Il était une fois... l’artiste de ca trù Kim Duc

 L’artiste de « ca trù » (chant des courtisanes) Pho Thi Kim Duc est une femme de 81 ans au visage doux et aux cheveux blancs. Elle est la dernière artiste du célèbre groupe de ca trù Khâm Thiên de Thang Long (actuellement Hanoï).
 L’artiste de « ca trù » (chantdes courtisanes) Pho Thi Kim Duc est une femme de 81 ans au visage douxet aux cheveux blancs. Elle est la dernière artiste du célèbre groupede ca trù Khâm Thiên de Thang Long (actuellement Hanoï).

Pho Thi Kim Duc est née et a grandi dans une famille de chanteurs deca trù. Son père, Pho Dinh Le, était chef de chœur du groupe de ca trùKhâm Thiên avant 1945. Il lui a enseigné dès l’enfance le chant et lesinstruments de musique.

A l'âge de 7 ans, elleétait tout à fait qualifiée et, à 13 ans, elle a commencé à chanter avecson père et son frère dans le groupe Khâm Thiên. Kim Duc était réputéepour chanter clairement les paroles, en utilisant bien les castagnettes,et avoir un bon sens de la musique et de la poésie. Elle est rapidementdevenue une chanteuse célèbre à Hanoi.

Après laRévolution d'août, le ca trù est tombé progressivement dans l'oubli etle nombre de chanteurs a chuté. Ne pouvant plus gagner sa vie, Kim Duc acommencé à tricoter et fabriquer des produits en plastique. En 1961,elle a travaillé à la radio La Voix du Vietnam, où elle a chanté du chèo(théâtre traditionnel) et récité des poèmes. Avec sa belle voix, sesmélodies douces et délicates, elle a rapidement gagné le cœur desauditeurs. Plusieurs fois, elle a eu l'honneur de chanter du chèo et deréciter des poèmes au Palais présidentiel où le Président Hô Chi Minhrecevait ses invités internationaux. Pour sa grande contribution à l'artdu ca trù, elle a reçu le titre d’«Artiste émérite » alors qu'elletravaillait à la radio La Voix du Vietnam.

Malgréson âge avancé, le souvenir de cette époque dorée est encore vif dansson esprit. Actuellement, beaucoup de gens lui demande de leur enseignerle ca trù. Elle n’a accepté que pour quelques-uns, les vraispassionnés. Selon elle, l'apprentissage du ca trù est très difficile,car en dehors des capacités innées, les élèves doivent faire preuved’une persévérance sans faille. Il faut plusieurs années d'études pourobtenir de premiers résultats. Elle leur donne des cours complets,allant des techniques de chant en position assise à l'habillement enpassant par le comportement et la conduite dans la vie. «Je n'enseignequ’à quelques personnes, et je veille à leur transmettre le ca trùvéritable, et non un mélange». C'est pourquoi de nombreux artistescélèbres de ca trù et de chèo tels que Xuan Hoach, Dang Cong Hung etDoan Thanh Binh ont étudié auprès d’elle.

Maintenant, à l'âge de 81 ans, en plus d'enseigner, Kim Duc a égalementrejoint la troupe de ca trù Tràng An. Récemment, elle et sa troupe ontrestauré avec succès la danse Bai Bong, une danse royale de ca trù quiétait populaire pendant la dynastie des Trân (XIIIe siècle).

Récemment,elle a également achevé un manuel de ca trù. Un projet important dansl'enseignement et la conservation de cet art vocal, en particulier dansle contexte où il est menacé de disparaître. - AVI

Voir plus

La série animée Wolfoo figure parmi les 10 finalistes du 7e Concours de cricket pour enfants. Photo : Comité d'organisation

Les 10 finalistes du Prix pour les enfants Dê mèn 2026 dévoilés

La 7e édition du prix pour les enfants Dê Mèn (Grillon) 2026 met à l’honneur la diversité de la création artistique destinée aux enfants au Vietnam, avec dix œuvres finalistes couvrant plusieurs disciplines culturelles et une participation remarquée de jeunes créateurs.

Le stand vietnamien attire un large public grâce à ses activités culturelles, ses spectacles artistiques traditionnels et ses spécialités culinaires, laissant une image positive du Vietnam auprès des visiteurs locaux et étrangers. Photo: VNA

Le Vietnam à l’honneur au Festival culturel mondial de Seongnam

Le Festival culturel mondial de Seongnam a mis à l’honneur la diversité culturelle et les échanges entre les peuples, réunissant des communautés internationales autour des traditions, de la gastronomie et des arts, avec une participation remarquée du Vietnam.

Une performance de don ca tai tu. Photo: VNA

Le don ca tai tu, levier du développement touristique à Tây Ninh

Reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel représentatif de l’humanité, le don ca tài tu (chant des amateurs du Sud) du Vietnam n’est pas seulement une forme d’art populaire, mais aussi la quintessence de la vie spirituelle, de l’identité et du caractère des habitants méridionaux.

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Après la promulgation par le Bureau politique de la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, la capitale Hanoï s’emploie progressivement à concrétiser les objectifs et orientations qui y sont définis.
Au-delà des déclarations d’intention ou des actions de façade, l’ambition de faire de la culture un pilier du développement est désormais traduite en mesures concrètes, mises en œuvre de manière plus efficace et appelées à produire un large rayonnement.

La pièce «Thi Mâu voyage à travers le temps». Photo : hanoi.gov.vn

À Hanoi, l’automne aux couleurs des arts de la scène

Le festival mettra en lumière des œuvres reflétant la richesse culturelle et historique de Hanoi, de son peuple et de son identité, avec des productions exceptionnelles dans un large éventail de genres théâtraux, notamment le cheo (théâtre populaire), le cai luong (théâtre rénové), le théâtre, les comédies musicales, le cirque, le théâtre de marionnettes et le tuông (théâtre classique).

Les vastes plaines alluviales qui bordent la rivière Cà Lô sont un lieu idéal pour camper le week-end. Photo : VNP

La dynamique de développement des villages d’artisanat

Au cœur des profondes mutations de notre époque, où le développement ne se mesure plus seulement à la vitesse de croissance mais aussi à la richesse de l’identité, la Résolution n°80-NQ/TW ouvre une nouvelle perspective : la culture ne suit plus le mouvement, elle l’accompagne et en devient un moteur d’impulsion.

Contrairement aux estampes polychromes, la peinture de Sinh utilise la matrice uniquement pour imprimer les contours, la coloration étant ensuite réalisée à la main, ce qui rend chaque œuvre unique. Photo : VNA

Les derniers gardiens de l'art des estampes populaires du village de Sinh à Hue

Ancré depuis plus de quatre siècles dans la vie spirituelle des habitants de l’ancienne cité impériale, l’art des estampes populaires du village de Sinh (quartier de Duong No, ville de Hue) a longtemps été au bord de l’extinction. Aujourd’hui relancé, ce savoir-faire ancestral ne survit pourtant encore qu’à travers les gestes d’une poignée d’artisans, posant avec acuité la question de la préservation d’un patrimoine populaire intimement lié aux croyances et à l’identité culturelle locale.

Des délégués et des citoyens visitent l'espace d'exposition du Musée de Hanoï. Photo : VNA

Pour faire de la culture un moteur du décollage touristique

Portée par la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, Hanoï accélère la valorisation de son immense patrimoine afin de faire de la culture un moteur de croissance durable, de dynamisme touristique et de créativité urbaine, malgré des défis persistants liés à la numérisation, aux infrastructures et à l’attractivité des produits culturels.

Dans le processus d’intégration internationale, la culture joue un rôle essentiel, contribuant à préserver l’identité nationale face aux influences extérieures et façonnant l’image du Vietnam dans le monde. Photo: VNA

Culture vietnamienne à l’ère numérique : entre valorisation et nouveaux défis

À l’ère du numérique, la promotion et la protection de l’identité culturelle vietnamienne sur Internet deviennent un enjeu stratégique. Si la technologie offre un second souffle aux valeurs traditionnelles, elle impose également de nouveaux défis face aux contenus inappropriés et à la nécessité de renforcer la « résistance culturelle » des citoyens.