Ginseng de Ngoc Linh, un trésor national à préserver

Le ginseng de Ngoc Linh est un trésor que la nature offre aux provinces centrales de Quang Nam et de Kon Tum. Cependant, cette variété est très recherchée, à tel point qu’elle est en voie de disparition.

Hanoi, 9 février (VNA) - Le ginseng de Ngoc Linh est un trésor que la nature offre aux provinces centrales de Quang Nam et de Kon Tum. Cependant, cette variété est très recherchée, à tel point qu’elle est en voie de disparition.

Ginseng de Ngoc Linh, un trésor national à préserver ảnh 1Le Premier ministre Nguyen Xuan Phuc (centre) lors du vernissage de l'exposition. Photo : VNA

En septembre 2018, le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc a demandé de construire une stratégie pour créer la « marque national du Vietnam » pour le ginseng de Ngoc Linh et de pénétrer progressivement le marché international. C'est un bon signe, mais aussi un défi pour la préservation de cette précieuse ressource génétique.

Trésor de la forêt menacé d'extinction

En mars 1973, une délégation du Service provinciale de la santé de Quang Nam, conduite par le pharmacien Dao Kim Long a découvert le ginseng de Ngoc Linh à 1 800 m d’altitude sur les flancs de la chaîne de montagne éponyme, dans les districts de Nam Trà My (province de Quang Nam), Tu Mơ Rông et Dác Glây (province de Kon Tum, sur les Hauts plateaux du Centre).

Avec plusieurs années de recherche sur le ginseng de Ngoc Linh, Dang Ngoc Phai, ancien directeur adjoint du Service provincial de la Santé de Quang Nam a raconté : « Auparavant, cette plante médicinale poussait à 1 400 m d’altitude mais maintenant, il faut monter à 1 800 m car la zone cultivée se réduit ».

Le ginseng de Ngoc Linh se développe lentement. Il a fait ses premières fleurs il y a 4 ans, et donne 20 graines. Les graines de ginseng sont le plat favori des oiseaux et des souris. Trân Ut, directeur du centre de développement du ginseng de Ngoc Linh et des plantes médicinales de Quang Nam, a déclaré : « Nous cherchons des mesures pour protéger cette plante des rats. En outre, elle est touchée par des maladies comme des taches jaunes et le pourridié. Nous n'avons pas encore trouvé de médicament spécifique ».

Les changements climatiques et la dégénérescence de la race sont aussi une menace directe pour le développement de ce ginseng. Plus le ginseng est pur, plus son prix est élevé. Actuellement, les feuilles de ginseng fraîches sont vendues 8 millions de dôngs par kilo, une graine coûte 80 000 dôngs, un plant coûte 300 000 dôngs et la racine de ginseng se situe entre 60 et 120 millions de dôngs par kilo. C'est une opportunité pour le faux ginseng d'entrer sur le marché.

Ngoc Linh est la 20e espèce de ginseng dans le monde et l’une des quatre plus rares. Cette plante médicinale contient 52 saponines (la saponine est le principal composant du ginseng), 17 acides aminés, 20 oligo-éléments et 0,1% d'attar. Grâce à ses effets anti-inflammatoires, antioxydants et anticancéreux, outre bien d’autres vertus médicales reconnues, cette variété est très recherchée dans la nature, à un point tel qu’elle est en voie de disparition et figure dans le Livre Rouge des espèces menacées au niveau national.

Préserver les précieuses ressources génétiques

Dans la vieille forêt profonde, à 1 900 m d'altitude, il y a 16 ouvriers qui protègent jour et nuit 8,5 ha de la zone de culture de 238 000 ginsengs de Ngoc Linh « original », relevant de la poste des plantes médicinales de Trà Linh, dans le district de Nam Trà My, province de Quang Nam. Ils vivent isolés dans la forêt, mangent et dorment avec le ginseng.

Hô Van Du, de l'ethnie Xo Dang, a commencé ce travail il y a 39 ans. Reconnaissant la valeur inestimable du « trésor national » dans l’amélioration du niveau de vie des habitants, il a partagé ses expériences dans la culture du ginseng de Ngoc Linh avec les autochtones, leur a fourni des semis, et les a sensibilisés à la protection de la forêt.

Dans la commune de Trà Linh, outre la zone de culture, le ginseng de Ngoc Linh est cultivé sur 440 ha par les autochtones. C’est également le cas dans quelques localités de la province de Kon Tum. Actuellement, cette province en cultive plus de 300 ha, principalement dans le district de Tu Mo Rông. Elle a une plantation de 31 700 ha dont 17 000 à l'échelle industrielle. À l’horizon 2020, sa surface de culture du ginseng de Ngoc Linh atteindra 1 000 ha, avec une production estimée à 190 tonnes. En 2025, Kon Tum s'efforcera de cultiver plus de 9 000 ha à l'échelle industrielle.

A noter que le Département de la propriété intellectuelle du Vietnam (NOIP), relevant du Ministère des Sciences et des Technologies, a délivré en août 2016 le certificat d’indication géographique au ginseng de Ngoc Linh de la province de Kon Tum. En juin 2017, le Premier ministre Nguyên Xuân Phuc a signé une décision portant sur la reconnaissance de ce ginseng en tant que « produit national ».

L'industrie du ginseng est axée sur la valeur ajoutée. En avril 2015, un mémorandum de coopération a été signé entre le district de Hamyang, province sud-coréenne de Gyeongsangnam, et Nam Trà My. Selon celui-ci, les deux localités renforceront les échanges dans la culture et la transformation du ginseng.

En septembre 2018, l'Institut de recherche sur le ginseng et de nombreuses sociétés de la République de Corée ont signé un accord avec la province de Kon Tum sur l’investissement dans le ginseng et les herbes médicinales. Les deux parties ont planifié la construction d’une usine de traitement du ginseng de Ngoc Linh.

La province de Quang Nam est en train de mettre en œuvre un programme d’extension de la zone de culture, et de conservation active, combinant la production de ginseng de Ngoc Linh.

Dans un avenir proche, le ginseng de Ngoc Linh apportera des opportunités de développement économique aux habitants des provinces de Quang Nam et de Kon Tum, notamment ceux issus des ethnies minoritaires. -NDEL/VNA

source

Voir plus

Manutention de conteneurs au port international TIL de Hai Phong. Photo : VNA

Vietnam-ASEAN : affirmer sa position et créer de nouveaux moteurs de croissance

Trente ans après son adhésion à l’ASEAN, le Vietnam s’est affirmé comme un acteur majeur de l’intégration économique régionale. Fort de sa position dans les chaînes d’approvisionnement, l’économie numérique, la logistique et la transition verte, il contribue aujourd’hui à ouvrir de nouveaux espaces de croissance pour l’Asie du Sud-Est.

La zone industrielle d'Intel, un investisseur majeur du parc technologique de Hô Chi Minh-Ville. Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville mise sur l’IA et les semi-conducteurs pour attirer une nouvelle génération d’IDE

Afin de se préparer à une nouvelle génération d'IDE, conformément à la résolution n° 10-NQ/TW relative au développement du secteur des investissements étrangers, la ville étend son espace dédié aux hautes technologies. Une nouvelle zone d'extension de 194,84 hectares, approuvée dans l'arrondissement de Long Phuoc, est développée selon un modèle « vert, propre et numérique », avec pour objectif la neutralité carbone avant 2050.

Une vision de Hô Chi Minh-Ville, locomotive économique du pays. Photo: VietnamPlus

Les réformes au Vietnam font progresser constamment sa liberté économique

L’Indice de liberté économique du Vietnam s’élève à 64,4, ce qui le place au 66e rang mondial selon l’Indice de liberté économique 2026. Ce score est supérieur aux moyennes mondiale et régionale. L'économie vietnamienne est considérée comme «modérément libre» selon l’Indice 2026.

Un client se renseigne sur des motos électriques dans un magasin de motos à Cân Tho (Sud). Photo: VNA

Les véhicules électriques continuent leur progression au Vietnam

D’ici à 2030, le secteur de la construction privilégiera les zones à fort potentiel de réduction de la pollution atmosphérique urbaine, notamment les transports ferroviaires et routiers. Les organismes compétents élaborent actuellement des critères pour des aires de repos, des gares, des ports et des aéroports écologiques. Ces normes devraient être finalisées en 2026 et largement appliquées à partir de 2027.

Le Vietnam exporte son premier conteneur d’œufs prêts à consommer vers le Japon. Photo: thanhnien.vn

Le Vietnam exporte son premier conteneur d’œufs prêts à consommer vers le Japon

Avec l’exportation de son premier conteneur d’œufs prêts à consommer vers le Japon, le Vietnam franchit une nouvelle étape dans la valorisation de sa filière avicole. Cette percée ouvre des débouchés prometteurs sur les marchés à forte valeur ajoutée tout en offrant une solution aux défis de surproduction auxquels est confronté le secteur.

Le logement social est un élément important de l'action publique en matière de protection sociale et de l'apport de logements abordables. Photo: VNA

Le Vietnam pousse le locatif à long terme pour répondre à la demande en logements

Le développement accéléré du logement social, conjugué à la formation progressive d’un marché du logement locatif de longue durée, devrait créer un écosystème de logement plus diversifié, répondant aux besoins de différents groupes et contribuant à l’élaboration d’une politique de protection sociale plus durable à l’avenir.

Agribank déploie un programme de crédit vert de 3.000 milliards de dôngs assorti de taux préférentiels à partir de 5,8 % par an, destiné notamment aux installations solaires en toiture, aux véhicules électriques et aux projets forestiers durables. Photo: VNA

Vietnam : ouvrir la voie aux financements verts pour soutenir une croissance durable

Alors que le Vietnam vise une croissance rapide et de qualité au cours des prochaines années, la transition verte, l’économie circulaire et l’application des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) s’imposent comme des priorités stratégiques. Dans ce contexte, le développement du crédit vert apparaît comme un levier essentiel pour mobiliser les ressources nécessaires à la transformation de l’économie.

Le Premier ministre Le Minh Hung (droite) et le directeur général du Fonds d’investissement direct russe, Kiril Dmitriev. Photo: VNA

Le Premier ministre Le Minh Hung reçoit le directeur général du Fonds d’investissement direct russe

Le Parti, l’État et le gouvernement vietnamiens attachaient une grande importance au partenariat stratégique global avec la Russie et souhaitaient renforcer la coopération bilatérale dans divers domaines. C'est ce qu'a déclaré le Premier ministre vietnamien Le Minh Hung lors de la rencontre du directeur général du Fonds d’investissement direct russe (RDIF), Kiril Dmitriev.

Inspection des bateaux de pêche ancrés à Cat Lo (quartier de Phuoc Thang, Hô Chi Minh-Ville). Photo : VNA

Hô Chi Minh-Ville accélère la mise en œuvre du journal de pêche électronique

Hô Chi Minh-Ville déploie activement le journal de pêche électronique pour l’ensemble des navires de pêche concernés. Cette mesure vise à renforcer la traçabilité des produits halieutiques, à améliorer la gestion de la flotte de pêche et à répondre aux recommandations de la Commission européenne (CE) dans la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN).

Photo d'illustration: VNA

Le Vietnam mise sur le capital-risque pour stimuler l’innovation

Le Vietnam encourage activement le développement de la science, de la technologie, de l’innovation et de la transformation numérique, tout en améliorant son climat d’investissement et d’affaires afin de le rendre plus transparent et davantage conforme aux standards internationaux.

Tran Thi Man, directrice commerciale de la compagnie par actions BM Toan Cau. Photo: VNA

La confiance numérique, un « actif immatériel » clé de la compétitivité à l’ère de l’IA

À l’ère de l’intelligence artificielle, la confiance numérique s’impose comme un actif immatériel stratégique pour les entreprises. Au-delà des avancées technologiques, la capacité à inspirer confiance aux clients, partenaires et investisseurs devient un facteur clé de compétitivité, particulièrement pour les entreprises dirigées par des femmes engagées dans la transformation numérique.

Le ministre des Finances Ngô Van Tuân. Photo: VNA

Vietnam et Russie veulent lever les freins à leur partenariat économique

Le ministre vietnamien des Finances et le ministre russe du Développement économique ont convenu de renforcer leur coordination afin de surmonter les difficultés entravant les échanges économiques, commerciaux et les investissements, dans le but de donner une nouvelle impulsion au partenariat stratégique global entre les deux pays.