Harvard accueille une Vietnamienne dans ses rangs

Née en 1996, La Hô Thi Minh Khuê est en terminale du lycée Amsterdam de Hanoi. Une bourse pour faire ses études à l’Université Harvard (États-Unis) à partir de 2015 vient de lui être attribuée.
Née en 1996, La Hô ThiMinh Khuê est en terminale du lycée Amsterdam de Hanoi. Une bourse pourfaire ses études à l’Université Harvard (États-Unis) à partir de 2015vient de lui être attribuée.

Durant l’année scolaire2014-2015, de nombreuses écoles à la renommée internationale ontattribué des bourses à de jeunes vietnamiens pour les attirer dans leurslocaux. La Hô Thi Minh Khuê est la seule élève vietnamienne àbénéficier d’une bourse d’études complète d’une valeur de 320.000dollars et qui plus est pour étudier dans une université prestigieusemondialement reconnue : Harvard.

Fille de lajournaliste Hô Thi Hai Âu qui travaille pour Thoi bao Ngân Hàng (Journalde la banque), Minh Khuê a largement été influencée par le parcours desa mère. Bien que douée en mathématiques, elle a choisi d’intégrer leDépartement de littérature de l’Université des sciences sociales ethumaines.

Un parcours d’exception

Minh Khuê est une fille talentueuse, indépendante, ayant de lapersonnalité tout en restant féminine. La petite élève se familiarisetrès tôt, à cinq ans, avec l’anglais. À dix ans, elle participe auconcours olympique d’anglais de la capitale. Le jury, composé deBritanniques, apprécie son talent. Elle réussit le concours de sélectionpour la classe d’anglais du collège Giang Vo. L’autre passion de lapetite Khuê ? Les mathématiques qu’elle pratique dès l’enfance, suivantles traces de sa mère. Au lycée Hanoi Amsterdam, elle intègre une classeréservée aux as en la matière.

La Hô Thi Minh Khuêest aussi célèbre pour son talent musical. En 2010, elle décroche le 2eprix du concours international de piano en République de Corée. L’andernier, elle organise avec succès deux projets artistiques : un concertGiai diêu mùa hè (Mélodie d’été) et une exposition de peinture privéebaptisée «Tinh yêu cua tôi» (Mon amour) avec 22 oeuvres. Les sommesrapportées lui permettent de contribuer à établir 22 petitesbibliothèques pour un projet de livraison de livres à la campagne.

Minh Khuê vit actuellement avec sa mère. Ses parents ont divorcé quandelle était petite lui conférant par la même une grande sensibilité. Samère s’est souvent étonnée de ses choix durant sa scolarité. «Madécision de participer au concours de la classe d’anglais du collègeGiang Vo était guidée par ma mère. Je pense que c’était une bonne idéeparce que dans le contexte actuel, pour bien s’intégrer, il fautcomprendre l’anglais. D’un autre côté, depuis toute petite, j’adore lesmathématiques. J’ai eu des professeurs excellents dans ce domaine. Bienque je sois bonne élève en anglais au collège, j’ai décidé de m’inscriredans la classe pour les as des mathématiques au lycée», confie la jeunefille.

L’exercice de composition au cœur de la sélection

Minh Khuê revient sur sa sélection à Harvard : «Plus d’un mois aprèsl’envoi de mon dossier, en décembre dernier, j’ai reçu une réponsefavorable de l’université». Elle ajoute que les principes éducatifs decette dernière et ceux de sa mère présentent des similitudes : «Pour denombreux gens, jouer du piano correctement nécessite d’avoir un don. Àl’Université Harvard, l’apprentissage a pour but de développer la natured’une personne. Si une personne a des prédispositions pour un domaine,elle les suivra».

La composition compte parmi lesexercices de sélection les plus importants des grandes universités.«J’ai réécrit mon brouillon à plus de 50 reprises. Mon texte évoquetrois générations de ma famille : ma grand-mère, ma mère et moi. L’idéeprincipale est que nous n’attendons pas que les occasions soient crééespar d’autres personnes, nous devons les créer. Nous ne recevons pastoutes les choses que la vie offre, nous recevons ce que nous méritons»,explique Minh Khuê.

Quinze jours avant lesrésultats, la jeune fille a reçu un appel d’un professeur américainreprésentant l’Université Harvard et chargé d’interviewer en direct MinhKhuê. L’entretien a duré deux heures. «Je veux apprendre la diplomatieet les arts à Harvard car cette université est prestigieuse, parfaitedans la formation d’artistes célèbres et de diplomates», a insisté lafuture étudiante. – VNA

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