Hanoi dans le coeur d’un économiste uruguayen

De ses huit années vietnamiennes, l’Uruguayen Martin Rama a tiré un livre, nominé aux prix «Bui Xuan Phai - pour l’amour de Hanoi», édition 2017.

Hanoi (VNA) - L’Uruguayen Martin Rama a été en poste au Vietnam de 2002 à 2010 en tant qu’économiste en chef de la Banque mondiale. De ses huit années vietnamiennes, il a tiré un livre, nominé aux prix «Bui Xuan Phai - pour l’amour de Hanoi», édition 2017.

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Composé de 20 chapitres et agrémenté d’un nombre impressionnant de photos, «Hanoi promenade» nous propose un panorama de la capitale vietnamienne, vue par un étranger, économiste de surcroît, c’est à dire à même d’apprécier un processus de développement. Pour Martin Rama, Hanoi est une ville absolument magnifique, extraordinairement animée, avec ses flots de véhicules en tous genres, ses vendeurs ambulants, ses débits de boissons sur les trottoirs… 

"Il y a deux choses qui rendent Hanoi particulière", nous dit-il. "La première, c’est la diversité architecturale: un mélange d’architecture française, chinoise, soviétique... La deuxième, c’est l’animation dans les rues. Alors évidemment, la question qui se pose, c’est comment faire pour préserver cette vitalité de la ville?"

Ce qui impressionne le plus Martin Rama, ce sont ces fleuristes ambulants qui parcourent la ville de long en large avec leurs bicyclettes en lui apportant une touche de fraîcheur et de gaieté. Il les appelle "les jardins ambulants".

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Dans son livre, l’économiste appelle Hanoi «elle», puisque en espagnol, sa langue maternelle, tout mot a un genre, tout comme en français d’ailleurs. Et pour Martin, Hanoi est une jeune fille, un peu folâtre, parfois capricieuse mais ô combien séduisante.  

"Pourquoi j’aime Hanoi? C’est une question difficile. Difficile de dire précisément pourquoi on aime Hanoi. Moi, je dirais plutôt 'Qu’est ce qui rend Hanoi aussi spécifique?' Dans mon livre, j’énumère quelques facteurs qui rendent Hanoi singulière. Par exemple, quand on mange un bol de pho, pourquoi est-ce si bon? Dans cette soupe, il y a une vingtaine d’ingrédients, tout comme les 20 chapitres de mon livre, et chaque chapitre est comme un bol de pho. Ce qui rend Hanoi spécifique, c’est son architecture et le quotidien de ceux qui y vivent", nous explique-t-il.  

Quand il était au Vietnam, Martin Rama passait beaucoup de temps à arpenter Hanoi jusque dans les moindres recoins. Il a fait des milliers de photos, dont beaucoup sont utilisées dans son livre.

"J’ai lu 'Hanoi promenade' plusieurs fois, nous raconte Ha Trang, une lectrice. Ce n’est pas un livre érudit, ni un guide, mais plutôt une sorte de carnet de note. J’aime bien cet esprit curieux qui transparaît, notamment au travers des photos. Il faut vraiment aimer cette ville pour pouvoir la présenter comme ça…" dit Ha Trang, une lectrice.

"Comment faire d’une ville son lieu de vie?" Alors que de nombreuses villes d’Asie sont devenues laides ou tristes, Hanoi a su conserver tout son charme, estime Martin Rama, pour qui la capitale vietnamienne est un lieu où l’on peut se sentir vraiment épanoui. -VOV/VNA

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