HCM-V : Le logement des ouvriers, une question à étudier

Hô Chi Minh-Ville : Le logement des ouvriers, une question à étudier

Bien que le parc immobilier destiné à loger les ouvriers ait déjà augmenté dans la mégapole du Sud, il ne parvient toujours pas répondre aux besoins, y compris sur le plan qualitatif.

Ho Chi Minh-Ville (VNA) - Bien que le parc immobilier destiné à loger les ouvriers ait déjà augmenté dans la mégapole du Sud, il ne parvient toujours pas répondre aux besoins, y compris sur le plan qualitatif. 

Hô Chi Minh-Ville : Le logement des ouvriers, une question à étudier ảnh 1Les ouvriers des zones industrielles préfèrent habiter en dehors de leur zone pour être plus libres. Photo : VNA/CVN

Le logement existe mais ne satisfait pas la demande

La ville compte presque 300.000 d’ouvriers travaillant dans les zones industrielles (ZI) et celles franches (ZF), et la demande de logement qui en résulte est très élevée. Vu la situation, la ville a fait construire plusieurs cités, mais elles sont insuffisantes, en particulier pour les ouvriers qui viennent de loin et ont besoin d’un appartement à proximité du lieu de leur travail. La ZF de Tân Thuân emploie 63.000 personnes dont 65% ne sont pas originaires de Hô Chi Minh-Ville. Depuis 2006, six bâtiments ont été bâtis au sein de la zone, mais ils ne peuvent accueillir que 7% des employés de celle-ci, les autres devant louer à l’extérieur.

Selon Pham Huy Thông, chef adjoint du Comité municipal de gestion des ZI et ZF, la situation s’explique par le manque de foncier réservé à la construction de résidences pour ouvriers. Le problème est aussi attribuable au fait qu’il y a trop de règles à suivre en s’installant dans un bâtiment au sein de la zone. La plupart des ouvriers préfèrent loger à l’extérieur car les horaires sont plus souples.

Travaillant dans la zone Tân Thuân depuis cinq ans, Lê Thi Thanh Hà, originaire de la province de Nam Dinh, n’a pas voulu vivre dans un logement de la zone et a loué un studio en dehors. «Ce n’est pas pratique d’habiter dans le bâtiment de la zone, en fait, c’est très contraignant pour les horaires, il est impossible de rentrer tard alors que, parfois, on doit travailler le soir, et en plus, il n’est pas permis de faire la cuisine ou de loger temporairement des amis», a-t-elle déclaré.

À cela, il faut ajouter que les logements proposés sont temporaires, tandis que la majorité des ouvriers recherchent un logement stable, pour une longue durée.

Ce sont les besoins des ouvriers qui comptent

Selon Pham Huy Thông, pour remédier à ce problème, l’intervention des autorités locales est nécessaire. Ces dernières ont un rôle déterminant dans l'allocation de foncier pour la construction de résidences pour ouvriers. et ce d'autant plus que la création de communautés composées uniquement d’ouvriers est une alternative à explorer en vue de leur permettre de stabiliser leurs conditions de vie et de travail.

S'agissant de ces conditions de vie et des besoins des ouvriers en termes de logement, Lê Thi Bich Viêt, directrice générale de la Société de confection et de produits en cuir pour l’export 30-4, a expliqué qu’il faudrait les étudier pour créer des logements qui soient une vraie maison, afin que les ouvriers puissent y demeurer longtemps.

«Les ouvriers souhaitent tous vivre dans un lieu propre, confortable et présentant toutes conditions de sécurité. En ce cas, ils pourront stabiliser leur vie, ce qui présente un avantage évident pour leur entreprise, car ils seront moins enclins à changer d'emploi», a affirmé la directrice générale.

Évidemment, pour attirer et conserver le personnel, outre une rémunération décente, il faut s’intéresser à leurs conditions de vie, notamment les aider à bien s’installer, ce qui n'est pas toujours aisé mais profite à tous. -CVN/VNA

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