Infrastructures routières: avantages et limites des projets BOT et BT

Après cinq années d’investissement sous forme de conventions BOT et BT, e ministère des Communications et des Transports a pu affirmer les contributions de ces projets, en reconnaissant les limites.

Hanoi (VNA) – Après cinq années d’investissement sous forme de conventions BOT (Bâtir-Opérer-Transférer) et BT (Bâtir-Transférer), le ministère des Communications et des Transports a pu affirmer les contributions de ces projets, tout en reconnaissant les limites.

Dans la période 2011-2015, le ministère des Communications et des Transports a mobilisé 186.660 milliards de dôngs pour 62 projets, dont 58 réalisés sous forme de BOT et quatre de BT. Les routes représentent 58 projets, outre les infrastructures maritimes avec deux projets, celles fluviales avec un projet, et la formation professionnelle avec un projet.

Infrastructures routières: avantages et limites des projets BOT et BT ảnh 1Dans la période 2011-2015, le ministère des Communications et des Transports a mobilisé 186.660 milliards de dôngs pour 62 projets sous forme de BOT et BT. Photo: VNA

Toujours selon ledit ministère, 26 projets d’infrastructures de transport construits suivant conventions BOT ou BT, soit un investissement total de 74.806 milliards de dôngs, sont achevés et ouverts au trafic. Il s’agit de 23 projets de BOT et de trois de BT, les infrastructures routières représentant 24 projets, et maritimes deux projets. Selon Nguyên Nhât, vice-ministre des Communications et des Transports, les projets d’infrastructures sous forme de BOT ont largement contribué au développement socioéconomique.

La modernisation des routes a permis aux moyens de transport d’économiser du temps et du carburant. Par exemple, l’autoroute Nôi Bài - Lào Cai (Nord) a permis de ramener le temps de trajet entre ces deux localités à trois heures et demie, contre sept heures auparavant, ainsi qu’une baisse de 30% de son coût. Autre exemple, l’autoroute Long Thành - Dâu Giây (Sud). Néanmoins, la réalisation des projets de développement d’infrastructures sous forme de BOT présente des faiblesses. Il s’agit de la qualité des routes, du coût élevé des droits de péage... Les entreprises de transport déplorent ces derniers qui sont un véritable fardeau.

Selon Khuc Huu Thanh Hai, directeur de la Compagnie par actions Dât Cang, transporteur spécialisé dans le trajet Hai Phong – Hanoi (Nord), l’intérêt des projets d’infrastructures est une évidence sur le plan professionnel. Cependant, les droits de péage causent des difficultés financières. «En moyenne, un véhicule de notre compagnie doit payer 40 millions de dôngs par mois de péage pour l’autoroute Hai Phong - Hanoi. Un coût d’autant plus subi que cette autoroute est le seul axe praticable pour les camions de la compagnie, la nationale 5 ayant fait l’objet d’un BOT également», explique le directeur. Selon Nguyên Van Thanh, président de l’Association du transport automobile du Vietnam, le nombre de péages est très élevé. «Sur le trajet Hanoi - Thai Binh, on compte quatre péages en 100 km, alors que la réglementation n’autorise la perception des droits de péage que tous les 70 km», a-t-il ajouté.

Arrêt provisoire des projets

Selon le vice-ministre des Communications et des Transports, Nguyên Hông Truong, le ministère va contrôler le respect de la réglementation des péages dans l’ensemble du pays. Des données, telles que volume de véhicule et montant des droits perçus, seront publiées sur le portail d’information du gouvernement. À partir de 2017, le ministère suspendra la réalisation de nouveaux projets d’infrastructures routières. Le vice-ministre Nguyên Hông Truong évoque également la possibilité d’autoriser des adjudications internationales pour les projets prévus pour être réalisés suivant convention BOT.

Aux avis des experts, il est particulièrement nécessaire de mobiliser des capitaux étrangers au service du développement des infrastructures routières. Sur la période 2016-2020, le pays a besoin de plus de 1.000 milliards de dôngs alors que le budget de l’État n’est capable d’y subvenir qu’à hauteur de 11%. Le recours au modèle d’investissement qu’est le partenariat public-privé est impératif.

Selon le vice-ministre des Communications et des Transports, Nguyên Nhât, le gouvernement devrait affecter des fonds publics à la libération préalable du foncier afin de mieux susciter l’intérêt d’investisseurs étrangers. – VNA

Voir plus

Le vice-Premier ministre permanent Pham Gia Tuc (cinquième à partir de la gauche) et les chefs de délégation des pays de l'ASEAN et de la Chine posent pour une photo de groupe. Photo : VNA

Le vice-PM permanent Pham Gia Tuc propose quatre axes de coopération ASEAN-Chine

Dans le cadre plus large des relations entre l’ASEAN et la Chine, la coopération commerciale et en matière d’investissement entre le Vietnam et la Chine a insufflé une dynamique puissante et joué un rôle clé dans la connexion des marchés et des chaînes de production, tout en favorisant une coopération substantielle dans de nombreux domaines.

Le Dr Quach Truyen, spécialiste de la biotechnologie végétale et fondateur de PlantEdits, entreprise américaine spécialisée dans les services de transformation végétale et d’édition génomique. Photo: VNA

Un expert voit dans la biotechnologie végétale un levier pour l’agriculture vietnamienne

Le Vietnam dispose d’un important potentiel pour développer la biotechnologie végétale grâce à la richesse de ses ressources génétiques et aux progrès de l’intelligence artificielle, du Big Data et de l’édition génomique. Pour transformer ces atouts en valeur ajoutée, il doit toutefois renforcer les liens entre recherche, entreprises et transfert de technologies.

Les ports de Hô Chi Minh-Ville sont toujours en pleine effervescence, avec des navires qui chargent et déchargent des marchandises Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville veut faire des ALE un moteur des exportations

Selon un plan récemment publié par le Comité populaire municipal, la ville déploiera une série de mesures visant à renforcer la compétitivité des entreprises, à promouvoir des exportations durables, à élargir les débouchés et à favoriser une intégration plus poussée des entreprises locales dans les chaînes de valeur et d’approvisionnement mondiales.

La transformation numérique valorise les valeurs traditionnelles de l'artisanat en faisant rayonner l'histoire des artisans et de leur terroir auprès d'un plus large public. Photo: VNA

Le numérique propulse le "made in Vietnam" vers de nouveaux horizons

Loin de remplacer l'authenticité des produits artisanaux, le numérique met en lumière l'histoire des artisans et de leur terroir auprès d'un plus large public. En rapprochant directement les producteurs des consommateurs, la technologie permet à des produits de niche de s'affranchir des distances pour conquérir de nouveaux marchés.

La délégation travaille avec le centre d'innovation Station F. Photo : VNA

Le Vietnam renforce sa coopération avec la France dans l’innovation

Dans ce cadre, la délégation de la Commission centrale des politiques et des stratégies, conduite par son chef adjoint Nguyen Duc Trung a travaillé avec l’ambassade du Vietnam en France, effectué une visite à Station F et rencontré l’Université Paris-Saclay pour échanger sur les expériences en matière de science et technologie, d’innovation, d’écosystème des start-up et de développement des ressources humaines.

Le port international Gemalink de Ba Ria Vung Tau est un port maritime stratégique pour l'industrie, le commerce et l'intégration mondiale. Photo : VNA

Le Vietnam veut franchir un nouveau cap dans les chaînes de valeur mondiales

Fort d’un réseau de 17 accords de libre-échange et de capacités de production en constante amélioration, le Vietnam dispose de solides atouts pour renforcer sa présence dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Face au durcissement des exigences en matière de technologie, de durabilité et de traçabilité, les entreprises vietnamiennes doivent toutefois accélérer leur transformation pour passer progressivement de la sous-traitance à des activités à plus forte valeur ajoutée.

L’ambassadrice du Vietnam en Argentine, Ngô Minh Nguyêt, s’exprime lors de la 30e Journée de l’exportation, à Buenos Aires, le 15 septembre. Photo : VNA

L’Accord commercial préférentiel Vietnam-Mercosur ouvre de nouveaux horizons

Le Vietnam et l’Argentine disposent de nouvelles opportunités pour élargir leur coopération commerciale, notamment grâce à l’accélération des négociations sur l’Accord commercial préférentiel (PTA) entre le Vietnam et le Mercosur, ainsi qu’à la demande d’adhésion de l’Argentine à l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP).

La coopérative de la province de Ca Mau, en collaboration avec le journal et la station de radio-télévision de Ca Mau, a organisé une foire OCOP (À chaque commune son produit), combinant vente directe et vente en direct en ligne afin de promouvoir les produits locaux. Photo : VNA

Changer d’approche pour réduire la fracture numérique

Malgré l’attention accordée à l’inclusion numérique des minorités ethniques, certaines communautés restent confrontées à des obstacles géographiques, économiques, éducatifs et linguistiques qui risquent d’accentuer les inégalités numériques.