Hanoï a le cœur à la danse

Hanoï travaille à préserver les danses anciennes de la capitale et à leur inculquer un second souffle en les plaçant sur le devant de la scène pour qu’elles ne sombrent pas lentement dans l’oubli.
Hanoï a le cœur à la danse ảnh 1Spectacle de la danse ancienne "luc cúng" à Hanoï. Photo : VH/CVN

Hanoï (VNA) - Hanoï travaille à préserver les danses anciennes de la capitale et à leur inculquer un second souffle en les plaçant sur le devant de la scène pour qu’elles ne sombrent pas lentement dans l’oubli.

Les danses anciennes, imprégnées d’une signification historique, sont étroitement liées à la vie spirituelle des habitants et à la valeur culturelle de la capitale. Du reste, ces danses sont également une forme d’art de performance hautement esthétique.

Selon la Pr-Dr Dô Thi Hao, de l’Association des lettres et arts folkloriques de Hanoï, ces danses possèdent une dimension culturelle  traditionnelle et permettent de renforcer ces valeurs intrinsèques à la culture vietnamienne en général et hanoïenne en particulier. Sans oublier leur dimension festive, non moins importante que les autres. "Imaginez à quel point les fêtes seraient ennuyeuses s’il n’y avait pas de chants et de danses", partage-t-elle.

Une trentaine de danses anciennes

L’Artiste du Peuple Ung Duy Thinh rejoint l’idée qu’il est nécessaire de préserver mais aussi de promouvoir ces danses de Hanoï dans le but de conserver ces arts traditionnels qui font la richesse du pays d’une part, et permettent de mieux comprendre l’ancienne culture de la capitale d’autre part.

Hanoï possède un riche patrimoine de danses anciennes étroitement liées à son histoire. Ces danses se divisent en trois genres : folklorique, rituel et de cour. Certaines ont cependant périclité à cause notamment de bouleversements historiques. Seules une trentaine ont su survivre à l’épreuve du temps. La plupart sont interprétées lors des fêtes traditionnelles des anciens villages de la ville.

Les danses les plus marquantes

L’une des danses les plus sensationnelles est le chay co (danse des drapeaux) du village de Triêu Khúc, district de Thanh Tri, en banlieue de Hanoï. Se déroulant pendant la fête traditionnelle villageoise, le chay co est exécuté par des artistes amateurs tenant des drapeaux, dansant et courant au son tumultueux des tambours et des castagnettes. La danse montre le pouvoir de la solidarité des villageois de Triêu Khúc dans leur lutte contre les ennemis.

Le village de Phú Nhiêu, district de Phú Xuyên, en banlieue de Hanoï, est connu pour le bài bông (danse des fleurs), présenté au public lors des cérémonies rituelles et des festivités villageoises. Portant deux lampes de lotus sur les épaules, tout en tourbillonnant, les danseurs déplient en permanence deux grands éventails et chantent à haute voix des mélodies de ca trù (chant des courtisanes).

D’autres danses de Hanoï revêtent une valeur religieuse comme le luc cúng (danse bouddhiste avec offrandes de fleurs et de lanternes), ou le thiên long bát bô, exécuté par les bonzes de la pagode de Dông Lim, à Long Biên, en banlieue de Hanoï.

Jeunes hommes déguisés en femmes

Notamment, on ne peut ne pas citer la danse Con di dánh bông (Fillettes battant des bongos), également appelée bông, qui prend également place lors de la fête du village de Triêu Khúc. Cette danse, réalisée par des couples de deux jeunes hommes qui effectuent des mouvements symétriques, vise à fêter l’arrivée du printemps. Elle est également jouée à des fins religieuses pour des rituels lors de la fête villageoise qui a lieu deux fois par an, aux 1er et 8e mois lunaires, en l’honneur du roi Phùng Hung (VIIIe siècle), considéré comme le génie tutélaire du village.

En raison de la performance spéciale nécessaire pour ce genre d’art à dimension spirituelle qui se tient à la maison commune, lieu sacré du village, les membres de la troupe de danse sont soigneusement sélectionnés. Il y a huit à douze jeunes hommes qui se déguisent en femmes, portant des robes, des soutiens-gorge et des foulards, et chacun porte sur le ventre un tambour cylindrique, appelé bông. Les interprètes utilisent leurs mains pour battre sur les deux extrémités du tambour tout en dansant pour divertir les visiteurs de leurs mouvements humoristiques.

Qu’il s’agisse de danses à dimension purement divertissante ou symbolisant l’identité d’un peuple et de sa nation, l’Association des danseurs de Hanoï a coopéré ces dernières années avec les services concernés pour les restaurer et les valoriser, afin de transmettre  ces traits culturels uniques aux générations futures. -CVN/VNA

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