Floriculture : l'ambiance morose dans les villages du delta du Mékong

Cette année, l'ambiance des villages spécialisés dans la culture des fleurs pour le Têt du delta du Mékong est morose. Les producteurs hésitent à y investir, de peur qu'une éventuelle vague épidémique...
Floriculture : l'ambiance morose dans les villages du delta du Mékong ảnh 1Truong Van Nhung, président de la Coopérative de production florale de My Phong, soigne la marguerite hollandaise. Photo : LD/CVN

Cân Tho (VNA) - Cette année, l'ambiance des villages spécialisés dans la culture des fleurs pour le Têt du delta du Mékong est morose. Les producteurs hésitent à y investir, de peur qu'une éventuelle vague épidémique n'empêche une nouvelle fois l'écoulement.

La Coopérative de production de fleurs fraîches My Phong, ville de My Tho, province de Tiên Giang, considérée comme la plus grande zone horticole du Têt, produira cette année environ 200.000 paniers de fleurs très variées (souci, chrysanthème framboise, œuf huppé, chrysanthème hollandais, etc.). Néanmoins, si ce chiffre peut paraître élevé, il est en baisse d'environ deux tiers par rapport aux années précédentes.

En 2021, la production florale a diminué car le temps de semis est tombé à la période de distanciation sociale, les floriculteurs n'ayant pas pu planter ni apporter le soin nécessaire aux fleurs comme à leur habitude.

Par exemple, "le chrysanthème framboise est souvent semé au 6e mois lunaire, la marguerite hollandaise au 8e, mais à ces moments-là, la province de Tiên Giang a mis en œuvre la distanciation sociale pour lutter contre le COVID-19. Ainsi, la saison de ces fleurs a été ratée cette année", a déploré Truong Van Nhung, président de la coopérative My Phong.

Cette année, la température est favorable aux soins des fleurs mais le coût de production augmente de 15% à 20%. Donc, selon les jardiniers, le prix des fleurs du Têt sera en hausse.

Actuellement, la situation sanitaire reste compliquée et les floriculteurs s'inquiètent de l'écoulement de leurs produits car la plupart des fleurs de My Tho sont vendues à Hô Chi Minh-Ville et dans la province voisine de Bà Ria-Vung Tàu.

Baisse de la superficie de culture

De même, les fleurs ornementales de la ville de Cân Tho font face aussi aux difficultés causées par le COVID-19. Selon Doàn Huu Bon, directeur de la Coopérative de fleurs ornementales Binh An, le village floral compte actuellement 217 foyers cultivant des fleurs ornementales. Durant la distanciation sociale, de nombreuses fleurs de souci ne pouvaient pas être écoulées, et les paysans ont dû les laisser faner dans les champs.

"Maintenant, si je ne cultive pas de fleurs, je ne saurai pas quoi faire d'autres. L'année dernière, j'ai planté 3.000 paniers de chrysanthèmes, cette année je dois réduire de moitié", a informé Luong Tân Tài, ayant 40 ans d'expérience dans la culture des fleurs ornementales.

Le village de Sa Déc de la province de Dông Thap en compte environ 697 ha, avec plus de 2.300 familles y gagnant un revenu. Son chiffre d’affaires a atteint l'an dernier 1.920 milliards de dôngs, représentant plus de 70% de la valeur de la production agricole locale.

Cette année, la production florale fait face à de nombreuses difficultés. La quantité de fleurs ornementales vendues diminue fortement alors que les intrants de production tels que le fumier de paille, les engrais et les pesticides ont augmenté.

"Depuis le début de l'année, en raison de l'épidémie de COVID-19, les activités commerciales de fleurs ornementales ont été sérieusement affectées. Les années précédentes, de nombreux clients venaient faire leurs achats sur place, mais maintenant il y a peu de commandes bien que la production baisse de 15% à 20% par rapport à la même période des années précédentes", a dit Nguyên Hoang Vo Mông Kha, horticulteur du village de Sa Déc.

Selon Nguyên Van Hon, président du Comité populaire de la ville de Sa Déc, les horticulteurs doivent réduire leur superficie de culture pour éviter les risques. -CVN/VNA

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