencer à vendre ses premiers écrits. Depuis, chaque année, à l’arrivée du printemps, il va présenter ses calligraphies aux marchés Ty, Tram et Thông, dans le district de Gia Lôc. Pour attirer les clients vers son stand, il dessine quelques calligraphes à la demande des passants. «Quand j’écris un idéogramme pour quelqu’un, je dois le choisir avec précision. Il doit représenter la personne. C’est un travail complexe qui demande un entraînement quotidien», nous a-t-il expliqué.