Ils pédalent plus de 16.000 km pour le climat

Ils pédalent plus de 16.000 km pour sensibiliser aux enjeux climatiques

Accompagnée de son copain Simon, Nguyên Thi Kim Ngân a rallié Hô Chi Minh-Ville à Paris à vélo, avec comme objectif de sensibiliser aux changements climatiques.

Hanoi (VNA) - Accompagnée de son copain Simon, Nguyên Thi Kim Ngân a rallié Hô Chi Minh-Ville à Paris à vélo, avec comme objectif de sensibiliser aux changements climatiques. Pari réussi, ils sont arrivés juste au moment de la COP21 !

Ils pédalent plus de 16.000 km pour sensibiliser aux enjeux climatiques ảnh 1Ngân et son petit ami Nelson ont traversé à vélo 11 pays. Photo: DDTN/CVN

Chaque militant écologiste a sa façon de sensibiliser à la protection de l’environnement. Qu’elle soit grande ou petite, chaque action  véhicule toujours un message positif. Nguyên Thi Kim Ngân et son ami Simon Nelson, eux, ont choisi la petite reine, ce symbole de «zéro carbone, zéro pollution». En février 2015, ils sont partis de Hô Chi Minh-Ville pour rallier Paris à la force de leurs mollets, avec comme objectif de sensibiliser l’opinion publique à l’urgence écologiste.

Née dans une famille d’agriculteurs de la province de Gia Lai (hauts plateaux du Centre), Ngân a toujours aimé voyager. Une fois diplômée de deux universités à Hô Chi Minh-Ville, la jeune femme de 28 ans s’est mise à écrire des histoires inspirées de ses expériences de voyage. Elle a déjà publié quatre livres dont “Nhật Ký Mèo Liggen” (Le carnet du chat Liggen) et “Loi nguyên hoa Taban” (La malédiction de la fleur Taban).

Elle rêvait de découvrir la France, et surtout Paris la merveilleuse, avec ses monuments séculaires, sa Tour Eiffel, sa Seine romantique... Une rencontre avec un grand voyageur venu d’Écosse lui a permis de concrétiser son rêve plus tôt que prévu.

Une rencontre prédestinée

Elle a rencontré Simon Nelson alors qu’elle était à la recherche d’un appartement sur un site web. Le jeune routard avait besoin de quelqu’un pour l’aider dans son vietnamien et Ngân cherchait quelqu’un pour enrichir son anglais. Une amitié s’est nouée, qui a rapidement évoluée en amour. Originaire d’Écosse, Simon avait à l’époque visité 47 pays. Un voyageur d’expérience donc, doublé d’un militant écologiste actif depuis plus de 20 ans.

Un jours lui est venue l’idée saugrenue de rallier Hô Chi Minh-Ville à Paris à vélo, où se préparait la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques 2015 (COP21). Ngân était enthousiaste pour l’accompagner, bien que peu coutumière de ce moyen de locomotion. «Je pensais qu’il plaisantait au début, mais il était tout à fait sérieux. Il m’a dit que nous devions partir au plus tôt afin d’arriver à Paris au moment de la COP21», se souvient-elle.

Une fois l’itinéraire choisi et tout l’équipement préparé, le couple a donné ses premiers coups de pédale dans la province méridionale d’An Giang, le 9 février 2015. Les premiers jours, durant la longue remontée Nord-Sud vers Hanoï, Ngân a souffert  le martyre. Nullement sportive, elle s’était jetée dans le grand bain sans préparation physique particulière. Mais le voyage étant long, Simon lui avait assuré qu’elle aurait largement le temps de s’adapter. Et puis son compagnon était là pour l’encourager. Au fil des jours en effet, à raison de huit heures de selle quotidienne, son corps mais aussi son mental se sont peu à peu habitués à l’effort. À la frontière sino-vietnamienne, avec quelque 2.000 km au compteur, elle était déjà devenue une vraie cyclotouriste.

Ils pédalent plus de 16.000 km pour sensibiliser aux enjeux climatiques ảnh 2Ngân et Nelson ont connu des conditions météorologiques extrêmes. Photo: DDTN/CVN

Pour rejoindre la France, deux grands itinéraires étaient possibles : l’un vers l’Asie du Sud et le Moyen-Orient, l’autre plus au Nord à travers la Chine et l’Asie centrale. Compte tenu de la situation politique tendue, le premier fut rapidement écarté. Une fois en Chine, les deux aventuriers ont mis le cap vers l’Ouest, vers le Xinjiang, au climat extrême : brulant l’été et glacial l’hiver. Ils sont arrivés en été, avec des températures frôlant les 50°C. Comme leur budget était assez limité (10.000 dollars), pas question de dormir dans des hôtels, d’ailleurs rares dans ces contrées désertiques. Pas d’autre choix donc que de planter la tente. «Nous avons bu beaucoup d’eau et cherché des abris sous d’énormes rochers. Un climat terrifiant !», partage Ngân.

Ensuite, ils ont traversé des pays musulmans d’Asie centrale comme le Turkménistan, où ils ont rencontré des problèmes avec la nourriture. Ngân notamment a eu du mal à s’adapter aux brochettes d’agneau et au pain dur, à l’absence de légumes ou de viande de porc. Son estomac l’a fait souffrir pendant cinq mois et elle a même dû être hospitalisée en Turquie.  

Des bons et des mauvais souvenirs

Le voyage à vélo, s’il permet de découvrir des contrées à la vitesse idéale ni trop lente, ni trop rapide - et de nouer des contacts privilégiés avec les populations locales, expose aussi à bien des désagréments. Parmi ceux-ci, les chauffards, nombreux sur les routes d’Asie. Aussi nos deux compères ont-ils privilégié le plus souvent possible les petites routes peu fréquentées. Il y a aussi les pépins mécaniques, certains bénins, d’autres potentiellement dangereux quand ils surviennent en montagne. «Au Kirghizistan, au sommet d’un col, bien que nous avions vérifié les vélos, mes freins ont lâché à la descente, se rappelle Ngân. J’ai cru que j’allais mourir. Mais en freinant avec les pieds, j’ai réussi à stopper le  vélo in extremis. C’est mon souvenir de voyage le plus terrifiant».

Le 20 octobre, lorsque le couple est arrivé en Italie, tout le Sud du pays était en proie à des pluies diluviennes qui, avec le froid, rendaient les conditions de voyage très pénibles. Ngân a plus d’une fois eu l’envie de «balancer le vélo dans le fossé» pour rentrer au plus vite au Vietnam. Mais son compagnon et le sentiment de «la mission pas encore accomplie» l’ont encouragée à continuer. «Notre voyage a été une grande expérience humaine. Les craintes de départ comme la barrière linguistique, les pépins de santé ou les mauvaises rencontres se sont vite envolés», partage Ngân.

Leur voyage, de 291 jours exactement, a finalement pris fin à Paris le 25 novembre, en pleine COP21. «Toutes les fatigues du voyage se sont évaporées. J’espère que notre périple donnera l’idée à d’autres de partir à l’aventure pour découvrir cette belle planète», raconte Ngân.

Au lieu d’avoir rassasié Ngân de son envie de voyage, ce périple à vélo l’a, au contraire, exacerbée. La globetrotteuse a révélé un projet de voyage à vélo autour de l’Asie du Sud-Est pour promouvoir et soutenir l’égalité des sexes, et ce via des photos des femmes qu’elle rencontrera sur la route. Nous lui souhaitons bon vent dans ce nouveau défi ! – CVN/VNA

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